LA BOITE À JOUJOUX

Compte-rendu et impressions sur LA BOITE À JOUJOUX le Samedi 16 janvier 2016 à l’Opéra Comédie – Montpellier

RETOUR SUR « LA BOITE À JOUJOUX »

Claude Debussy

Opéra Comédie – Montpellier

Samedi 16 janvier 2016 à 17h

Spectacle en partenariat avec la saison Montpellier Danse 2015–16

LA BOITE À JOUJOUX

Opéra Comédie, 17 h, le grand hall bruisse dès le perron franchi, de discussions, de rires d’enfants, jeunes et moins jeunes, accompagnés de leurs parents.

Tout est en harmonie, l’horaire, le choix du jour et un prix de billet très accessible ! Quand à l’offre, un ballet hip hop sur un musique de Debussy, elle ne pouvait que concourir à créer l’enchantement !

Avant le « lever de rideau », par une lecture présentant le spectacle, Jean-Michel Balester nous met en condition. Un seul regret, la disparition de l’effet de surprise… on connaît la fin ! Pourtant, explications bien utiles pour situer l’œuvre dans celle de Debussy. L’orchestre va même, en donnant la couleur musicale de chaque personnage, contribuer à une bonne compréhension pour ce public, enthousiaste, mais qu’il faut « accrocher » jusqu’au bout. Gageure pas toujours évidente, quand il s’agit de jeunes enfants.

LA BOITE À JOUJOUX

Et la magie opère ! De très jolis fonds de scène, dont les changements s’effectuent en direct, créent l’ambiance pour chaque articulation de ce conte de fée.  On pense à un théâtre d’ombres chinoises, à un spectacle de marionnettes, de pantomime !

La cerise sur le gâteau, bien entendu, c’est la danse. Les interprètes font entrer de plain-pied le « Hip Hop » traditionnel, celui que l’on peut découvrir sur les places de nos cités, dans l’univers « policé » du Théâtre (avec un grand T). Performance remarquable des six danseurs. On retiendra surtout l’ouverture avec des ombres chinoises évoluant sur fond d’échafaudage.

Les enfants rient, ponctuent les grands moments en laissant éclater leur joie, sans retenue. Au second acte lorsque le soldat amoureux, manipulé par ses compagnons, marionnette désarticulée, revient à la vie, un peu plus tard au moment où la poupée tombe de la valise, les rires éclatent. Le bonheur des plus petits fait plaisir à entendre.

La mise en scène, utilisant des projections d’images en guise de fonds, est une excellente idée. Elle permet une grande souplesse au décor, lui laissant la liberté d’évoluer au cours de la représentation. Si, à l’ouverture, le contenu de la « boite » offrait aux spectateurs un assemblage bien différencié, dans lequel la « poupée » occupait le centre, au-dessous du « vélo », la recomposition finale, rassemblant dans la même case le « soldat amoureux » et sa belle, résume d’une façon simple et efficace l’ensemble des péripéties qui viennent de se dérouler. Comment être plus explicite à l’ère du « tout visuel » ?

Un jeune Augure, quatre ans tout au plus, accompagné de Christine, sa maman, me dit timidement qu’il a aimé. La maman poursuit et, malgré le plaisir ressenti à ce spectacle, aurait souhaité du hip hop plus contemporain. J’écoute, sans répondre. Réalise t-elle le chemin parcouru ?

LA BOITE À JOUJOUX

Dans sa démarche, toujours plus avancée, en partenariat avec Montpellier Danse, l’OONM démontre sa vitalité et l’ouverture, prometteuse, vers de nouveaux publics. En guise de conclusion, je rapporte, in extenso, le cri du cœur de ma voisine de fauteuil : « J’ai aimé entendre rire des enfants, un samedi après-midi, à l’Opéra Comédie. Un vrai bonheur ! »

(Idhérault avec la collaboration de Nathalie)

 

L’œuvre

Claude Debussy (1862–1918)
La Boîte à joujoux

« La Boîte à joujoux est aussi… la boîte à Chouchou, alias Claude-Emma, fille de Debussy pour laquelle le compositeur a imaginé ce charmant ballet pour enfants. Comme souvent, Debussy compose tout d’abord pour le piano, mais se laisse ensuite séduire par les couleurs de l’orchestre. Si une vilaine maladie ne l’avait emporté, son ami André Caplet n’aurait pas achevé la version orchestrale, créée le 10 décembre 1919 à Paris. »

Les artistes

« Un siècle plus tard, le danseur et chorégraphe Hamid El Kabouss s’empare de la partition et invite ses danseurs et le plasticien-performer Vincent Fortemps à faire de même. Sur scène, emmenés par les musiciens de l’Orchestre national de Montpellier sous la direction de David Niemann, les crayons gratteurs de Vincent Fortemps projetteront l’image de figurines de cire qui prennent vie sur le plateau en des danseurs aux mouvements syncopés… comme des boîtes qui s’emboîtent… et comme la ritournelle d’une histoire enfantine qui se crée par des images mouvantes et des corps à la gestuelle libérée.
Après avoir travaillé sur les notions de vivre ensemble, sur la place de l’homme dans la société, Hamid El Kabouss emmène cette fois son hip hop vers l’enfance et ses jeux. »

La distribution

Conception, chorégraphie Hamid El Kabouss

Musique Claude Debussy La Boîte à joujoux

Direction musicale David Niemann – Orchestre national Montpellier Languedoc-Roussillon


Plasticien performeur Vincent Fortemps

Regard extérieur Jean-Marie Lejude

Interprètes Hamid El Kabouss, Valentin Féjoz, Florent Molle, Andréa Mondolini, Yannick Mondolini et Emmanuel De Almeida

Production Opéra Orchestre national de Montpellier Languedoc-Roussillon

 

Liens

Montpellier Danse

http://www.montpellierdanse.com/spectacle/la-boite-a-joujoux.html

 

OONM

http://www.opera-orchestre-montpellier.fr/evenement/la-boite-a-joujoux-0