ROBINSONNE aux ANARTISTES – MONTBLANC le 15 mars 2015

Du jazz à la pop anglaise des seventies en passant par les grands de la chanson…Nougaro, Barbara, Ferré, sans oublier Higelin, Bashung, Brigitte Fontaine…y’en a trop !

Cinq ans de solfège et de piano à l’âge tendre ont aiguisé son oreille naturellement musicienne. Mais très vite, c’est avec la voix qu’elle s’exprime, plus à l’aise pour jouer de ses cordes vocales que d’un instrument. Amoureuse des mots et de ceux qui en jouent, elle écrit ses premiers poèmes dès 7 ans et s’oriente à l’adolescence vers le théâtre où le contact avec le public lui file pour toujours le virus de la scène. Du théâtre à la chanson, il n’y a qu’un tout petit pas, que des musiciens rencontrés de bœuf en jam (l’harmoniciste Gérard CHAMPÊME et le pianiste François POPINEAU) s’acharneront à lui faire franchir définitivement en 1994.

“Liaison Dangereuse”, leur premier groupe, est un trio jazzy salué par France Culture et Télérama (juillet/octobre 1995) lors de son passage au festival Off d’Avignon et au Théâtre de La Mainate à Paris. Mais ce succès d’estime ne permettra pas à la formation de perdurer.
Avec Christian AVRIL, musicien folk – blues, elle crée “Croqueurs de Rêve” en 1996, puis “Chance” (formation rock) et tourne jusqu’en 1999 dans des petits lieux et pour des municipalités de la région Haute-Normandie (“Le Bateau Ivre” à Rouen, la ville des Andelys et de Vernon dans l’Eure…).

Catherine déménage en Avignon et devient Robinsonne pour la scène. Elle se produit, pendant et hors festival, (“Le Village”, “La Caserne des Pompiers” puis à “l’Inédit” à Montpellier ) avec le pianiste Jean-sébastien BRESSY ou Jean Louis Beydon.
Enfin, robinsonne trouve son île dans le petit village de Naves en Ardèche, et c’est avec Joël CHAREYRE , également A.C.I (Auteur-Compositeur-Interprète), qu’elle crée ‘’La Cave à Paroles’’, association pour la promotion des artisans du verbe (chanson, théâtre, poésie…). Accompagnée à la guitare par Joël, elle s’est déjà produite auprès de Yves PAGANELLI le 5 mars 2004 à Les Vans, et sur le plateau de l’inauguration de « La Cave à Paroles » aux côtés d’Emile LLORET et de Jean Marc LEBIHAN le 24 septembre 2004.

robinsonne

Robinsonne et la chanson française

“En fait, je me suis mise à chanter parce que c’était le seul moyen de prendre la parole – je veux dire, pour une nana, quand des gens bien intentionnés me disaient qu’une femme doit rester discrète, sous peine d’être taxée d’hystérie si elle défend ce en quoi elle croit avec conviction – et que je n’avais aucune envie de fermer ma gueule.

Manque de bol, j’ai eu droit à des sorties du genre « Tu es belle et tu chantes bien », ou pire : « Vous avez une belle voix ; vous ne voudriez pas reprendre du Mireille Matthieu ? »ça fait froid dans le dos.

Quand tu fais de la chanson et que t’es une gonzesse, on écoute ta voix, pas tes mots. A la rigueur, on les écoute parce que ce serait les mots d’un autre, qui aurait légitimité à écrire, lui, et toi tu serais son interprète… Y’en a marre ! Je suis une gonzesse et j’écris. Depuis l’âge de 7 ans. Ouais, j’ai des choses à dire ! Non, je suis pas mal baisée, j’ai pas mes règles ! Je ne suis même pas féministe ; je laisse ça aux hommes, il n’y a qu’eux qui peuvent l’être vraiment (le plus grand de tous étant Brassens, bien sûr).

Moi, je ne chante que pour faire entendre des mots, des mots pour émouvoir, choquer pourquoi pas, faire sourire, bref ! Des mots pour communiquer avec mes semblables, pour qu’on avance, ensemble, dans notre humanité, pour se donner des questions et se poser des réponses. Qu’on s’écoute, à la fin ! .Qu’on s’en sorte, des dogmes, des idées toutes faites, de la bienséance et de l’orgueil mal placé ! Qu’on s’aime, quoi, merde !

Voilà pour moi, à quoi ça sert, la chanson.”

Texte extrait du site internet : CHANSONREBELLE.COM