Exposition “Une certaine étrangeté” par Andy Summers

du 6 février au 14 avril 2019 au Pavillon Populaire Montpellier

Vernissage le mardi 5 février de 18:30 à 21:00

UNE EXPOSITION inédite, la première rétrospective mondiale de l’artiste

Un temps d’échange dédié entre l’artiste et le grand public autour d’une séance de dédicaces.
A l’occasion de sa venue à Montpellier, Andy Summers ira à la rencontre du grand public et de ses fans via une séance de dédicaces du catalogue de l’exposition, mercredi 6 février 2019, de 10h à 12h, à la Maison des Relations Internationales.

Avec l’exposition « Andy Summers. Une certaine étrangeté, photographies 1979-2018 », réalisée en collaboration étroite avec l’artiste, le Pavillon Populaire de Montpellier propose pour la première fois au monde une rétrospective dédiée au musicien-photographe.
Autodidacte, Andy Summers propose une oeuvre photographique dense, issue de ses explorations diurnes et nocturnes dans les grandes capitales au fur et à mesure de ses pérégrinations musicales, et de ses souvenirs de coulisses du groupe « The Police ».
Une exposition qui vient traduire visuellement le rapport de l’artiste à la musique, à sa notoriété, à la guitare et au corps.

Une certaine étrangeté

C’est en 1979 qu’Andy Summers découvre la photographie. L’artiste décrit lui-même ce moment : « Assis dans une chambre d’hôtel à New York, en septembre 1979, je regardais la télé tout en grattant ma vieille Telecaster cabossée, quand je me suis dit qu’il fallait que je m’achète un vrai appareil photo. Notre groupe – The Police – commençait à avoir un certain succès aux États-Unis. Soudain, nous nous retrouvions avec des dollars plein les poches et nous accaparions l’attention médiatique : nous étions le nouveau groupe à la mode. On le sentait dans cette ville, où nos noms retentissaient déjà dans la rue. C’était marrant, mais être assis dans une chambre d’hôtel à contempler les murs, c’était ennuyeux, et nous avions besoin de nous occuper. »

Au fil de l’exposition, on découvre comment la technique de l’artiste s’affine, ses clichés se faisant moins pressants au fur et à mesure qu’il acquiert de la précision, rationalise, et met à distance sa notoriété comme membre du groupe. Son engouement pour la photographie fait évoluer son rapport à la musique.
Ses clichés sont pour lui, en effet, une véritable traduction visuelle de sa musique : « Durant mes débuts, je cherchais un équivalent photographique à la création musicale, car c’était tout ce que je connaissais. C’était ce à quoi je me référais et, comme il a été dit, ‘tout art aspire à la condition de la musique’. Comment fait-on de la musique avec un appareil photo ? Comment fait-on entrer de la musicalité dans une image ? C’est une question intéressante. Que mes clichés ressemblent à ceux des grands photographes ou qu’ils soient pris à la va-vite dans la rue, ce qui est sûr, c’est que ma pratique était guidée par toutes ces années durant lesquelles j’essayais de faire de la ‘musique’ ».
Face à ce constat, il choisit de s’inspirer de photographes de renom tels qu’Henri Cartier-Bresson, Brassaï, Ralph Gibson pour travailler l’équilibre, les angles, la qualité graphique et la profondeur du champ.

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Pavillon Populaire de Montpellier
Esplanade Charles de Gaulle, 34000 Montpellier