Aujourd’hui, ainsi que promis dans un article précédent, c’est avec LES AMIS DE PEZENAS que nous avons rendez-vous. Il nous semblait, en effet, indispensable d’accorder un article complet à ceux qui font vivre, et de quelle jolie et agréable manière, le patrimoine piscènois et sa vie culturelle.

C’est dans le cadre du Musée de Pézenas que nous nous étions donnés rendez-vous. Lieu idéal et stratégique pour converser avec quelques membres de cette association presque centenaire des actions concrètes qu’ils, qu’elles mènent au quotidien.

Vulliod-Pezenas

Musée oblige, c’est Marie-France qui sera notre première interlocutrice. Ce musée donné en 1942 par la famille Vulliod Saint-Germain à l’association sous condition que les Amis de Pézenas en fassent la gestion. Elle nous explique, avec beaucoup de simplicité, cette méthode de gestion si particulière devenue tripartite avec le temps. Sont abordés également tous les sujets touchant de près la vie du musée dont les acquisitions avec, bien évidement, l’histoire de l’achat du fauteuil de Molière qui nous est narré avec beaucoup de passion. Enfin, Marie-France nous détaille le programmes des expositions passées et présentes.

 

C’est maintenant Françoise, surnommée avec malice par ses amis “Conscience de l’Association” et dont elle assure la fonction de Secrétaire Générale qui continue de nous décrire une autre partie des actions menées par Les Amis de Pézenas. Elle nous parle, avec toujours beaucoup d’enthousiasme, de ce que l’on nomme le petit patrimoine, à savoir le patrimoine hors musée. De très belles histoires, trop peu connues du grand public, avec entre autres le nettoyage et la réhabilitation du cimetière juif de Pézenas ou encore la restauration de l’église de Conas, chantier mené en commun avec les jeunes de l’association Rempart.

Croix_Pezenas

Plus surprenant encore, Françoise nous explique à quel point la vigilance des Amis de Pézenas est grande vis-à-vis de la protection du patrimoine puisqu’elle s’exerce même sur la protection des ” Croix de Chemin”. Au chapitre des projets en cours pour 2013, Françoise nous parle de la restauration de la statue de Saint Roch.

Bientôt la fin de cet entretien avec Claude, président actuel de l’association des Amis de Pézenas. Il revient sur les origines de l’association crée en 1921 par la volonté d’Albert-Paul Alliès qui la définissait comme un syndicat d’initiative et une société d’éducation populaire. “Mettre en avant, dynamiser le patrimoine piscénois sous toutes ses formes : Patrimoine bâti, non bâti, ressources humaines ou encore gastronomie”, telle est la devise de l’association. Moment fort de cet entretien : lorsque Claude évoque cette forte identité locale qui semble, malheureusement, avoir disparu dans les proches communes littorales.

 

La conclusion de cet article devrait être simple : Après avoir vu, écouter ces quelques personnes nous parler avec autant de dynamisme, de passion de leur association, qu’attendez-vous pour les rejoindre ? Le montant de l’adhésion est très modique : 20€ pour une personne seule et 25€ pour un couple et vous donne droit à bon nombre d’avantages que Marie-France ou Claude vous ont nommé. Pour toute information, leurs coordonnées ci-après :

LES AMIS DE PEZENAS

3 Rue Albert Paul Alliés 34120 Pézenas
04 67 98 11 82

Leur page Facebook

J’en rajouterai une seconde, plus personnelle et qui concernera OKOCAP en général. Nous avons ouvert, il y a deux jours, une nouvelle page Dailymotion au nom du site. La précédente étant à mon nom, il me semblait totalement injuste que cela perdure car tout le travail produit n’est, en aucun cas, fait par une seule personne mais par de nombreux bénévoles, ainsi Véronique pour ce reportage. Nous avons rajouté en page d’accueil cette courte devise : “OKOCAP, c’est un espace libre, ouvert et collaboratif où curiosité, respect et diversité sont les seules règles.” Au delà des mots, ce principe nous le mettons en pratique au quotidien. Sauter d’un cocktail confectionné dans un bar lesbien, d’une Beach Party en discothèque, d’un concert d’Axelle Red aux Amis de Pézenas, l’exercice est périlleux, l’écart très vaste et nous avons conscience que cela peut en choquer ou surprendre plus d’un. Mais c’est là notre conception des choses. Conception qui nous vaut la raillerie des intellos pour notre intérêt envers les spectacles ou évènements populaires autant que celle d’autres, jeunes ou non, pouvant trouver ringard ou ennuyeux notre attachement au patrimoine local et à la culture (avec un grand C et non un grand Q comme on peut parfois la confondre au Cap d’Agde). Et nous continuerons à avoir autant de plaisir à discuter avec Françoise ou Claude, à voir Les Noces de Figaro à l’Opéra Comédie ou l’exposition Caravage qu’à écouter Les Fatals Picards, un sosie de Claude François, DJ Benz, à pratiquer le Blob Jump ou à danser pendant la Gay Pride, au Palma ou à la Villa Rouge.

Cela ne signifie pas pour autant que nous ayons une conception “jacklangienne” de la culture où tout se vaut; loin s’en faut. Mais nous refusons toute réduction à certains thèmes tout comme, nous l’espérons, certains de nos lecteurs ou interlocuteurs. Une des plus belles discussion que j’ai pu avoir sur Vladimir Maïakovski, c’était avec une jeune DJette et, de même, l’un de ceux qui m’a parlé le plus justement et avec beaucoup de passion de la “variétoche” française, y compris Claude François ou Michel Delpech, était un réalisateur étranger considéré comme culte ou très élitiste par beaucoup. Avec des idées pareilles, nous savons par avance que nous aurons du mal à trouver un public, une cible. Mais si vous passez chez nous en picorant au gré de votre humeur une fois du Jean-Claude Carrière et une autre la playlist de Deejay Hass’ et que vous trouviez quelque intérêt si infime soit-il à l’un ou l’autre, alors nous aurons réussi notre pari : vous rendre curieux !