FESTIVAL CHANTS D HIVERS

5e édition du Festival Chants d’Hivers à la Cigalière – Sérignan du 28 au 31 janvier 2015

La fin du mois accueillera la cinquième édition du Festival Chants d’Hivers, dédié cette année aux Voix de Femmes (du 28 au 31 janvier).

5e édition du Festival Chants d'(H)ivers

LA MARIÉE ÉTAIT EN FUITE

de CLHOE LACAN

A peine arrivés, vous êtes plongés dans la danse ! Ici tout commence dès l’entrée. Là, on vous propose un cliché souvenir avec la promise. Là-bas, une conseillère matrimoniale vous offre ses services. Un caméraman recueille vos vœux tandis que, dans la salle, le prêtre accueille ses paroissiens au son joyeux de l’orgue. La table du banquet est prête, vous êtes là… Tout peut commencer.

Mais la Fête tourne mal. La Mariée prend la fuite. Une fuite sur grand écran et c’est au Cinéma que l’on suit son voyage tandis que la Noce délaissée doit festoyer sans elle. L’occasion pour chaque invité de nous livrer en musique ses états d’âmes : amour, abandon, désir, jalousie, fantasmes. Ces huit musiciens, comédiens, chanteurs, parcourent une drôle de carte du tendre et offre un cocktail explosif et acidulé. Le prêtre se pâme pour la Pop, la cousine de province cherche l’amour, le mari délaissé devient poète. La comédie humaine et musicale se joue, sur scène, dans la salle et sur l’écran où les destins se croisent, les cœurs débordent, et les idylles se nouent. Chloé Lacan, en maitresse de Cérémonie mène cette joyeuse troupe réunie juste pour l’occasion et nous entraine dans une Noce Folle et poétique.

« Le projet de « la Mariée en fuite » est né de l’envie de réunir des artistes que j’aime et que je croise depuis des années. De mêler nos univers et de réaliser ensemble ce pari fou de faire un spectacle ou le cinéma se mêle à la chanson, ou le théâtre vient bousculer le concert et où le public fait partie de l’histoire. Cette troupe éphémère ne se réunira qu’exceptionnellement et c’est aussi ça qui donne une saveur si particulière à cette aventure. » Chloé Lacan

Durée : 1 h 30 environ

Avec : Liz Cherhal, Virginie Gritten, Fred Joiselle, Nery , JereM, Thomas Le Saulnier, Nicolas
Cloche et Chloé Lacan

Mise en scène : Damien Dutrait / Films : Damien Dutrait et Antoine Villiers
Sur une idée originale de Chloé Lacan, Damien Dutrait et Antoine Villiers

MERCREDI 28 JANVIER A 20 H 30
TARIF C – 15 € / 12 € (privilège) / 10 € (réduit) / 6 € (-11 ans et carte jeune)
PASS FESTIVAL : 32 € / 4 concerts

LISA SIMONE

La fille de Nina Simone tout récemment installée en France à Carry-le-Rouet, dans la maison de Nina à côté de Marseille, a surpris tout le monde lors de sa tournée inaugurale dans l’hexagone : le public venu voir la « fille de », est reparti en ayant découvert l’une des chanteuses les plus touchantes et les plus « vivantes » sur les planches qui nous ait été donné de voir depuis longtemps.

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Nina Simone ne l’a jamais mise en avant, la cachant pratiquement en Suisse, pour la préserver de son quotidien effréné sur les routes et dans les aéroports. De la Suisse, Simone, a conservé la pratique du français qui lui permet aussi sur scène de lier un vrai contact avec l’auditoire. Longtemps éloignée de sa mère, Simone, de son vrai nom Lisa Simone, a choisi de se frotter aux scènes du music-hall de Broadway sur lesquels elle a excellé pendant des années.

Le chemin du jazz a finalement été assez tardif. En 2009, elle est l’une des quatre interprètes de « Sing the Truth », concert spécial avec Dianne Reeves, angélique Kidjo, Lizz Wright sur les musiques de Nina Simone. Ce galop d’essai, véritable réussite qui lui permet de jouer sur les plus grandes scènes de jazz dont Montreux, Jazz à Vienne, North Sea Jazz Festival, Istanbul, etc, est un déclencheur. S’ensuit alors un premier album en big-band qui met en avant ses qualités naturelles de chanteuses notamment une puissance vocale assez rare et lui ouvre les portes de plusieurs orchestres internationaux. Son deuxième album est sorti en Octobre 2014. En plus de s’installer à Marseille, Simone a fait le choix de signer sur un des labels de jazz (français) les plus dynamiques du moment en Europe : Laborie Jazz, label qui a découvert Yaron Herman, Shai Maestro et bien d’autres. C’est celui-ci qu’elle présentera lors de cette tournée, mêlant son univers personnel à quelques relectures attendues de classiques de Nina Simone.

« Lisa Simone est aussi rayonnante que sa mère était torturée. Bien que puissante, sa voix n’a rien à voir avec le timbre maternel ». Le Parisien

« Elle ne surjoue jamais, et elle est pourtant toujours en apesanteur, diva magnifique à la voix d’or». L’Echo

Lisa Simone : chant / Hervé Samb : guitare / Reggie Washington : basse / Sonny Troupé : batterie

JEUDI 29 JANVIER A 20 H 30
TARIF B – 20 € / 18 € (privilège) / 15 € (réduit) / 5 € (-11 ans et carte jeune)
PASS FESTIVAL : 32 € / 4 concerts

PARIS COMBO

Depuis presque vingt ans, Paris Combo n’a cessé de se produire dans tous les grands festivals et a enchaîné les salles prestigieuses. Un savant mélange de swing, jazz manouche, chansons de l’entre-deux-guerres et rythmes latins qui lui a donné une place particulière dans le paysage musical français.

Paris Combo revient aujourd’hui sur scène avec un nouvel opus, « 5 ». Un titre simple. Après tout, c’est le cinquième album de Paris Combo. Mais le groupe est aussi resté cinq ans dans une longue pause sans disques ni concerts. Et ils sont toujours cinq : la chanteuse Belle du Berry, le pianiste et trompettiste David Lewis, le guitariste Potzi, le batteur François Jeannin et le nouveau contrebassiste, Emmanuel Chabbey.

Paris Combo, Istanbul. © Jorge Fidel alvarez 2012

Et, avec « 5 », ce sont de réjouissantes retrouvailles avec le swing singulier de Paris Combo, ses souvenirs de Django ou des tropiques fifties, son élégance intemporelle et son romantisme gouailleur. On réalise soudain que le temps a été long sans eux, mais qu’ils n’ont pas changé – pas plus que ne changent le printemps ou la douceur des bords de Marne. Car Paris Combo sait tout danser : la métaphysique et l’amourette, le fantasme et le voyage, le refrain qui gigote et le couplet qui médite. Affaire de malice, de virtuosité, de sincérité, de poésie… Ce groupe avait surgi de l’underground du Paris postmoderne des années 90, et revient inchangé et grandi à la fois, comme si les ans n’avaient nulle prise sur sa liberté, sa gourmandise et son inspiration.

En 2006, Paris Combo avait posé ses valises. « À l’époque, nous nous sommes arrêtés pour souffler, raconte David Lewis. Les uns et les autres ont fait des enfants, menés d’autres projets, laissé le temps passer… Au bout de cinq ans, nous nous sommes retrouvés ». À cause de l’Amérique. Parce que, là-bas, Paris Combo est « very French » et qu’un producteur les voudrait pour une énorme soirée au Hollywood Bowl avec orchestre symphonique, au cours de laquelle seront célébrées la France et sa musique. Alors le groupe réalise que le temps a trop passé et se retrouve. « Musicalement, c’était très surprenant et très évident : nous avons repris le fil, note Belle du Berry. Mais, entretemps, nous avions eu besoin de retourner à nos sources et à nos parcours personnels après dix années ensemble. Il avait fallu souffler pour revenir au son de Paris Combo ».

Et ces retrouvailles débouchent sur une évidence : aller jouer devant 18000 spectateurs ne suffit pas; il faut de nouvelles chansons. Le nouveau répertoire naît de séances d’improvisation pendant lesquelles l’âme et le style de Paris Combo se retrouvent instinctivement. Pour la première fois, toutes les chansons d’un album sont composées collectivement. Puis Belle du Berry, icône des années 30 téléportée au XXIe siècle, écrit les douze textes – « peut-être un peu plus réfléchis, après cinq ans de maturation », remarque-t-elle.

Enregistré à Paris au studio Labomatic, chez Bénédicte Schmitt et Dominique Blanc-Francard, l’album devient aussi une aventure américaine, puisqu’il sort d’abord là-bas, au printemps 2013. « Aux États-Unis, Paris Combo est un groupe à la fois exotique et familier, remarque David. Notre musique incorpore beaucoup de jazz, le travail instrumental est parfois mis très en avant, et la voix cuivrée de Belle séduit les Américains, bien qu’elle ne chante qu’en français ». Et quel autre groupe français connait une telle carrière là-bas sans jamais incorporer une chanson en anglais à son répertoire ? Sur l’élan de la tournée américaine, Paris Combo est aussi parti visiter l’Est de l’Europe avant de revenir aux scènes françaises. Après tout, courir la planète est dans sa nature : depuis son premier album, Paris Combo, en 1997, le groupe a chanté dans tous les grands festivals et enchaîné les salles prestigieuses (dont deux Olympia), chaque disque s’accompagnant de longues tournées (Living-room en 1999, disque d’or et nomination aux Victoires de la musique, Attraction en 2001, Motifs en 2004).

Et on retrouve dans « 5 » l’insolence du regard et le sens de l’ironie douce qui habitent Paris Combo depuis ses débuts. Ainsi, le premier single du nouvel album, Je te vois partout, est une chanson d’amour sous laquelle on peut lire une jolie mise en boîte de nos cultes contemporains. Car, une fois de plus, Paris Combo se déguise en groupe de world music hexagonal pour écouter battre le cœur du monde.

Belle du Berry : chant, accordéon
Potzi : guitare
François Jeannin : batterie, choeurs
Emmanuel Chabbey : contrebasse
David Lewis : piano, trompette, bugle

VENDREDI 30 JANVIER A 20 H 30 – Première partie (programmation en cours)
TARIF C – 15 € / 12 € (privilège) / 10 € (réduit) / 6 € (-11 ans et carte jeune)
PASS FESTIVAL : 32 € / 4 concerts

18 H 30 : SHOW CASE A LA MEDIATHEQUE S. BECKETT DE SERIGNAN

(entrée libre, dans la limite des places disponibles)

FLAVIA COELHO

Flavia est nomade de naissance. Une soif d’aventure héritée de sa mère, maquilleuse pour les premiers travestis du quartier de Sao Gonçalo à Rio de Janeiro. A la maison elle écoute à tue-tête Diana Ross, Nina Hagen et les divas de la chanson populaire brésilienne Gal Costa et Maria Bethânia, tandis que son père collectionne des cassettes de musiques traditionnelles du Nordeste. Petite fille, Flavia s’imprègne du Forro et de la musique Repente des griots brésiliens.

COELHO_Bernard-Benant

Flavia a 8 ans quand ils déménagent à Sao Luis, qu’on appelle aussi l’Ile de l’Amour, prise entre la forêt tropicale, les marécages et les plages. A cette époque elle se balade partout dans la maison en chantant avec un seau sur la tête. C’est avec cette chambre d’écho artisanale-une idée de sa mère-que Flavia va commencer à découvrir sa voix. Elle n’a que 14 ans quand elle répond à une annonce pour intégrer un groupe de filles « As Solteirissimas » (Les Célibataires) qui cherche une nouvelle chanteuse. Une double vie commence! Elle chante en secret dans les bars, travaille sa voix sans relâche et ses rythmes dans tous les styles, du grunge au punk, du rock au jazz, du rap à la pop.

La jolie carioca n’a vraiment pas froid aux yeux. Flavia a connu toutes sortes de galères : évoluant dans les quartiers les plus dangereux de la ville, elle a erré de squats en arrêts de bus avec quelques nuits blanches dans les jambes et traversé le Brésil de long en large pour faire entendre son chant. Elle quitte Rio en 2006, au moment où elle commence à s’y faire un nom, pour tout recommencer à zéro, à Paris, la ville de ses rêves. C’est l’époque où elle chante dans le métro, joue du chapeau dans les bars et cabarets, garde des enfants, fait des ménages et promène des chiens.

Depuis qu’elle vit à Paris, Flavia trouve que “tout sonne brésilien”. C’est exactement ce que l’on ressent à l’écoute de « Mundo Meu », son nouvel album produit et réalisé par Victor-Attila Vagh et mixé par Tom Fire. Elle y déplie son monde intérieur comme une carte urbaine immense et multicolore. Son flow y résonne sur un Baile Funk urbain, le Repente de papa devient Afrobeat, le Forró et la Samba retrouvent des couleurs et se la jouent Hip-Hop, les racines de la musique africaine poussent au milieu des chants Kanak, le boléro revisité danse le ragga, et les musiques d’Europe de l’Est s’invitent sous les tropiques en faisant un détour par la Jamaïque.

Flavia est celle qui bâtit de nouvelles textures sonores sur la mémoire de toute la culture musicale brésilienne. Plus roots que le premier opus « Bossa Muffin », « Mundo Meu » (Mon Monde) nous raconte ses racines et nous plonge dans sa jungle urbaine et dans l’argot de sa langue natale. « Dans Mundo Meu je ne chante pas que la beauté du Brésil, le danger je l’ai senti toute ma jeunesse ». Les treize nouveaux morceaux encore tout chauds de « Mundo Meu » donne soudain envie de faire la fête avec elle et avec son prochain, d’escalader une montagne en dansant le calypso, de taguer à la bombe son optimisme sur les murs et de croire pour une fois que l’Homme est bon par nature.

« Il faut voir Flavia Coelho en live pour prendre la mesure de son charisme […] un peps et une fraîcheur irrésistibles ». TÉLÉRAMA

Flavia Coelho : chant
Victor Vagh : claviers
Seb Lunghi : guitare
Al Chonville : batterie

SAMEDI 31 JANVIER A 20 H 30 – Première partie (programmation en cours)
Tarif C – 15 € (assis) / 11 € (debout) / 12 € (privilège) / 10 € (réduit) / 6 € (-11 ans et carte jeune)
PASS FESTIVAL : 32 € / 4 concerts

LA CIGALIERE

1 Avenue de Béziers, 34410 Sérignan
04 67 32 63 26

www.lacigaliere.fr/