Retour sur “BIRKIN-GAINSBOURG – Le Symphonique”

  • Gwennolé Rufet

    direction

  • Jane Birkin

    chant

  • Nobuyuki Nakajima

    arrangements et piano

  • Philippe Lerichomme

    direction artistique

Samedi 4 novembre 20h

OPERA BERLIOZ – LE CORUM

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cliché DR

Et, si on demandait à un poète ce qu’il a retenu de cette soirée !

A Birkin…et à Gainsbourg

Jane B la voix se lézarde

L’émotion se hasarde

Sur une javanaise

Filant à l’anglaise

 

Surgi de la piscine

Improbable pull marine

En nos cœurs fait des ronds

Orgues Requiem pour un con

 

Rouge des dessous chics

Aux flaveurs érotiques

Fragile noire silhouette

Vacillante et fluette

 

Force des sentiments

Souvenirs de l’amant

Amours des feintes

Amours défuntes

 

Amère nostalgie

Des années enfuies

Jardins de Babylone

Où on fredonne

 

Sur un marché persan

Où on attend

My Lady héroïne

Rêve de cocaïne

 

Eprouvante traqueuse

Emouvante amoureuse

Dans l’ombre du piano

Serge encor’ plus beau !

 

ME 4 novembre 2017

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cliché DR

Une soirée envoutante : nostalgie, émotion, musique (et quelle musique !) étaient bien au rendez-vous !

Gainsbourg, esthète, mélomane et cultivé, entretenait avec la musique “classique” des rapports privilégiés. De Grieg à Brahms, en passant par Beethoven, Chopin, Dvorak, Khachaturian et Ketelbey, la voie était tracée et le magnifique résultat, offert ce soir, était prévisible. Je m’empresse d’ajouter que cela n’enlève rien au remarquable travail de Nobuyuki Nakajima, ni à la direction enlevée de Gwennolé Rufet. Des “rapports privilégiés”, voilà un qualificatif qui s’applique parfaitement au “couple” devenu quasi mythique qu’il formait avec Jane Birkin. Jane, au centre de ses textes et mélodies, de Johnny Jane à Jane B, des Dessous chics à Une chose entre autres, habite totalement “l’espace Gainsbourg”. Hier soir, petite silhouette sage, vêtements noirs, corsage blanc, elle a occupé pleinement le plateau de Berlioz, occultant même la masse de l’orchestre. Mélange subtil d’extrême fragilité et de force tranquille, à l’image de sa voix, elle a su durant vingt-deux chansons (21 du programme et la Javanaise, en prime) créer une ambiance et faire vibrer ce “Montpellier”, auquel elle s’est adressé  naturellement à plusieurs reprises. Une Jane servie à merveille par un orchestre souple et “bien huilé”, aux sonorités collant au plus près les œuvres interprétées, prenant parfois les accents d’un grand orchestre de Broadway !

Comme une voix, venue de derrière moi et saisie au vol, l’énonçait clairement “Gainsbourg aurait été content !

(JCR pour IDHERAULT.TV)

VIDEOS

Teaser

Medley – La Javanaise (Lyon 2016)