st-sever-a4

Organisée par les Amis d’Agde – Samedi 14 janvier à 15h – Maison des Savoirs à Agde

Microsoft Word - BULLETIN DE SOUSCRIPTION

 

Patrimoine cher aux Agathois, l’église Saint-Sever a connu un parcours agité !

Si l’on en croit la Vita de saint Sever, dont la rédaction remonterait au VIème siècle, celui-ci a été inhumé dans une église (basilica), portant alors le vocable de Saint-Martin (sepulstùsque est in Basilica sancti Confessoris Martini). Il pourrait s’agir d’un premier état de l’église Saint-Sever, dont des vestiges archéologique confirment l’existence.

Des constatations effectuées dans le caveau en 2006, lors de travaux de réfection du chœur, ont permis de vérifier les informations publiées en 1928. La datation au C14, écartant toute possibilité que les ossements puissent être ceux de Sever, relance toutes les hypothèses sur la date de construction de l’édifice et l’ensevelissement du Saint.

Un deuxième sanctuaire, roman celui-ci, a succédé à l’église primitive. Le plan restitué est celui d’une église de pèlerinage, témoignant de l’importance du culte rendu à saint Sever. Posséder de prestigieuses reliques constituait une source inégalée de prestige pour l’église qui les détenait et, en même temps, un judicieux placement pour l’économie locale. Identifiable uniquement par une absidiole et certains éléments architecturaux subsistants, on ne possède aucune information sur sa construction ! Le pillage et les incendies perpétrés, en 1286, par les troupes de Roger de Loria, au service de Pierre III d’Aragon, ont probablement contribué à des désordres qui, à terme, entraînèrent sa destruction.

 

RomaneNB

 

A sa place, fut édifiée par le chanoine Pastorelli, dans les dernières années du XVème siècle, une église de style « gothique méridional ». Reconstruite « depuis ses fondations », mais très certainement sur l’emprise de l’église romane, sa dédicace date de 1499.

 

XVes

Pour l’essentiel il s’agit de l’édifice actuel, remanié à la suite de l’effondrement de sa couverture en 1922. Sa restauration, en 1953, et la mise en place d’une couverture unique remplaçant celles de la nef et des collatéraux, ont profondément affecté ses volumes et l’aspect général de la nef.

 

 

La décoration actuelle est caractéristique de l’art religieux du XIXème siècle. Un chemin de croix, récemment restauré, et différentes statues meublent les chapelles latérales, adjonctions modernes. Les bras de l’ancien transept ont reçu des autels surmontés d’œuvres de très haute qualité artistique et religieuse. À gauche du chœur, l’autel porte une belle « Vierge à l’Enfant », en marbre blanc, de la fin du XVIIème siècle.

 

croixavecagnusdei

 

L’autel de droite, sur son retable, daté de 1815, accueille une œuvre majeure, un crucifix de bois connu sous le nom de « Saint-Christ ». Datée de la fin du XVème ou des débuts du XVIème siècle, cette sculpture, classée « objet historique », œuvre incontestable d’un grand artiste, est, pour certains, attribuable à Michel Ange.

 

presentation-der-6-mai-2016-copie

La conférence sera suivie de la présentation et de la mise en vente du D.V.D. consacré au Saint Christ dans lequel Jules Cruells Capece Minutolo, président des Amis d’Agde et fervent défenseur de l’attribution à Michel Ange, expose l’ensemble de ses arguments et de ses indices.

ENTREE LIBRE (dans la limite des places disponibles)