FICTIONS DOCUMENTAIRES

FICTIONS DOCUMENTAIRES : 1er FESTIVAL DE LA PHOTOGRAPHIE SOCIALE du 21 avril au 18 juin 2017

FICTIONS DOCUMENTAIRES : 1er FESTIVAL DE LA PHOTOGRAPHIE SOCIALE

Carcassonne – Castelnaudary
du 21 avril au 18 Juin 2017

Avec ce premier festival autour de la photographie sociale, le GRAPh s’inscrit résolument dans une tradition de la photographie humaniste et militante qui lui est chère, cet art qui entreprend de révéler par le regard d’auteur « les contraintes exercées par une société sur ses membres ».

Depuis toujours, la photographie sociale se concentre sur le sujet, l’humain, l’individu. Cela est toujours vrai de cette pratique, qui est restée empreinte de compassion et de valeurs de fraternité ainsi que de justice et d’égalité entre les hommes. Cependant, tout au long du XXème siècle jusqu’à nos jours, la perspective que les photographes participant de cette pratique ont adoptée a sensiblement évolué. Bien qu’ils restent concentrés sur les problématiques des conditions de vie de certaines strates de la société, et bien qu’ils continuent de traiter ces thématiques à travers le particulier et l’individuel, on constate que la démarche s’est subtilement déplacée au niveau moral.

Les photographes fondateurs de cette pratique de la photographie sociale basaient leur travail sur certains cas-types dans lesquels le spectateur pouvait lire l’étendue de la pénibilité des conditions de vie ou de travail d’une communauté plus large. L’individu était donc l’ambassadeur de problèmes dépassant sa seule existence, le photographe désignait ses modèles comme les porte-paroles, les visages de situations dénoncées par le medium de l’art. On voit les personnes placées dans le flot de l’histoire et de la société, comme éléments constituants et victimes de leurs excès. Plus récemment, avec l’évolution des mentalités vers une attention croissante portée sur la personne, vers un individualisme tout libéral, on observe une photographie sociale qui fait du modèle le sujet au cœur de l’image et du propos de l’artiste. A travers l’intimité de l’individu, à travers un vécu singulier, on lit les stigmas laissés par les mouvements de société. La tendance dans cette dialectique particulier/universel semble donc s’être inversée ; d’une figure humaine qui n’était qu’une goutte d’eau dans l’océan de l’injustice sociale, on est passé à ce corps qui occupe l’espace de la photographie pour montrer, à une échelle absolument humaine, ce que c’est que d’exister aujourd’hui, souvent malgré les résistances que notre société nous oppose.

Ces marginalisations, ces situations d’injustice, d’isolement, de souffrance, la photographie sociale entreprend de les donner à voir à un spectateur, aussi immédiatement que possible, avec autant d’empathie et de fidélité que possible. Le medium tente, par le regard et la narration, de rendre justice à ces sujets qui lui préexistent ; car la photographie sociale est dépendante de son sujet. Il s’agit d’être appelé par une histoire et une perspective sur la vie pour pouvoir la mettre en images ; la photographie sociale refuse la fiction et l’embellissement, sans toutefois se priver d’adopter un regard qui ne prétend plus à l’idéal irréaliste de l’objectivité mais qui au contraire le transcende.

La photographie sociale, en cela qu’elle tâche de dépasser la seule description factuelle, s’attache à poser les questions d’identité individuelle et d’identité collective, de majorité et de marge, de la réalité psychologique face au fait de société. Par ce dualisme entre description désengagée et militantisme assumé, les artistes proposent des travaux et propos nuancés, où la photographie dialogue avec d’autres média, avec les mots, avec le son, pour pouvoir trouver le parfait équilibre et éveiller au mieux les sentiments humains d’empathie, de compassion et amener le spectateur à, lui aussi, pénétrer la marge.

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EXPOSITIONS :

• // Esperem par Hortense Soichet et les femmes gitanes de la cité de Berriac //
Du 21 avril au 04 mai 2017 à la Galerie Paul Sibra – Hotel de ville de Castelnaudary

• // C’est que du bonheur par Antonin Weber //
Du 12 mai au 18 juin 2017 au bar des halles – 53 Rue Aimé Ramond – Carcassonne
Vernissage le 12 mai 2017 à 11h

• // Noland par Louis Jammes //
Du 12 mai au 10 juin 2017 à la Maison des Mémoires de Carcassonne
Vernissage le vendredi 12 mai 2017 à 18h30

• // Naya par Sandra Frastré //
Du 18 mai au 18 juin 2017 à l’Auditorium – Chapelle des jésuites – rue des études de Carcassonne
Vernissage le jeudi 18 mai 2017 à 20h

• // Harcelé(s) par Virginie Plauchut //
Du 18 mai au 18 juin 2017 à l’Auditorium – Chapelle des jésuites – rue des études de Carcassonne
Vernissage le jeudi 18 mai 2017 à 20h

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LES RENCONTRES, LA SEMAINE DU FESTIVAL :
Carcassonne – Du 18 au 20 mai 2017

• // Jeudi 18 mai 2017 – Auditorium – Chapelle des Jésuites – 16 rue des Etudes – Carcassonne
18h30 : intervention critiques/artistes autour de l’exposition de Sandra Fastre avec Christine Ollier
20h00 : Vernissage des expositions « harcelé(s) » de Virginie Plauchut et « Naya » de Sandra Fastré
21h30 : Projections POM – Hans Lucas, FreeLens
• // Vendredi 19 mai 2017 – Auditorium – Chapelle des Jésuites – Carcassonne
10h-17h : Lectures de porfolios
18h30 : intervention critiques/artistes autour de l’exposition de Virginie Plauchut avec Isabelle Darrigrand
21h30 : Projections POM – FreeLens, Hans Lucas
• // Samedi 20 mai 2017
11h30 : Vernissage de l’exposition d’Antonin Weber – Bar des halles – 53 Rue Aimé Ramond – Carcassonne
15h : intervention critique/artiste autour de l’exposition de Louis Jammes avec Alexandre Quoi
Maison des Mémoires – Centre Joe Bousquet – 53 rue de Verdun – Carcassonne
17h : lancement de la revue Area autour de son dernier numéro « Les artistes, quel engagement » par Alin Avila
Maison des Mémoires – Centre Joe Bousquet – 53 rue de Verdun – Carcassonne
21h30 : Soirée Projections
22h30 : Soirée DJ avec Famille électro à la Guingette « Le Paicherou » – 2, Quai du Paicherou – Carcassonne

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L’accès au festival est gratuit et ouvert à tous.
Des médiations sont proposées pour les groupes (scolaires, adultes) sur réservation au 04 68 71 65 26 ou cmi.graph@gmail.com

Le site du Festival : https://www.graph-cmi.org/fictions-documentaires-1er-festival-de-la-photographie-sociale/