Retour sur Vincent Delerm

Théâtre Jean-Claude Carrière

Domaine d’O

30 septembre

o Distribution : Auteur, compositeur et interprète : Vincent Delerm 

o Multi-instrumentiste : Rémy Galichet
o Production : Astérios Spectacles
o Coproducteurs : Theatre de Poissy, Centre Culturel Yves Furet (La Souterraine), Théâtre Georges Leygue (Villeneuve sur Lot), Théâtre Anne de Bretagne (Vannes), La Passerelle à Florange, avec le soutien du centre culturel de Jean L’Hôte (Neuves-Maisons).

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Delerm…

A fleur d’épiderm !

Salle comble, ce 30 septembre ! Un Delerm magnifique, véritable professionnel de la scène, le Vincent chanteur se révèle aussi metteur en scène, animateur d’atelier, artiste de cabaret et prodigue d’humour. Pourtant c’est toujours le même fond de nostalgie et de retour sur un quotidien ancré dans le passé, qui me pincent le cœur, parfois. J’ai l’impression, à chaque chanson, de me regarder dans un miroir. Son amour pour la photographie est bien là, lui aussi, et il « larde sa musique et ses chansons de ses propres photos, de celles des autres et même de tirages d’inconnus achetés en lot, par hasard ».  La photo, c’est son complément indispensable. La photo, « ma façon d’exprimer ce que je ne peux pas décrire en chanson ! »

Cette nostalgie, cette petite fêlure, est pourtant toujours là, dans ce spectacle, intitulé paradoxalement « A présent » et qui débute par « Je ne veux pas mourir ce soir » ! 

Magnifique hommage à Lelouch et à Trintignant avec « Deauville sans Trintignant« , adroitement amené par le biais d’un « atelier », dont une des phrases à répéter « C’est beau quand même d’envoyer ce télégramme comme ça. Il faut avoir du culot » nous replonge directement dans le chef d’œuvre de Lelouch !

Parlons en de ces ateliers, grâce auxquels nous nous retrouvons face à Brel : « Laisse-moi devenir l’ombre de ton ombre. L’ombre de ta main . L’ombre de ton chien« . Magnifique chanson mais dont le titre, ne l’oublions pas, est « Ne me quitte pas« . Et que dire de l’autre « mantra » : « J’ai un problème,  je crois bien que je t’aime », librement inspiré du duo Vartan – Halliday dans « J’ai un problème« , pas gai, non plus ! Pourtant on rigole, la salle participe avec ferveur et entrain. Elle reprend « Les filles de 73 » et plébiscite les « anciens » titres comme « Tes parents » ou « Fanny Ardant et moi« .

Vincent Delerm n’a pas changé, il est toujours ce chanteur sensible et à fleur de peau, il a simplement pris de « la bouteille » et acquis un beau savoir-faire. Musicien, homme de théâtre, photographe, il est toujours et surtout chanteur : “A chaque fois que j’ai fait quelque chose en dehors de la chanson, j’y suis ensuite revenu comme un malade parce que c’est quand même le format idéal, celui en tout cas qui me convient le mieux

Alors ne le changeons pas et apprécions le, tel qu’il est, avec ses fêlures et son côté « commercial ».

DELERM, c’est toujours à fleur d’épiderm… !

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VIDEO

Delerm à la Cigale (28 novembre 2016)

Un concert complet…

par Sabino Sasso