Le Grand Bal

LEONARD BERNSTEIN 1918-1990
Candide, ouverture
DARIUS  MILHAUD 1892-1974
Le Bœuf sur le toit
IGOR STRAVINSKY 1882-1971
Danse infernale de Katchei, extrait de L’Oiseau de feu 
Version 1919
LEONARD BERNSTEIN 1918-1990
West side story, danses symphoniques
Prologue – Somewhere – Scherzo – Mambo – Cha Cha
Meeting scene – Cool – Fugue – Rumble – Finale 

EMMANUEL CHABRIER 1841-1894
Habanera 
MAURICE RAVEL 1875-1937
Boléro

Orchestre national Montpellier Occitanie

Direction George Pehlivanian 

Opéra BERLIOZ/Le Corum

27 juillet – 20h

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LE BAL DES ADIEUX…

Le festival Radio France Occitanie Montpellier s’est terminé après dix-huit  jours de folies « douce France », fil conducteur choisi et réunissant les cent soixante et quinze concerts proposés.

Sous la direction de George Pehlivanian, un des chefs d’orchestre les plus talentueux de sa génération, nous retrouvons l’orchestre national Montpellier Occitanie pour interpréter six chefs d’œuvre de la musique classique.

Place à la danse, le rythme est donné avec le boléro (Ravel), le mambo et le cha-cha (Bernstein), la habanera, genre musical catalan que George Bizet a repris dans son célèbre opéra « Carmen » et que le compositeur Emmanuel Chabrier ramène de son séjour en Espagne. A ceux là s’ajoutent la samba et la rumba (Milhaud)
Place à l’humour aussi, avec « le Bœuf sur le toit »  que Darius Milhaud a composé influencé par son séjour au Brésil. C’était à l’origine un ballet pantomime sur la suggestion de Jean Cocteau dont il nous fait partager le rythme vif et joyeux influencé par le carnaval de Rio.

Nous retrouvons Igor Stravinski avec cinq minutes de musique russe au travers de la « Danse infernale de Katchéi » extrait du célèbre « Oiseau de feu ». Écrite pour un orchestre symphonique, l’ONMO interprète cette œuvre musicale en formation complète.

C’est également dans une formation complète que le célèbre « West side story » danses symphoniques de Léonard Bernstein est exécuté sous la direction énergique et brillante de George Pehlivanian nous faisant partager cet univers de comédie musicale avec notamment Somewhere et Meeting scene. L’orchestre joue de plus en plus fort sur le rythme du mambo avec une participation peu commune des musiciens, le célèbre compositeur les faisant claquer des doigts et chanter « mambo », à cela s’ajoutent quelques pirouettes des contrebasses effectuées par les musiciens sur ce tempo.

Le final appartient au célèbre Boléro de Maurice Ravel et ses seize minutes ensorcelantes. A force de l’entendre en version de concert on finit par oublier que c’est une musique de ballet. Marquée par la batterie et une mélodie envoûtante, c’est la grosse caisse qui entraîne l’orchestre. Bravo aux deux percussionnistes de l’ONMO qui tiennent le rythme, répétitif et en crescendo. Seize minutes de continuo durant lesquelles vient, peu à peu, se greffer l’orchestre jusqu’au final explosif .

Une soirée de clôture, à l’opéra Berlioz, s’achevant sous les ovations des spectateurs qui saluèrent, entre autres, l’interprétation des deux œuvres emblématiques et magistrales de Ravel et Bernstein.

Une soirée à « dix balles » l’entrée, quel pari ! Merci au festival pour cet effort qui a permis au plus grand nombre d’accéder à la culture… l’opéra du reste affichait complet !

Y.J (pour IDHérault.tv)

Opéra-Montpellier-Michaël-Schonwandt-et-les-musiciens-de-lOrchestre-national-Montpellier-Occitanie-©-photo-Mario-Sinistaj-e1508496352363Orchestre national Montpellier Occitanie

100e anniversaire de la naissance de Bernstein (25 août 1918)

Un clin d’œil…

Bernstein dirige Candide, sans un geste !

(extrait)