MAISON DEPARTEMENTALE DE L’ENVIRONNEMENT – ARTOTHÈQUE MONTPELLIER

Du premier au vingt-trois septembre la Maison Départementale de l’Environnement et l’Artothèque Montpellier présentent :

TO BE(E) OR NOT TO BE(E)

            biodiversité et insectes pollinisateurs

Plus de trente artistes pour traiter d’un thème fort, au cœur de notre avenir et de celui de la planète.

Durant les quelques semaines nous séparant du quatorze septembre, date du vernissage, nous vous présenterons, par petit groupe, les artistes et les œuvres exposées.

Aujourd’hui coup de projecteur sur :

Christine Cougoule, Elipi, Eve-Marie, Aurélie Salvaing, Christophe Aichelmann

to bee the good (1)

 

Christine Cougoule

« Ma vie est source de création. Je la sculpte, je la peins, je l’écris, je la photographie.
Après un parcours de 30 ans en entreprise, j’ai décidé en 2016 de m’y consacrer. C’est une voie, un choix de vie.
Nomade dans l’âme, je me nourris d’itinérances. Ici, ailleurs, partout. Je peins avant tout à l’intuition, à l’écoute
de mes émotions et je puise mon inspiration dans la nature, la vie.

J’utilise tout type de techniques : acrylique, aérosol, encre, pigment, vernis, collage… sur papier, toile, bois.
Je fais des expériences, je mixe les médiums pour de nouvelles conjugaisons en quête de l’ineffable.
Mon travail plastique évolue en permanence. Je cherche inlassablement à toucher les sens, l’imaginaire à travers différents médiums : peinture, photographie, installation. »

Résultats d’une approche très graphique, les œuvres de Christine ne laissent subsister que l’essentiel. Et pourtant, plus que jamais, elle se livre au travers d’une calligraphie réinventée. Il y a un « langage » Cougoule, c’est incontestable. A chacun d’entre-nous de pouvoir, de savoir, le lire ! 

 

 

RESTINCLIERES 2018

 

 

RESTINCLIERES 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dyptique : To be(e), 100×100, techniques mixtes, à gauche, et Not to be(e), 100×100, techniques mixtes, à droite

 

 

Elipi

« Autodidacte, j’aime explorer l’inconnu dans le connu.

Laisser place à la spontanéité à l’imprévu et m’étonner du résultat.

Mes voyages, mes rencontres, mes lectures sont la source de mon inspiration mais j’aime que l’œuvre garde son propre mystère. »

« Où sont les hommes » et « la Fracture » reflètent bien la personnalité de cette artiste sensible, dont la technique, malgré ce qu’elle peut en dire, montre une réelle maîtrise. Riches et structurés ses  acryliques réservent de belles émotions. Au hasard d’un rayon de soleil, « la Fracture » nous invite à « l’outre-noir » et nous place au cœur de la thématique, celle d’un univers fracturé par l’homme et dans lequel à la Vie, peu à peu, se substitue le Néant ! L’abeille, un premier signal d’alarme, mais où sont donc les hommes ?

RESTINCLIERES 2018La Fracture, 100×100, acrylique et pigment

 

Eve-Marie

« Une seule motivation anime la réalisation de mon œuvre artistique, peu importe la technique utilisée, photographie plasticienne, d’auteur, lightpainting, peinture, sculpture, j’utilise celle qui me permet d’être au plus près de ce qui me traverse. Le plus important ensuite, c’est la connexion entre les êtres qui prend naissance par le regard posé sur mon travail, le ressenti qu’il en émerge, et avant tout, le partage qu’il crée entre vous tous et entre vous et moi…

A travers la série “Planets”, je vous présente les mondes que je traverse à l’image du Petit Prince qui, se baladant de planète en planète, rencontre la beauté de la vie sous toutes ses formes et qui se dit : Tout est là, ouvrons les yeux et le coeur… »

Peu importe la technique utilisée, la soi-disant facilité de réalisation des œuvres d’Eve-Marie et, en particulier, de ses Planets : le résultat est là… et il est sans appel ! Ouverture sur le monde, les mondes de l’artiste, cela ne va pas toujours de soi. On y découvre la solitude, l’enfermement, l’inéluctable, heureusement qu’on y trouve aussi l’espoir, la fraternité et la beauté. Il est des constats qui se font encore mieux (et ils font encore… plus mal) à la vision de ces œuvres, Eve-Marie nous offre un regard poétique, certes, mais réaliste, le sien !

 

RESTINCLIERES 2018

Planets (de g à d) : Mimisan, Mer VI, Océan XIII

 

Aurélie Salvaing

« J’ai pour ambition, de fixer, sur la toile, un sentiment, une émotion dans ce qu’ils ont de plus éphémère. Les toiles sont tout d’abord organisées comme des abstractions.

J’enduis, déchire, colle. De ces ombres et ces lumières naît alors l’idée d’un visage ou d’un corps auquel je vais donner matière. Pour ce faire, j’utilise alternativement acrylique et pigments en jouant sur les transparences. La superposition de différents plans, le mélange d’écrits, d’images, de couleurs donnent à ces portraits, à ces corps une fonction narrative que chacun peut lire à travers le prisme de sa propre expérience.

L’idée n’est pas de faire un effet de style mais plutôt d’offrir à chaque visage un supplément d’âme, de figer le temps qui passe . » 

Visages qui s’interrogent, regards tournés vers « autre chose ». Ici, l’autre chose se lit, se devine, dans des bribes de mots, des tronçons de phrase : PE…TICIDES, MONSA…, …beille disparais…, APICUL… ! Vers quoi regardent-ils, vers qui ? La technique aboutie d’Aurélie, le mélange subtil entre collages, pigments, restitue presque douloureusement cet état d’attente. Lorsque inspiration, discours et expression artistique se fondent, se marient, dans une œuvre forte on arrive là, dans cet « entre deux verres », état d’insatisfaction dans lequel on se plaît à croire que subsiste l’espoir !

RESTINCLIERES 2018

Entre deux verres, 55×65

 

Christophe Aichelmann

« Entre l’humain et la nature, ma démarche se définit par une recherche créative ouverte sur l’inconscient, plus particulièrement sur mes paysages intérieurs. Je privilégie le rêve, par opposition au matérialisme, en me libérant ainsi des contraintes conformistes, par l’absence de règles.

Tous mes formats sont parsemées d’éléments rapportés, texturés et apposés au surfacique. L’utilisation de matériaux bruts et naturels, aux couleurs pures, confèrent à cette vision une dimension différente, un dépassement du cadre vers un hors champ symbolique.

Cultiver mon Jardin Artistique, une cartographie de l’état présent vers un retour aux sources originelles. »

Christophe propose son regard mais aussi une relation forte aux matériaux et aux éléments qu’il intègre à ses œuvres. Certes, c’est un véritable artiste, riche d’une vision très personnelle, mais qui a la chance de pouvoir l’exprimer directement, dans un travail de création s’apparentant, par beaucoup de points, à celui des artisans d’art. Comme d’autres artistes reconnus qui, par cette approche, ont offert à leurs œuvres une expression supplémentaire et une singulière « épaisseur », Christophe a la capacité de pouvoir, dans une même démarche, concilier savoir-faire et concept. C’est une belle richesse !

RESTINCLIERES 2018

Rûche habillée tout en blanc avec notamment des croix noires

Contact ARTOTHEQUE  MONTPELLIER

mail : artotheque@artothequeamontpellier.fr

www.artothequeamontpellier.fr

TO BEE OR NOT TO BEE

Domaine départemental de Restinclières

PRADES-LE-LEZ