Exposition Gaëlle Dubois  » Comme si… « 

du 13 janvier 2018 au 4 février 2018 à la Chapelle du Quartier Haut – Sète

Vernissage le 12 janvier à 18:30

Visites guidées menées par l’artiste le 14 janvier et le 4 février à 16:00.

Peindre et écrire en préférant le provisoire au définitif, l’hypothèse à la définition.
Images furtivement arrêtées, campées entre incertitude et possibilité, évocation et divagation. Tout, sauf immobile, voir et voir encore, douter et reprendre le chemin d’un détail, scruter les profondeurs, doucement, avec joie, avec calme. On peut ouvrir les yeux. On peut fermer les yeux. On peut rouvrir les yeux et se perdre dans pas grand-chose, un truc qui bouge, un truc qui passe.

Gaëlle Dubois

Gaëlle Dubois

Peindre et écrire en préférant le provisoire au définitif, l’hypothèse à la définition.
Images furtivement arrêtées, campées entre incertitude et possibilité, évocation et divagation. Tout, sauf immobile, voir et voir encore, douter et reprendre le chemin d’un détail, scruter les profondeurs, doucement, avec joie, avec calme. On peut ouvrir les yeux. On peut fermer les yeux. On peut rouvrir les yeux et se perdre dans pas grand-chose, un truc qui bouge, un truc qui passe.

Je développe une errance du langage et de la peinture, en questionnant, par ricochets, la chair, l’animalité et le paysage.

En préférant le provisoire au définitif, je peins des images furtivement arrêtées, campées entre incertitude et possibilité, évocation et divagation. J’emmène en ballade des peintures de poche et je peins des paysages dans des coquilles d’huîtres pour les appeler Autres.

Le paysage, la chair et l’animal touchent à l’intime et au collectif, à la fois par l’expérience et par la représentation qu’on en a. C’est ce qui me permet de déplacer des interstices, de brouiller des pistes, de douter des territoires, d’écrire et de réaliser des images, de relater.

Dans relater, j’entends relation. Certaines peintures comme Name, ou Chairs de poule, présentent la chair et la peau comme interfaces, surfaces sensibles et phénoménales. On peut retrouver une présence diffuse sous forme de portraits dont la maladresse est le prétexte à des questionnements sur la peinture : ainsi, Le doigt devant l’objectif interroge sur la place d’un personnage dans un paysage, ou comment le paysage devient un portrait, comme dans le triptyque Rien, Tout, Va bien.

La trivialité du quotidien, ce qui semble trois fois rien, m’inspire des scènes de genre contemporaines, souvent par trois, telles La fête à l’andouillette, De bien beaux draps ou Homme, le matin.

Parfois, je me pose la question de la beauté ou de la joie, d’où les feux d’artifice Aaah ! et Oooh ! et la grâce tragique et dérisoire des peaux de bananes, d’une touffe d’herbe arrachée ou de sacs de courses vides.

J’aime dessiner recto verso, sur du calque ou du papier cristal, pour être sûre de voir au moins deux choses à la fois, tout comme j’aime l’équivocité de la peinture, les superpositions de couches fines permettant d’errer entre les différents plans comme dans la série Aller vite.

Et mes poèmes sont à chuchoter ou à prendre en libre service, comme un début d’histoire (Incipit), une répétition qui se renouvelle (Marabout), dans des collusions nécessaires avec le dessin et la peinture, d’où l’importance des titres.

Gaëlle Dubois, juin 2017

Entrée libre tous les jours de 11:00 à 18:00.

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Chapelle du Quartier Haut – Angle rue Borne/Grande rue haute 34200 Sète Tel : 04 99 02 87 62