Inauguration du 41 – Perrine Griselin & Charlotte Caragliu

Inauguration le jeudi 5 octobre à 18h30
Ouverture le vendredi 6 de 16h à 20h
Lecture de Perrine Griselin le samedi 7 octobre à 19h

Le 41 c’est 70 m2 d’atelier occupé par Perrine Griselin et Charlotte Caragliu. Un laboratoire de création, un espace d’expérimentation où différents médiums se confrontent.
Le 41 accueille également les bureaux de la Compagnie La Poudrière, de l’association Sweet Mountain et du Get Used To It Festival.
Le 41 ouvrira ses portes au public tous les 2 mois.

Perrine Griselin

« La curiosité est le plus jubilatoire des vilains défauts »
Formée comme comédienne au Centre Dramatique National de La Comédie de St Etienne.
Elle « entre » en écriture en 1990. Elle fonde la Compagnie « La Poudrière » à Lyon, afin d’y mettre en scène sa production littéraire 7 années durant. Vient alors le temps où d’autres metteurs en scènes lui demandent de travailler pour eux et lui passe des commandes d’écritures : Jean Marc Bourg, Johanny Bert, Marie Raynal, Mireille Guerre, Baptiste Etard entre autres…
En 2005 et durant 3 ans elle décide de travailler en voyageant, ses rencontres l’emmèneront écrire dans différents pays d’Europe : Portugal, Espagne, Danemark, Hongrie, Grèce, Italie… jusqu’à ce qu’elle rencontre la compagnie Kaharaba, et parte travailler à Beyrouth 3 années durant à l’écriture et la création du spectacle.
Avec la compagnie « La Poudrière » elle continue son travail de confrontation avec d’autres auteurs contemporains, tant à travers des lectures, des conférences, que sous la forme de concerts littéraires ou d’appel à projet en direction du « Théâtre Reportage », concept dont elle a posé les bases et pour lequel elle travaille depuis 15 ans maintenant en continuant de parcourir le monde. Elle a écrit une cinquantaine de pièces de théâtre dont beaucoup sont éditées aux Editions Color Gang mais aussi chez Lanzmann, les cahiers de l’égaré, ou les éditions Domens.
Depuis toutes ces années son appareil photo a toujours été son compagnon de voyage le plus fidèle.
« Je fais métier du langage de l’humain, de la présence, de l’« être au monde » sur un plateau de théâtre, face à d’autres humains dans une salle de théâtre. Je fais, vivre, bouger, parler crier pleurer et rire, des corps qui avant de se matérialiser dans la lumière artificielle, prennent vie et corps dans l’espace réduit de ma cervelle. Les images que je recherche sont vides des ces corps, de ces paroles, et briguent des espaces beaucoup plus vastes et silencieux… Elles sont une quête de vide, une façon d’effacer encore une fois, chaque fois, le palimpseste de mon travail.
Aujourd’hui l’atelier 41 est une autre confrontation. Ecrire en image, écrire en silence, écrire en couleur, écrire en forme, écrire dans le enre, écrire quoi qu’il arrive pour aller vers l’autre, écrire la nécessité d’écrire sous toutes ces formes, pour tenter de comprendre un instant du monde. »

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Charlotte Caragliu

Artiste plasticienne, développe une démarche qui s’axe autour de la perturbation du réel tel que nous le percevons, et plus particulièrement sur la notion d’espace/temps.
Diplômée de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Nîmes en 2012, elle oriente tout d’abords sa pratique artistique autour d’installations et de volumes permettant au spectateur de se questionner sur le principe même de la perception, entre réalité et fiction, dans les domaines du rêve et de la science.
Par la suite, créations vidéo, enregistrements sonores et dessins lui ont permi d’approndir ses reflexions sans se limiter à un médium définit.
Aujourd’hui, les recherches de Charlotte Caragliu se dirigent également vers la notion de folie, de double, et du « politiquement correct ». Elle utilise l’art comme un moyen de perturber cette notion de réel afin de chercher la ligne séparant les différents espaces du possible et de l’impossible, du soi et de sa représentation, du soi et de son rapport à l’autre.
Elle poursuit une expérience, un procédé sollicitant notre esprit, notre corps et nos sens telle une nouvelle matrice.
Charlotte Caragliu recherche des installations regroupant différents domaines des arts : une sorte de cabinet de curiosité ou musée contemporain des étrangetés : objets, images, sonoritées, mise en scène sont mêlés afin d’élaborer un univers particulier, parfois avec humour. Le Das Unheimlich ou même le Nonsense, omniprésents, font partis de ses réponses ; une sorte de monde à l’envers qui ne serait jamais remis à l’endroit.
En parallèle, ayant collaboré avec des structures telles que le FRAC Languedoc-Roussillon, la Bienale di Venezia et le Théâtre de Nîmes, Charlotte Caragliu engage un travail de commissaire d’exposition, metteuse en scène et scénographe. Directrice de l’association Sweet Mountain, du Get Used To It Festival et de l’émission de radio Le Chant des Marteaux-Piqueurs, elle mets en place une programmation avec des artistes dont les processus de création s’ancrent dans le champs de l’absurde, de l’intéractif, du poétique, du ludique et de la notion de genre.

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41 Rue de la République, 30900 Nîmes