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CREATION FRANKO-KOREENNE

Auteurs et Interprètes: Geung Ho NAM et Laurent CLAIRET

Musique – Univers Sonore : David LESSER

Lumières : Nicolas BARRAUD

 

Théâtre Jean Vilar

Mercredi 15 – 20h

Jeudi 16 – 14h30 et 20h

durée 1h

 

« Et si ces deux hommes n’étaient en fait que deux cobayes en cage dont on observait les comportements ? »

 

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2 K… deux cas à mieux considérer !

Nous ne sommes pas coréens ! Une évidence qui explique, peut-être, la perplexité éprouvée à l’issue de ce spectacle.

Les deux protagonistes sont bons, excellents même. Ils maitrisent leur jeu, l’habitent, et pourtant…

La mise en scène est inventive, nerveuse, bien venue, mais…

Le propos est intelligent, bien que Beckett et son « Actes sans paroles » soit assez loins, mais peut-être occulté par un manque de recul, une simplification parfois lourde et un comique de répétition qui manque sa cible.

Certes on y retrouve, clins d’œil appréciés, les « grands anciens », Chaplin, Buster Keaton, les Marx et la rigueur de Marceau, mais il y manque… ce je ne sais quoi de folie, de fantaisie libérée.

Hier, ou presque, j’avais avec la Corée un contact privilégié au travers de la danse et de « Monchichi ». Honji Wang, danseuse inspirée, laissait aller son âme coréenne pour installer la poésie et la délicatesse sur son plateau, ici on piétine un peu… et pas qu’au sens propre !

La musique, particulièrement bien choisie, nous raccroche aux traditions du cinéma muet et d’ « Histoires sans paroles », le recours au « Danses polovtsiennes », durant la bataille mettant fin à l’acte 3, est une belle trouvaille.

Tous les ingrédients y étaient, vous dis-je, et pourtant, me semble t-il, la mayonnaise n’a pas pris.

Trois actes et un épilogue : bleu, comme le ciel, jaune , comme jaunisse (et bananes !), rouge, comme ces « fleurs qui ne durent pas dix ans », comme la guerre… et le ballon rouge cher à Lamorisse  et un épilogue où l’on se refait « Monsieur Patate ». Etonnant, n’était-ce pas ?

Au cours d’une discussion, à bâtons rompus, d’après spectacle, il semblerait que même pour les enfants, cela ait pu paraître long.

Bah ! On ne peut, toujours, rencontrer l’illumination au tournant des plateaux !

Il reste de cette soirée, mi-figue, mi-raisin (… et bananes et pommes jaunes !), une reprise de contact avec l’ambiance Jean Vilaresque, avec une équipe toujours très présente et un lieu qui est si souvent magique !

ME pour IDHERAULT.TV

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Présentation

Théâtre Jean Vilar

Avenue de Bologne – Montpellier