MARIE DE MONTPELLIER 1ERE

Marie de Montpelhièr – La terre, la chair, le sang

de Sylvie Léonard

Lorsqu’il y a plus d’un an, celle que je connaissais alors comme Sylvie Seigneuret, artiste peintre, me permit de découvrir une série de portraits féminins, l’un avait accroché mon regard.

Regard, c’était bien de cela qu’il s’agissait, un regard tourné vers l’ailleurs, de grands yeux un peu lointains, un peu embués. Un visage au sourire doux, certes, mais aux traits énergiques et dont les yeux se teintaient d’infini : des yeux qui voyaient au delà ! Un titre : Marie de Montpellier !

Aujourd’hui, Sylvie Léonard (c’est la même) nous offre un ouvrage dont la couverture se pare de ce beau portrait. Le titre complet « Marie de Montpelhièr – La terre, la chair, le sang« , en dit long, déjà, sur cette femme, Marie, disparue alors « qu’elle n’avait pas trente ans« . Une femme au destin bien singulier, une vie plus que romanesque, faites de mariages, de départs, de retours, vers un lieu qui, au centre de son histoire, en est indissociable : Montpellier.

Cent quatre vingt pages à parcourir, à vivre, avec Marie, ses amis, ses compagnons, ses souffrances et ses joies. Cent quatre vingt pages durant lesquelles Histoire et histoires font bon ménage.

Sylvie Léonard, faisant preuve de la même sensibilité que celle qui anime son œuvre picturale, est allée au delà de l’historicité de ses personnages. Pourtant, aucune trahison, aucune place faite à l’imaginaire (à part quatre personnages… qui auraient pu exister !), tout est vrai, mais tout est vivant. Montpellier la médiévale, ses ruelles, sa vie grouillante, ses traditions, ses fêtes, nous sautent au visage… nous y sommes ! On y rencontre, même, au fil des pages le souffle des « grands ancêtres » avec cette bohémienne, dansant sur une table, petite-fille de l’inoubliable Esmeralda.

Sylvie aime sa ville et celle-ci le lui rend bien en s’offrant, sous sa plume, nous offrant de belles émotions au cœur de « l’Ecusson ». 

 

Sylvie S.

 

« À la fin du XIIe siècle, Montpellier est une cité prospère, ouverte sur le monde. La famille des Guilhem y règne depuis huit générations. Mais dans le port de Lattes arrive un jour une jeune princesse byzantine… À travers la vie d’une famille montpelliéraine, cette fresque historique raconte les événements dramatiques qui ont marqué l’histoire de la ville, et le destin romanesque de Marie de Montpellier. Une histoire lointaine qui entre en résonance avec celle d’aujourd’hui.

Ce texte a permis à l’auteure de développer une réflexion sur la condition des femmes et des enfants au Moyen Âge. Il lui a également permis de présenter la destinée hors du commun d’une ville cosmopolite, tolérante, ouverte sur le monde, dont les habitants luttaient déjà pour leur liberté d’agir et de penser. Ainsi, Sylvie Léonard jette ses mots dans les énigmes de l’Histoire commune des terres languedocienne et aragonaise. »

Marie de Montpelhièr – La terre, la chair, le sang »

Sylvie Léonard

Editions Chèvre-feuille étoilée

PP : 15€

 

Marie de M.

 

On peut se le procurer :

  • A Montpellier – Librairie Sauramps
  • Chez l’éditeur – www.chevre-feuille.fr