VENTS D’EST

STANISLAW MONIUSZKO  1819-1872
Mazurka, extrait de l’opéra Halka 

PIOTR ILYICH TCHAÏKOVSKI  1840-1893
Concerto pour violon et orchestre en ré Majeur opus 35
Allegro moderato
Canzonetta. Andante
Finale. Allegro vivacissimo

ARAM KHATCHATURIAN  1903-1978
Spartacus, suites
Suite n°1 : Introduction et danse des nymphes – Introduction, danse d’Egine et de Harmodius – Variation d’Egine et bacchanale – Scène et danse avec les crotales – Danse des filles de Gadès – Victoire e Spartacus –
Suite n°2, extrait : Adagio de Spartacus et Phrygia

Nemanja Radulovic  violon

I, CULTURE Orchestra
Kirill Karabits 
direction

Opéra Berlioz/Le Corum

24 juillet – 20h

I-Cultura-Orchestra-Konrad-Awik

Le vent se lève à l’Est !

« Vents d’Est », mardi 24 juillet à l’Opéra Berlioz, concert donné par I,CULTURE orchestra un ensemble de jeunes musiciens, au talent exceptionnel, venant de Pologne et d’autres pays de l’Est, dirigé par le chef d’orchestre ukrainien, Kirill Karabits.

Comptant un grand nombre  de violons, violoncelles et contrebasses nous entrainant immédiatement dans une danse enjouée, rythmée par les cymbales et les grosses caisses :  c’est la Mazurka, extrait de l’opéra Halka de Stanislaw Moniuszko.

Le ton est donné, nous sommes, ce soir, emportés par des accents tour à tour virevoltants, gais, nostalgiques, en tous les cas passionnés, par le violoniste d’origine serbe, Nemanja Radulovic.

Il est très jeune, 33 ans,de renommée  internationale, ses cheveux sont longs, attachés, ce soir, sur le dessus de la tête et rythmant ses mouvements. Il me fait penser à ces violonistes italiens du XVIIIe siècle, Paganini me vient à l’esprit ! Son Solo nous fait voyager dans les grands paysages russes de Tchaïkovski : piano, crescendo, vivace. C’est un virtuose, son corps tout entier se donne à la musique, son expression est claire, libre et sous ses doigts les auditeurs sont tenus en haleine, suspendus au bout de son archet !

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Il nous a enchantés, envoûtés avec le concerto pour violon et orchestre en ré majeur opus 35 : belle promenade sentimentale, peut-être au bord d’un lac, en hiver. La nature semble endormie ou chuchoter tout bas, les flûtes répondent aux accents du violon, nostalgiques, rêveurs, discrets puis s’enflamment avec colère ou amour débordant pour s’alanguir à nouveau, s’apaiser. C’est un remerciement à la vie, à cette terre bien aimée : fin du voyage, ovation effrénée du public. Contre son costume noir, Nemanja Radulovic serre un bouquet de fleurs multicolores, salue et s’en va du même pas léger que celui de son entrée !

Aram Khatchaturian, compositeur d’origine arménienne, contemporain, nous entraîne, aussi, dans la danse avec Spartacus, suites n°1 et 2.

Les premiers mouvements sont calmes, presque graves, pour devenir très enjoués, la danse devient frivole, insouciante, langoureuse, majestueuse pour devenir parfois inquiétante mais reprend très vite des accents effrénés, bondissants et joyeux. Les hautbois et les violons se répondent, scandent un rythme qui s’amplifie, devient hypnotique. Les cors, grosses caisses, cymbales et tubas explosent en un final victorieux !

MFT (pour IDHérault)

Lien

Site de Namanja (en anglais)

https://www.nemanjaviolin.com/