« C’est grand comme la tour Eiffel » 

Exposition personnelle de Joris Brantuas

exposition visible jusqu’au 28 février 2019 tous les jours de 7:00 à 19:00 en Gare de Nîmes

Vernissage le dimanche 3 février de 17:00 à 19:00

Gare de Nîmes – la pause expo sucrée salée
sur une invitation de Catherine Guilbot
exposition visible jusqu’au 28 février tous les jours de 7à19h

C’est le nom d’une série que j’ai commencée en 2012 qui part de ce texte, extrait du livre Marchands d’art Daniel Wildenstein écrit par Yves Stavridès.
à voir également dans cette vidéo :

Dans ce métier, il y a des clients de tout poils, on tombe aussi sur des vendeurs de toutes les couleurs. Je reste fasciné par un type que j’ai vu en action chez Knoedler. Ce garçon élancé, élégant jouait très bien au golf. Il faisait jouer ses clients. Ensuite, quand les golfeurs passaient à la galerie, le tableaux qu’il leur montrait n’importait peu. Que ce soit un Rubens, un Monet, un Picasso, il leur disait : « C’est grand comme la tour Eiffel ! » Les clients acquiesçaient d’un air pénétré, et ils achetaient le tableau. Le jour où j’ai vu ça, j’avoue que les bras m’en sont tombés. C’était époustouflant. De ma vie entière je n’ai assisté à un tel spectacle. Quelle leçon! Il représentait une école à lui tout seul, celui-là. Harry Brooks, le vice-président de Knoedler, que j’ai pris par la suite pour diriger notre maison new-yorkaise, me l’a confirmé: « Ce type aura répété toute son existence. C’est grand comme la tour Eiffel! Et ça marchait à tous les coup. J’admets que ça reste incompréhensible. » C’était un génie…

extrait de Marchands d’art Daniel Wildenstein écrit par Yves Stavridès

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Gare de Nîmes