MONCHICHI

Cie Wang Ramirez
Direction artistique, conception, chorégraphie, danse : Honji Wang et Sébastien Ramirez
Dramaturgie : Vincent Rafis
Création lumière : Cyril Mulon
Scénographie : Ida Ravn
Costumes : Honji Wang
Composition : Ilia Koutchoukov alias Everydayz /+∞ Arrangements : Fabien Biron
Musiques additionnelles : Carlos Gardel, Alva Noto, Nick Cave & Warren Ellis
Régie spectacle : Guillaume Giraudo

Production déléguée : Compagnie Wang Ramirez, Clash66
Coproduction : Act’art – Conseil général de Seine-et-Marne, le Théâtre*/Scène Nationale de Narbonne, Initiatives d’Artistes en Danses Urbaines (Fondation de France – Parc de la Villette avec le soutien de la Caisse des Dépôts et l’Acsé), Tanzhaus NRW Düsseldorf Communauté de Communes de la Région Lézignanaise
Soutien : Conseil régional Occitanie/Pyrénées-Méditerranée, Direction régionale des affaires culturelles Occitanie, Hebbel am Ufer – HAU, Berlin, Hauptstadtkulturfonds – Senat Berlin, Casa Musicale Perpignan Association Départementale de Développement de la Musique et de la Danse de l’Aude, Réseau en Scène Languedoc-Roussillon
Remerciements : Dansens Hus stockholm

La Compagnie Wang Ramirez – Clash66 est conventionnée par la Direction régionale des affaires culturelles Occitanie, ainsi que par le Conseil régional Occitanie/Pyrénées-Méditerranée et reçoit une aide à la compagnie du Conseil départemental des Pyrénées orientales. La Compagnie bénéficie du soutien de la Fondation BNP Paribas pour le développement de ses projets. Sébastien Ramirez & Honji Wang sont artistes accompagnés par le Théâtre de l’Archipel, scène nationale de Perpignan.

MONTPELLIER DANSE 17/18

Opéra Comédie – Montpellier

7 novembre  (20h) et 8 novembre (19h)

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cliché Grant Halverson

Monchichi

… ou Babel-Eden

 Quand la simplicité, l’apparente facilité, confinent à la perfection on découvre le bonheur de pouvoir rester, cinquante cinq minutes durant, « scotchés » face à un plateau et à ses occupants. Avec ces quelques mots, tout me semble avoir été dit  et c’est MONCHICHI !

Simplicité, et non pauvreté, d’une mise en scène épurée jouant sur un arbre, côté jardin, et sur une utilisation très élaborée des éclairages. Arbre pivot, arbre racine, arbre d’Eden, se parant, tour à tour, de guirlandes, de fruits lumineux, dont le tronc s’habille, à la demande, d’un réseau lumineux de veines vertes. Si la scénographie est importante, fruit d’une longue collaboration avec Ida RavnHonji explique son dépouillement par la nécessité d’une  logistique allégée : car « il faut pouvoir la transporter facilement dans tous nos voyages. » Les éclairages, les jeux de lumières, participent également à cette perfection. Passages du jour à la nuit, éclairages indirects faisant naître un véritable théâtre d’ombres, ambiances colorées baignant le plateau, créant de saisissantes scènes de genre, des tableaux ! N’oublions pas le rôle capital de la musique, musique « se posant sur les mouvements », dont la subtile adaptation au spectacle a été conçue dans un travail commun avec le compositeur et l’arrangeur.

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cliché Morah-Geist

Apparente facilité de ce qui, aux confins du Tanztheater et du hip hop, marque la première création commune du couple. Dans ce duo, où la danse et le langage tiennent, chacun, une place importante, s’affrontent, se rencontrent et se mélangent harmonieusement toutes les différences. Une authentique recomposition dans laquelle origines culturelles, approches physiques de la danse, finissent par s’équilibrer dans une harmonie qui ne cache pas sa finalité : le bonheur ! Il serait vain de vouloir analyser telle ou telle figure, telle ou telle intention, seul compte ce résultat, naît sous nos yeux, si pleinement réussi qu’il nous semble d’une évidente simplicité.

Babel c’est la confusion des langues, le symbole absolu de l’incommunicabilité, ici Babel se transcende et par la grâce du bonheur, issu de cet Eden, ce paradis perdu, recréé pour nous, nous envahit et par instant nous laisse croire à sa réalité.

Mais la simplicité, la facilité, tiennent aussi au fait « que nous sommes deux sur scène, libres de nos mouvements ». Avec humour, dérision parfois, Honji et Sébastien démontrent pleinement, sans tabou, ni ostentation, que le bonheur se construit, quels que soient les obstacles et les difficultés, et que in fine, il existe !

Bonheur d’avoir pu vivre ces moments, bonheur aussi d’avoir pu dire à Honji et Sébastien, après la représentation, tous ces sentiments, cette joie ressentie et bonheur, enfin, de voir que cela les touchait vraiment. Sûrement encore une preuve de leur appartenance, méritée, au monde des « grands » de la Danse !

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cliché Matea-llieva

LIEN

Cie Wang Ramirez – Site officiel

http://www.wangramirez.com/fr

 

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