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meLankhoLia

Compagnie U-structurenouvelle

Création

Mise en scène : Stethias Deler / Scénographie : Daniel Fayet / Création lumières : Martine André

Avec : Edith Baldy, Sylvain Stawski, Phil Von (créateur sonore), Cyril Laucournet (vidéaste/VJ), Stefan Delon et Mathias Beyler (régies)

durée (annoncée) 1h30

BIG BANG (création en région)

hTh (en partenariat avec le Domaine d’O)

Théâtre d’O

28 février et 1er mars

 

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En novembre 2016, nous écrivions :

 » Entre théâtre et performance, le genre se cherche, mais est-il nécessaire qu’il se trouve ? N’est-il pas suffisant que nous y rencontrions le remède pour nettoyer en profondeur ce vingt-et-unième siècle si pénible à naître ?  Il faut absolument aller les revoir, au domaine d’O, les 28 février et 1er mars 2017 ! « 

C ‘est fait !

Melankholia ou les aventuriers du théâtre perdu.

Du « mal de vivre » et de l’épluchage des oignons on passe très vite au noir intense d’une peinture à la Soulages. Sylvain nous promène du cabaret à la cuisine japonaise alors que, sur un petit podium, Edith, Vierge entortillée de voiles blancs, berce sur ses genoux un Jésus, blafard sous sa couche de talc. Divine mélancolie de la Piéta ! On monte à l’échelle, on se pend même dans les cintres. Des témoignages interviennent, incongrues et réalistes, depuis ce masque en terre cuite, souvenir du père artiste, au tableau noir sur lequel, en blanc et avec un « tout petit pinceau », un peintre obsessionnel s’essaie à chiffrer l’infini. Il se passe des choses, beaucoup de choses, sur ce plateau, parsemé de tables, supportant claviers et pupitres, et qui, à l’occasion, se muent en estrade, en paillasse de cuisine ou en lit funéraire. Le propos est clair : « Nous allions devenir nos propres auteurs, nous enfouir dans nos propres possibles afin que nous échappe toute impression de maîtrise, ou de contrôle… et faire de la pensée du sensible. ». De ce spectacle, issu du plateau, doit surgir le THEATRE, avec ses paradoxes, ses problématiques et son essence même. Stefan Delon et Mathias Beyler, confondus dans une « entité schizophrénique », Stethias Deler, se lancent à la poursuite d’un mythe dans une démarche que l’on pourrait intituler « Les aventuriers du théâtre perdu ». Mais la Mélancolie dans tout cela ? Depuis la Mélancolie d’Ajax et une belle introduction, elle apparaît lointaine, noyée sous une avalanche de belles performances d’acteurs. Cette ode à la mélancolie, composée devant nous, incite quelquefois à la nostalgie, celle d’un théâtre… d’avant !

Les acteurs sont bons, toujours bons, avec au premier plan Sylvain et Edith, talonnés par Mathias, Phil, Cyril et Stefan. Leur jeu est maîtrisé, les effets précis, efficaces, un peu téléphonés parfois, mais c’est nickel ! C’est moins pitoyable que brillant. Et pourtant on regrette un peu le stimulant « bordel » qui habitait, en novembre dernier, la scène de Jean Vilar.

Cette Melankholia a perdu en spontanéité ce quelle a gagné en perfection et, détournée dans son propos, se révèle moins mélancolique qu’humaine. Mais c’est bien là le but recherché !

 

Liens

Domaine d’O

http://www.domaine-do-34.eu/spectacles/tous-les-spectacles/melankholia

hTh

http://www.humaintrophumain.fr/web/events/melankholiabig-bang/

Cie U-StructureNouvelle

http://u-structurenouvelle.org/melankholia-creation-2016/

 

Vidéo

Teaser