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WOLFGANG AMADEUS MOZART  1756-1791

Concerto pour piano n°12 en la Majeur K 385p
Transcription de Mozart pour piano et quatuor à cordes

JOHANNES BRAHMS  1833-1897 / MICHAEL SCHØNWANDT  né en 1953

Quatre Danses hongroises
n°1 en sol mineur
n°3 en fa Majeur
n°19 en si mineur
n°2 en ré mineur
Transcription pour violon, clarinette, cor et piano

JOHANN STRAUSS 1825-1899 / ARNOLD SCHÖNBERG  1874-1951

La Valse de l’Empereur op. 437 (Kaiserwalzer)
Transcription pour flûte, clarinette, piano et quatuor à cordes

 

Nathanaël Gouin  piano

Solistes de l’Orchestre national Montpellier Occitanie
Dorota Anderszewska – Nina Skopek  violons
Florentza Nicola  alto
Pia Segerstam  violoncelle
Michel Raynié  flûte
Andrea Fallico clarinette
Sylvain Carboni  cor
Galina Soumm  piano

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Nathanaël Gouin

Et bien… dansez, maintenant !

Premier concert de cette journée consacrée aux transcriptions avec un jeune pianiste talentueux, Nathanaël Gouin, et une œuvre d’un autre jeune de talent, Mozart ! Il a 26 ans lorsqu’il écrit son concerto en la majeur qu’il transcrit presque aussitôt pour une formation réduite. Magnifique interprétation du pianiste et du quatuor de solistes de l’ONMO mais, Mozart restant libre de ses choix, impression de recevoir une œuvre au rabais. Dépouillé et intimisé le concerto s’affadit et j’ai écouté cette œuvre avec la sensation d’avoir perdu une partie de mon audition. Oui, certes, j’entendais mais où se trouvait le reste… ?

Deuxième pièce et, ici, surprise très positive. Michaël Schønwandt poursuit très clairement le dessein de Brahms en associant au duo violon/piano, la clarinette et le cor omniprésents chez ce compositeur. C’est brillant, c’est dansant et c’est excellemment interprété par Dorota Anderszeswska au violon, Andrea Fallico à la clarinette, Sylvain Carboni au cor et Galina Soumm au piano. La transcription fait ici office d’amplificateur, elle révèle plus encore le caractère familier de ces danses hongroises, les réinsérant dans un répertoire moins intellectuel que celui des versions originales, pour le seul piano, et plus populaire que celui des versions orchestrées.

Enfin, un vrai bonheur à l’écoute de la transcription « impériale » qu’a donné Schoenberg de la Kaiserwalzer de Strauss. C’est tout Strauss et pourtant c’est bien Schoenberg ! On y retrouve , nous sommes en 1925 , des tonalités ou plutôt l’atonalité propre au compositeur. Des échos de la Valse de Ravel surgissent au retour d’un archet, au tempo qui se dramatise, aux sonorités qui perdent de leur moelleux. Encore une fois on apprécie la rigueur et le talent des interprètes.

Rendez-vous ce soir, à 21h, pour une autre série de transcriptions, avec le trio SR9 et ses marimbas.

Marc Ely