Fiest’A Sète 2018

du 21 juillet au 7 août à Sète, Poussan, Marseillan et Balaruc

EDITO

Comment est-ce possible ? Il se dit que certaines personnes dans la région, ainsi que d’autres qui régulièrement viennent se délecter de nos langueurs maritimes, n’ont pas encore cédé aux sirènes de la Corniche, n’ont pas encore goûté à la magie des nuits étoilées sur les gradins de l’ancien fort Saint-Pierre…

Notre majestueux vaisseau minéral (bâti au XVIIIe siècle pour repousser les attaques de la Royal Navy) peut pourtant se targuer d’accueillir chaque été le monde entier. Tout au long de la belle saison, c’est en effet une cascade ininterrompue de notes que le Théâtre de la Mer sème au vent du large. Et c’est une chance, même si toutes ne sont pas de celles que nous chérissons par-dessus tout : celles qui ont traversé les océans et les déserts pour nous immerger dans un grisant ailleurs.

Mais nous en sommes convaincus : le rideau de scène que composent les fameux reflets d’argent de la Grande Bleue, scintille toujours d’un éclat sans pareil au son du balafon, des tambours caribéens et des cuivres créoles.
C’était le pari de Fiest’A Sète il y a vingt-deux ans, et notre conviction n’a fait depuis que se renforcer, d’année en année.

Fiest’A Sète 2018

Répétons-le, en osant paraphraser un célèbre roi de la pop : Nous sommes le monde. De nous tous, les “musiques du monde” émanent ; à nous tous, elles appartiennent ; à nous tous, elles s’adressent. C’est notre credo. Celui d’un monde qui ferait de ses différences une richesse immense à partager sans modération. Et de la notion de métissage, l’une de ses valeurs fondamentales. Ces aspirations humanistes ne viennent pas de nulle part : on ne peut oublier, en cette année de célébrations, que l’été 68, s’il a quelque peu noyé dans sa torpeur les ardeurs printanières, a durablement ancré dans les esprits l’idée d’une façon différente d’être au monde. Voilà un héritage qui ne se refuse pas…

Une autre de nos certitudes : ces musiques-là possèdent toutes leur carte d’embarquement pour le futur, quand bien même certaines puisent leur force de vie à des sources ancestrales intarissables, à l’instar de la cumbia magistralement servie par la grande Toto la Momposina. Les salseros maliens et cubains de Las Maravillas et Mory Kanté le savent bien : pour rester en mouvement avec grâce, il convient de jeter de rapides regards à droite, à gauche, devant et derrière. Comme pour apprivoiser le rythme et le temps, relier l’avant et l’après, et entretenir une vision à 360°. Chez nous, cela se traduit par une volonté de rester à l’écoute des sons d’aujourd’hui et de demain, qu’ils proviennent d’Istanbul, de Bogota, de Tel-Aviv ou de la Nouvelle-Orléans.
Cela implique, vous l’imaginez, un travail de longue haleine étayé par une réflexion ad hoc. Car il ne s’agit pas d’aligner les propositions convenues et de se précipiter goulûment sur ce qui cartonne chez les voisins, mais au contraire de défendre bec et ongles une ligne artistique exigeante, cohérente, curieuse, sans trop se soucier des formats et des niches, en privilégiant la découverte et les soirées thématiques.

Ce projet culturel ambitieux ne tient (au-delà de la merveilleuse fidélité du public) que grâce à l’implication sans faille d’une équipe de bénévoles passionnés, au soutien des partenaires, des collectivités et des communes qui continuent de nous accorder toute leur confiance : Sète bien sûr, mais aussi Poussan, Marseillan et Balaruc qui comme chaque année, accueilleront fin juillet une première salve de concerts gratuits, en préambule à notre grande fiesta au bord des flots.

Car “Fiesta” demeure évidemment le maître-mot, et l’on peut compter sur l’exubérant Mahmoud Ahmed, roi de l’éthio-funk, la diva du blues Dee Dee Bridgewater, la magie de la musique, du groove et du style de Kid Créole, le légendaire Dirty Dozen Brass Band ou les hallucinants Meridian Brothers pour la faire vivre de mille manières toutes plus intenses.

Les plus hardis qui désirent prolonger l’expérience pourront également profiter des expos, tchatches musicales, rencontres… et apéros “before”, chaque jour sur la plage.

Alors, n’hésitez pas : embarquez avec nous ! Vous ne le regretterez pas…

José Bel
Directeur artistique

Fiest’A Sète 2018

Fiest’A Sète 2018

BILLETTERIE
• Billet à l’unité : 28 € à 37 € (25 à 34 €*)
• Pass 3 soirs : 79 € (74 €*) : uniquement disponible
auprès du festival, sur place ou au 04 67 74 48 44
• Pass 7 soirs : 170 € (160 €*)
Pass dans la limite des quotas disponibles
* Tarifs adhérents à l’association Métisète
En ligne
www.fiestasete.com
www.tourisme-sete.com
www.fnac.com, www.digitick.com, www.ticketmaster.fr
Par téléphone
• Bureau du festival : 04 67 74 48 44
Paiement par CB
• Office de tourisme de Sète : 04 99 04 71 71

INFORMATIONS GENERALES
Festival Fiest’A Sète
2 quai Général Durand
34200 Sète
04 67 74 48 44
www.fiestasete.com  info@fiestasete.com