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BIG BANG

Les Vagabondes

Éloge de la potentialité et des jardins quantiques

de Alain Béhar

Avec Alain Béhar et Montaine Chevalier.

Lumières, Claire Eloy.

Images et régies, Stéphane Couzot, Jesshuan Diné.

Et les regards vagabonds d’Antoine Wellens, Marie Vayssière, Daniel Romero, Cécile Marc, Alain Fourneau, Mireille Guerre, François Tizon, Renaud Bertin, Suzanne Joubert…

Production Compagnie Quasi, coproductions hTh, Centre Dramatique National de Montpellier, CDPB, Théâtre du Bois de l’Aune et 3bisF à Aix en Provence.

Avec le soutien de Mèq Laboratoire de création numérique d’hTh, du théâtre Garonne à Toulouse, de la compagnie La Liseuse, de Josette Pisani, Marseille Objectif Danse et de la Friche de la Belle de Mai à Marseille …

durée 1h30 (environ)

hTh (Grammont)

1, 2 et 3 mars

 

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 » Il est question de “natures mélangées” dans un jardin moitié végétal moitié digital. Chlorophylle et pixels, pour dire vite. Jardin où l’on vit le plus naturellement du monde entre “faire” et “imaginer faire”, où le déjà fait et ce qui reste à faire s’entendent avec ce qui aurait pu se faire et ce qui ne se fera pas. Il est question d’une “société de projets” et de gens qui cherchent l’art sans jamais le trouver, de plantes vagabondes et de la fin de la mort vers 2043… »

 

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« C’est un jardin extraordinaire… ! »

Seul sur un plateau nu, bordé par un amas végétal, Alain Béhar, l’homme/écrivain, nous embarque dans les méandres de la pensée de Roland, son ami défunt, et on ne le lâchera plus tout au long d’une heure trente de monologue. Le monde de Roland, celui des projets à reporter, se crée et se défait devant nous, foisonne, erre, vagabonde, semblable au jardin que, patiemment, Montaine Chevalier agence et organise jusqu’à occuper la totalité du plateau. Il se construit, s’invente, façonnant les rencontres, les sentiments, voguant sur un fleuve qui s’appelle la Vie. Au bout du parcours, en 24 courriers, 24 années, jusqu’en 2043, la mort programmée de la Mort ! Un récit enlevé, dense, où humour et humeur se côtoient, où l’absurde devient raison et l’art une perpétuelle recherche. Les Vagabondes, ces plantes qui s’appellent Pet d’âne, Epine blanche, Chardon velu, Artichauts sauvages, vont et viennent, comme l’esprit de Roland et la parole de l’homme/écrivain, elles se déplacent là où elles veulent. Et tout doucement le plateau se rétrécit pendant que le discours, le propos prend de l’ampleur. A la fin il ne reste plus de place et l’homme/écrivain s’arrête. Il est seul et la Mort n’est peut-être pas morte, endormie seulement.

Plus d’une heure trente de poésie raisonnable, de rêverie éveillée et le temps suspendu aux lèvres d’un fabuleux faiseur de monde, Alain Béhar. On est dans le « Petit jardin » de Dutronc, dans le « Jardin extraordinaire » de Trénet et en même temps on pourrait parcourir les allés de Versailles. Nous sommes au Bouthan et en même temps ici… et partout. Fabuleuse errance, balade au travers du fait et du à faire, du déjà fait et de ce qui reste à faire, avec ce qu’on aurait pu faire et ce qui ne se fera pas…

Reste encore un peu, Alain, continue à nous entraîner dans tes « Vagabondes » et « L’éloge de la potentialité et des jardins quantiques », c’est trop bien !

 

Lien

Sur le site de hTh

http://www.humaintrophumain.fr/web/events/les-vagabondesbig-bang/