We love arabs

Texte et chorégraphie : Hillel Kogan

Lumières : Amir Castro / Musique : Kazem AlsaherMozart

Conseillers artistiques : Inbal Yaacobi et Rotem Tashach / Traduction française : Talia De Vries

Danseurs : Adi Boutrous et Hillel Kogan

Durée : 1h

Bureau de production : DdD (Drôles de Dames)
Spectacle soutenu par le Ministère de la Culture Israélien et le Israeli Lottery Arts Council

20 et 21 mars – 20h

Théâtre Jean Vilar

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Et bien… riez, maintenant !

L’humour est, décidément et toujours, une arme redoutable. Si on en croyait le dispositif policier en place, hier soir, au théâtre Jean Vilar pour « We Love Arabs », c’est à une redoutable machine de guerre, pro israélienne, que nous allions être confrontés. Bien évidemment il n’en a rien été !

Hillel Kogan, certes, est un artiste engagé mais avant tout il est un artiste, excellent danseur et prolifique chorégraphe.

Une heure de travail remarquable durant laquelle les deux protagonistes déroulent le fil d’une histoire simple, presque simpliste, plus proche de Bouvard et Pecuchet que d’un manifeste politique… et raciste. On s’amuse des travers de ce mauvais chorégraphe, empilant les poncifs, de l’attitude complice d’Adi Boutrous, dans le rôle du « bon arabe ». C’est magnifiquement dansé (et oui !), très bien joué. La farce est Hénaurme, mais interprétée avec subtilité, au deuxième degré.

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Si le propos avoué de Kogan était de mettre en avant la coexistence et la fraternité, il y a réussi, au delà de toutes controverses. Car nous avons bien assisté à un spectacle, donné par un juif et un arable, fraternellement confondus, décidés à nous faire rire des dérives et des interprétations dévoyées et à nous offrir une heure de danse très maitrisée.

La rencontre de « bord de scène », faisant suite à la représentation, au travers d’un dialogue entre Frantz Delplanque, Adi Boutrous, principal interlocuteur (grâce à la complicité et aux traduction de Fabrice Ramalingom), quelques interventions d’Hillel Kogan et bien sûr le public, a permis de préciser la portée de ce spectacle et sa vocation à être distrayant, bien que…

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Merci au Théâtre Jean Vilar à Frantz, son directeur, et à l’équipe d’avoir tenu et continuer d’affirmer que la culture n’a pas à être le miroir de polémiques stériles mais le vecteur d’idées saines et transparentes !

Marc Ely

 

Hillel Kogan sera sur scène, avec le Ballet du Capitole, les 2 et 3 juillet, pour une création dans le cadre du 38e festival Montpellier Danse (hTh/Grammont).

 

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