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Repertoire#1 – décembre 2016

Retour sur REPERTOIRE#1 – Montpellier Danse 16/17

de Mourad Merzouki

Direction artistique Mourad Merzouki

Assistant chorégraphique Kader Belmoktar

Chorégraphies Kader Attou, Anthony Egea, Mourad Merzouki, Marion Motin, Bouba

Landrille Tchouda

Répétiteurs Kader Belmoktar, Aurélien Desobry, Rachid Hamchaoui, Soraya Mohamed,

Cécilia N’Guyen, Mohamed Rouabah

Lumière Cécile Robin assistée de Yoann Tivoli

Scénographie Benjamin Lebreton

Costumes Nadine Chabannier

Production Centre Chorégraphik Pôle Pik

20 et 21 décembre 2016 – Opéra Berlioz (Corum)

Durée 1h

 

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Un hip hop sublimé !

Plateau dépouillé où, seuls, des fûts rouillés évoquent les docks des premiers ballets new-yorkais. Premiers pas, premiers danseurs en costume sombre et premières « performances ». Très vite les fûts s’elèvent et, montant vers les cintres, deviennent luminaires à franges donnant naissance à six autres danseurs, dissimulés jusque-là. C’est bien fait !

Comme pour la totalité du spectacle, le maître mot est lâché : technique parfaite.

 

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Ce répertoire, qui pourrait apparaître comme un puzzle disparate, acquiert son homogénéités par la qualité de ses prestations.

Bouba Landrille Tchouda, Kader Attou, Marion Motin, Anthony Egea et Mourad Merzouki, tour à tour se succèdent des tableaux, neuf au total, extraits de pièces chorégraphiques dues à ces cinq créateurs.

Depuis les origines urbaines, Merzouki nous entraîne dans les différentes influences jalonnant la genèse du genre : « circassiennes, classiques, contemporaines, mais aussi algériennes avec l’extrait de Douar ou brésiliennes avec celui d’Agwa. »

Après un extrait de Terrain Vague de Mourad Merzouki, Urban Ballet revisité par Anthony Egéa, sur une partition du Bolero de Ravel, « annoncent la couleur ». Alternant rythmes lents et dynamiques, rythmes arabo-andalous, orientaux et d’Europe centrale, Repertoire#1 se termine sur un passage, enjoué et enlevé, de Agwa, spectacle brésilien de Mourad Merzouki.

 

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Sans jamais tomber dans la performance individuelle, la ballet reste collectif préservant ligne des corps et l’esprit du hip hop.

« Lignes et cercles se juxtaposent, d’abord par les lumières : les couloirs lumineux horizontaux puis diagonaux succèdent aux halos dessinés sur le sol. De même, la danse épouse ces lignes : la chorégraphie des trente danseurs inscrit dans l’espace un travail sur les lignes très marqué, les tracks quant à eux tracent dans l’air des cercles qui se superposent aux lignes de lumière au sol. La scénographie, et la lumière particulièrement, se font les relais d’une exigence particulière du hip hop, davantage encore dans son apport à la danse contemporaine : le dessin de la ligne, la précision du trait. »

Malgré le risque d’effet « zapping » et d’empilement, Mourad Merzouki a aussi pris celui de l’uniformité. L’absence d’unité dramaturgique n’empêche pas une vision généreuse du hip-hop hexagonal, l’abondance et la perfection technique n’excluent pas une certaine émotion.

 

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Le public ne s’y est pas trompé et la standing ovation réservé aux danseurs et aux chorégraphes apparaît bien méritée !

 

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Liens

Montpellier Danse 16/17

http://www.montpellierdanse.com/spectacle/repertoire-1

Mourad Merzouki (site officiel du CCN de Créteil)

http://www.ccncreteil.com/

 

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Mourad Merzouki

Vidéo

Teaser Répertoire#1