DOMENICO SCARLATTI 1685-1757

En ce 22 juillet, veille du jour anniversaire du décès de Scarlatti, le 23 juillet 1757


Béatrice Martin, clavecin Jean Bascou

Sonates
K 146 en sol Majeur
K 158 en do mineur (Andante)
K 104 en sol Majeur (Allegro)

K 10 en ré mineur (Presto)
K 479 en ré Majeur (Allegrissimo)
K 480 en ré Majeur (Presto)

K 101 en la Majeur (Allegro)
K 163 en mi Majeur (Allegro)

K 43 en sol mineur (Allegro assai)
K 171 en sol Majeur (Allegro)

K 380 en mi Majeur (Andante comodo)
K 381 en mi Majeur (Allegro)

K 173 en si mineur (Allegro)
K 449 en sol Majeur (Allegro)

K 238 en fa mineur (Andante)
K 239 en fa mineur (Allegro)

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Béatrice Martin, sourire et sérieux (ou le contraire…)

Béatrice Martin c’est un sourire et des mains. Placé à quelques mètres de l’interprète et de son instrument cela a été et restera mon fil conducteur pour ce concert. Deux mains, élégantes, précises et sûres, volant de touches en touches et de clavier en clavier sur ce clavecin Bascou qui en compte deux. Le son est venu ensuite, né du travail des mains et de l’application de Béatrice. 16 sonates, 17 avec le bis, dans un peu plus d’une heure, elle ne chôme pas. Pas d’applaudissements en cours de concert, pas  (ou d’infimes) pauses entre les pièces, l’exploit est là et on comprend mieux ce que cette gageure des 555 sonates, en 35 concerts durant le festival, renferme de grains de folie.

Pour l’heure c’est avec Béatrice et de belles sonates que cela s’est passé et admirablement. Le Bascou sonne un peu faible… c’est un clavecin, mais le jeu est juste, enlevé. K 43 et dissonances, ruptures mélodiques, K 380, un petit air martial sur une mélodie gaie, presque une chanson enfantine, K 449, moderne, servie par une ligne mélodique courte et subtile et enfin les « cousines » K 238 et K 239, chanson populaire, ruptures marquées et claquement sec des touches pour la première, « air espagnol », parfum de fandango et rythme très convaincant pour la seconde.

Et Béatrice Martin d’en rajouter pour son bis : « Je crois que vous n’avez pas eu de sonates avec croisement des mains ? Alors je vais vous interpréter la K 99« .

Encore merci à cette place divine (et à celui qui me l’a conseillée), le « croisement des mains » diaboliquement efficace et, vu de près, tout simplement beau !

Quand je pense que j’ai raté 34 concerts et l’audition de 539 sonates !!

Marc Ely

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clavecin Jean Bascou 

 

Miklós Spányi, clavecin Emile Jobin

Sonates
K 352 en ré Majeur
K 356 en do Majeur (Con Spirito andante)
K 357 en do Majeur (Allegro)
K 410 en si bémol Majeur (Allegro)
K 411 en si bémol Majeur (Allegro)
K 485 en do Majeur (Andante cantabile)
K 486 en do Majeur (Allegro)
K 487 en do Majeur (Allegro)
K 46 en mi Majeur (Presto)
K 65 en la Majeur (Allegro)
K 136 en mi Majeur (Allegro)
K 227 en si mineur (Allegro)
K 488 en si bémol Majeur (Allegro)
K 489 en si bémol Majeur (Allegro)
K 514
en do Majeur (Allegro)
K 515
en do Majeur (Allegro)

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Scarlatti all’ungherese…*

Ce soir, une quarantaine de personnes ont occupé la salle Pasteur au Corum de Montpellier pour assister à l’interprétation des sonates de Scarlatti par Miklos Spanyi. Le lauréat des concours internationaux de Nantes (1984) et de Paris (1987) aura interprété pendant un peu plus d’une heure une partie de l’oeuvre du compositeur italien du 17ème siècle, sur un clavecin réalisé par Émile Jobin et daté de 1986 (copie d’un modèle italien du 18ème siècle). Seize sonates, du do Majeur au si bémol Majeur et du con spirito andante à l’allegro en passant par l’andante cantabile, du « vrai » Scarlatti couvrant tons et mouvements dans une veine créatrice inégalée. Une performance appréciée à sa juste valeur puisqu’elle aura été exécutée avec maîtrise avant d’être copieusement applaudie par une audience qui n’aura pas regretté son déplacement.

HH (pour IDHérault.tv)

*Scarlatti à la hongroise

crédit photos HH

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clavecin Emile Jobin

PS : 17 + 16 = 33 sonates, soit 6% de l’ensemble des œuvres ! Cela fait réfléchir, non ?