Exposition “ALBEROlaBELLEROJOUX”

du 19 juin au 31 juillet 2019 au Couvent des Minimes Perpignan

Vernissage le mercredi 19 juin de 18:30 à 21:00

Jean-Michel Alberola et Arnaud Labelle Rojoux sont tous deux nés juste après la seconde Guerre mondiale, le premier en 1953 à Saïda, en Algérie, et le second en 1950, à Paris. Ils ont entamé leur adolescence à un moment où l’ « American Way of Life » faisait encore rêver, et leurs pratiques artistiques une fois qu’on eut tout à fait cessé de croire aux utopies modernistes. Leurs œuvres mêlent inextricablement images et mots. Cependant, les références (qui y abondent) sont parfois si déguisées, ou au contraire si transparentes, qu’elles défient l’entendement : il n’y a littéralement rien, à comprendre, ou trop. Ainsi, parce que leurs tableaux, dessins, sculptures, peintures murales, etc. sont strictement incompréhensibles, le regardeur s’arrête trop souvent à leur surface. Il serait pourtant dommage qu’il circule trop vite, car il y a tant à voir…

Alors que tant de points les rassemblent, et qu’ils sont des références importantes pour la génération actuelle d’artistes et de commentateurs, Jean-Michel Alberola et Arnaud Labelle-Rojoux n’ont, inexplicablement, jamais été réunis. L’exposition organisée à l’occasion du Filaf répare cet oubli en présentant leurs œuvres en regard, autour de leurs obsessions communes pour certaines figures majeures de la littérature, de l’art, de la musique et du cinéma, mais aussi de l’Histoire et de la politique. L’un est plus Elvis Presley, l’autre Gene Vincent ? Partagent-ils un penchant pour Bob Dylan, ou Guy Debord ? Qu’ont-ils appris de Marcel Duchamp, de John Ford ou de Phil Spector ? Labelle-Rojoux ou Alberola ? Lequel est parti au Togo, espérant y trouver la trace de Raymond Roussel, tandis que l’autre a suivi le Général de Gaulle à Thessalonique, à 37 ans de distance ?

Dans le cadre imposant du Couvent des Minimes, sept « chapelles » profanes accueilleront, comme autant de chapitres d’un livre, les productions récentes des deux artistes, dans un télescopage digne d’un synchrocyclotron de la pensée et de l’art. Ce bombardement visuel et mental devrait permettre au regardeur de « voir », c’est-à-dire d’accéder, même incomplètement, même imparfaitement, à l’énergique charge poétique et politique tapie au cœur de ces œuvres”.

Stéphane Corréard, commissaire de l’exposition

 

À gauche :
Arnaud Labelle-Rojoux, “Kriminal Series, Dinner Time”, 2018, acrylique sur toile recyclée, 46 x 38 cm. Courtesy galerie Loevenbruck, Paris. © ADAGP, Paris. Photo Fabrice Gousset, courtesy Loevenbruck, Paris.

À droite :
Jean-Michel Alberola, “La parole de Bob Dylan (Connexions)”, 2014, acrylique sur bois, 40 x 20 x 30 cm.

Une exposition en partenariat avec la ville de Perpignan.

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Couvent des Minimes
3 Rue François Rabelais, 66000 Perpignan