Festival Radio France

Occitanie Montpellier

9 – 27 juillet 2018

“Douce France”

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Le Gazette Café à l’heure de Radio France

One man show (ou presque) de Jean Pierre Rousseau, hier à 18h précises, pour une présentation dynamique et musicale du prochain festival de Radio France.

Presque seul ? Plaisanterie bien sûr, car peut-on être seul quand on est accompagné par Paul Meyer ? Paul Meyer qui, au fur et à mesure de l’avancement de la soirée, nous a offert de petites “perles” musicales, certaines en “premières mondiales”… un must !

Un festival dont la présentation, officielle et parisienne, à la presse fait encore et toujours grincer des dents. Il est vrai qu’hier peu de journalistes et de politiques avaient pris le chemin de la Gazette. Une salle pourtant bien pleine, qui a accueilli avec plaisir un programme débordant souligné par les interventions musicales et bien ciblées de notre grand clarinettiste.

Jugez-en plutôt, pris au hasard, créations ou re-créations, Issé de Cardinal Destouches, Kassya de Delibes/Massenet, Les Cris de Paris, et cinq “jeunes” compositeurs français : Attahir, Beffa,Connesson, Lacaze et Tanguy. Une soirée “Douce France” nous replongeant dans un répertoire si français qu’il en est devenu universel, du “poinçonneur” à “la javanaise”. Des paris aussi étonnants que foldingues (tant mieux !), les 555 sonates de Scarlatti en intégrale (13 lieux, 35 concerts et 30 instrumentistes), 30 ans après Scott Ross et l’intégrale d’Assas, les 20 ans des chemins de Compostelle avec, le même soir, six concerts vocaux, d’est en ouest. Des hommages à des “grands” : centenaires de la disparition de Debussy et de la naissance de Bernstein. Des rencontres avec des talents confirmés : Marianne Crebassa, Fazil Say, Beatrice Rana, Hervé Niquet…, des découvertes, la participation de grands ensembles musicaux et, cette année, la Garde Républicaine (d’où Paris, mais…!). Et, bien sûr, sans oublier le Jazz au Domaine d’O et l’incontournable Tohu Bohu. Une soirée de clôture, le 27 juillet à O, qui sera, c’est un scoop, précédée d’un parcours dans le domaine avec surprises musicales…

Que dire de plus après cette annonce de bons moments et de promesses de qualité si ce n’est que les festivals se suivent et se ressemblent dans leur volonté, celle de Jen-Pierre Rousseau et de ses partenaires, de se hisser toujours aux niveaux supérieurs.

Malgré une polémique, peut-être inutile, mais cet apparent mécontentement ne constitue-t-il pas un dernier hommage aux mânes de notre grand Georges, et l’accusation de parisianisme, force est de constater que c’est à 100 événements que Montpellier et sa très proche couronne seront conviées lors de ce Festival 2018. Alors, parisien ?

Marc Ely

VIDEOS

Paul Mayer nous a fait l’honneur et le plaisir de jouer, pour nous et devant nous, et ce n’était pas du “réchauffé”

Karol Beffa. Création et “première mondiale” pour cette courte pièce

Scarlatti, transcrit pour clarinette, une avant-première avant la “grande intégrale” (pour clavecin, elle !)

Send in the clowns. Une œuvre de Stephen Sondheim, délicate et émouvante !

 

 

Retrouver le festival sur internet : lefestival.eu