festival fabrique

Festival FABRIQUE à Béziers les 26 et 27 décembre 2014

FABRIQUE : Festival pluridisciplinaire et alternatif de la libre création artistique Biterroise.

La 5e édition du festival FABRIQUE se tiendra les 26 et 27 décembre 2014 respectivement à la Colonie Espagnole, lieu d’accueil historique du festival, et à sortieOuest à Béziers.

Vendredi 26 décembre 2014 à la Colonie Espagnole

MARVIN

Marvin, trio montpelliérain formé en 2003, a réalisé deux albums (« Marvin s/t » et « Hangover The Top ») qui lui ont permis d’être reconnu à la fois par la critique (couverture de Noise Magazine, Top 10 Tsugi…) et par le public comme un des groupes indé français les plus importants de ces dernières années. Le très attendu nouvel album « Barry » à paraître début juin a été produit par Vincent Robert (Electric Electric). Paradoxalement c’est leur disque le plus heavy et le plus ambient, le plus rock et le plus pop. Il combine parfaitement l’énergie qui a fait le succès de Marvin en concert et une palette sonique de plus en plus riche et innovante. Si beaucoup des références du groupe sont issues des années 70 (Led Zep, Sabbath, Devo, Eno, Neu !…) pour être réinvesties par la dextérité du rock le plus exigeant des années 90 (Trans Am, the Jesus Lizard…), leur musique est désormais unique. Complexe et immédiat, « Barry » est assurément leur album le plus abouti.

En parallèle, le groupe a formé avec Pneu, Papier Tigre et Electric Electric, « La Colonie de Vacances », un concert quadriphonique où le public est plongé au milieu de quatre scènes, les groupes réunissant leurs répertoires et combinant leurs affinités pour une expérience sonique singulière. Continuer à aller de l’avant, à innover, à proposer tout en s’amusant, avec passion et sincérité, voilà ce que Marvin fait le mieux.

DICK VOODOO 

Sous le pavé des gated communities de l’occident figé défilent d’étranges processions. Elles rassemblent au sein d’étroites cavernes d’alcool et de fumée ceux venus remercier l’électricité. Deux opérateurs leur répondent, l’un contrôle les oscillations mathématiques primitives de ses machines, l’autre scande à haute voix l’amplification des volts.

Ils créent l’orage spéléologique, la fureur troglodyte, repartent dans le noir qui attend l’aube et annoncent d’autres villes à prendre.

SOUND SWEET SOUND

Les six musiciens de Sound Sweet Sound délivrent un rock néo-psyché capable de nous emmener dans des nappes sonores hypnotiques… Dans la droite ligne des Brian Jonestown Massacre et autres Black Angels, l’alliance de la voix nonchalante du chanteur et de celle, profonde, de la chanteuse, mêlées de percussions et flûtes exotiques et de claviers vintage, composent une transe quasi mystique…

SUBSTITUT

Substitut est un power trio de hard rock psychédélique. Formé en 2008, leur premier album éponyme a vu le jour en avril 2013 en CD et vinyle, après une centaine de concerts à roder les morceaux. Leur nouvel EP “Rockin Trick Club”, explore différents aspects du rock psyché : riffs plombés, sonorités orientales, structures hypnotiques, toujours empreint d’improvisation blues. Y figure la participation du groupe texan Amplified Heat, rapportée d’un voyage outre-Atlantique. Avec une rythmique zeppelinienne et un chant à la limite de la rupture, Substitut apporte une touche d’improvisation fiévreuse à chaque concert, donnant son caractère spécial au live.

ÖFÖ AM

Formé en 2008 à Montpellier, ÖfÖ Am est un trio évoluant dans un univers heavy instrumental. Leur délire ce sont les vieilles guitares et le vieux son bien gras. D’ailleurs Nico fabrique lui-même les overdrive, fuzz et autres pédales en tous genres qu’utilise ÖfÖ Am. Des influences allant d’Ennio Morricone à Unsane en passant par Led Zeppelin et Ravi Shankar composent l’univers du trio qui construit  chacun de ses morceaux comme la BO d’un film imaginaire. Après un premier EP chez Head Records en 2008, le groupe a partagé un split 45 tours avec Karma To Burn (Napalm Records – 2010) puis sorti un album (Slow Death – 2011) et un split 33 tours avec leurs copains de Lahius (Head Records – 2014) ; le prochain album est en route.

RAISING KANE

Raising Kane, vainqueur de l’ultime tremplin Vulcarock (alors sous le nom de The Troops) vous propose un rock efficace alliant férocité et douceur dans des mélodies puissantes où les amateurs de Stoner et de Headbanging trouveront leur compte.
Ce quintette aux membres à peine majeurs, influencé par les plus grands, vous fera connaître l’ambiance enfumée et mouvementée qu’ils distillent sur les scènes régionales depuis 2010.

Samedi 27 décembre 2014 à sortieOuest

SCENE JARDIN

JC SATAN

JC Satàn c’est la rencontre entre Arthur (Polar Strong, The Meatards, Crane Angels, etc.), enfant surdoué prenant les caves crasseuses bordelaises pour cour de récrée et Paula la Turinoise, compositrice, dessinatrice, touche‐à‐tout, adoptée et chérie par la caste garageuse nationale. Déjà remarqués avec leur premier LP Sick Of Love (2010), suivi par différentes collaborations avec Le Pêcheur, Born Bad Records, etc., ils remettent le couvert en 2011 avec l’excellent Hell Death Samba (Slovenly Records (US)) qui sera accompagné d’un important succès critique et public. Pour leur 3ème opus, Faraway Land, le groupe s’associe au jeune et talentueux label parisien Teenage Ménopause (Catholic Spray, le Prince Harry). On y retrouve évidemment ce qui fait leur marque: un univers sonique, d’une beauté troublante, entre garage rugueux et noisy‐pop déviante. Comme à l’accoutumée le groupe refuse de sombrer dans la redite, sort de sa zone de confort, brouille les pistes, et s’en va lorgner sur les terres des Pixies ou encore celles de Queen of the Stone Age pour accoucher de onze pépites dantesques. Encore une fois, JC Satàn signe, avec ce Faraway Land, un album audacieux et déroutant, une musique décomplexée qui à l’instar de Thee Oh Sees et des Black Lips explose les canons de la musique garage.

AQUASERGE

Tour à tour psychédélique, pop ou krautrock, leur musique alterne références à l’école de Canterbury, longues improvisations, et autres sonates aquatiques. Backing-band occasionnel pour Burgalat et April March, on les retrouve également auprès de Stereolab, Laetitia Sadier,Tame Impala, Melody’s Echo Chamber… Ils élaborent une musique énergique et groovy, aventureuse et étincelante.

A quoi sers-je ?

Aquaserge s’est formé en 2005 autour de musiciens désireux d’explorer les profondeurs abyssales du rock : kraut, noise, progressif, free… et d’exploser le « format chanson », dans l’esprit « fin 60’s », à la manière des Wyatt, Gainsbourg, Coltrane, Zappa, Hendrix, Beach Boys… Leur musique est composée collectivement en studio et raconte, d’opus en opus, l’étrange mythologie du capitaine Serge errant dans les abysses à bord de son sous-marin cigare.

Ils apparaissent pour la première fois en concert en juin 2008 en ouverture de Bertrand Burgalat. Aquaserge devient alors le backing band du fondateur du label Tricatel ainsi que celui d’April March. Les membres du groupe sortent régulièrement de leur habitacle pour collaborer avec Makoto Kawabata et Acid Mothers Temple, Kinski, Monade, Forever Pavot, Moodoïd… et jouer sur scène avec Stereolab, Laetitia Sadier, April March, Bertrand Burgalat, Jef Barbara, Hyperclean, Tahiti80, Tame Impala, Melody’s Echo Chamber, Damo Susuki (Can), Dorian Pimpernel…

Ils se sont produits au Klangbad Festival (Faust studio), aux Siestes Électroniques à Toulouse (avec Kawabata Makoto et Keiji Haino, aux côtés de Gong, Art Bears), pour le 3ème édition du Rock In Opposition, aux USA et en Europe lors de tournées mémorables.

Le 1er maxi 45T ‘Tahiti Coco‘ sort en septembre 2008 sur le label américain Manimal Vinyl Records. Après un 1er LP auto-produit (‘Aquaserge Un & Deux‘) début 2010, c’est en avril que sort sur le même label américain leur 2e album ‘Ce très cher Serge, spécial origines‘ accompagné d’une tournée aux USA.

En 2010, Aquaserge complète la production d’un disque avec April March (Freaksville Records, 2013).

Leur dernier EP ‘Tout arrive‘ est sorti chez Chambre 404/Arista/Sony en mars 2014 et le nouvel LP ‘à l’amitié‘ sortira en mai 2014.

OH! TIGER MOUNTAIN

Toujours fourmillant d’idées, Mathieu Poulain célèbre en grandes pompes le retour sur disque de son projet Oh ! Tiger Mountain, avec The Start of Whatever, deuxième LP (après Sings Suzie) toujours marqué par des ambiances kaléidoscopiques et une vague d’enthousiasme contagieux. En songwriter et poète rêveur, ses chansons capturées sur le vif, tels des polaroïds de paysages dansants, se rapprochent d’une épopée béate en compagnie des Beats, de Lee Hazlewood et Brian Wilson. Les références à la pop anglaise des sixties, la surf, le blues et la folk croisent et côtoient cumbia, dub et reggae, jusqu’à transmuter par une alchimie dont seul ce crooner 2.0 aurait la recette pour rendre tout cela évident.

Les scènes décrites par une plume singulière et hallucinée semblent dissimuler des tranches de vie codifiées, tout en restant simples et directes de prime abord. Les titres aux mélodies entêtantes, rythmiques classieuses à la guitare baryton et nappes aériennes de synthés analogiques sont plus efficaces, respectant ainsi l’équation de tout bon disque pop.

La maturité et les expériences acquises au contact des autres artistes de son collectif Microphone Recordings ont inévitablement nourri sa démarche, notamment aux côtés de Kid Francescoli et Pedro Lopez de Moondawn, ses comparses sur scène, ainsi qu’en accompagnant Johnny Hawaii à son tour.

Son implication dans Husbands (nouveau groupe commun avec Kid Francescoli et Simon du groupe Nasser) lui permet d’approfondir l’idée d’une production plus travaillée tout en mettant en relief cette musique allant de l’avant dans une approche résolument positiviste.

Dans ce disque se développe un éventail de ses talents, démontrant une certaine manière d’approcher une idée, non pas de la perfection mais de sa réalité propre, bien plus intéressante et vivante qu’une illusion éphémère… ou comme il le dit lui-même, « You look alive only when you’re shown truer than life ».

FOREVER PAVOT

Le monde de la pop se divise en deux catégories. D’un côté, les groupes qui font du vieux avec du neuf. On les connaît, on a les noms. Bâillements. De l’autre, ceux qui font du vieux avec du vieux, retardataires de guerres qu’ils n’ont pas vécu, à la recherche d’époques qu’ils n’ont pas connu et de consoles analogiques chinées sur eBay dans l’espoir de sonner comme le Velvet Underground. Tout aussi pathétiques que les premiers, le tout doublé d’une obsession pour le mimétisme qui donne à leur avenir un gout de Petit Beurre trempé dans du formol.

« La mode, c’est ce qui se démode » disait Cocteau. S’il est mort sans avoir pu écouter le premier album de Forever Pavot, on doit bien reconnaître au poète une prophétie : la classique opposition entre passé et futur est complètement conne. Sur ce registre, Forever Pavot s’en tire avec les honneurs. Faire du neuf avec du vieux, ou plutôt faire du beau grâce à des vieux, c’est toute l’ambition de « Rhapsode », disque où les sixties d’Ennio Morricone, Francis Lai et autres compositeurs de musiques de films trouvent enfin le chanteur qui leur manquait.

Mais attention, sous les pavés de ces compositeurs soixante-huitards, pas de plagiat. Comme la vieille pierre est un investissement sur le long terme, on aurait envie de décrire Emile Sornin, leader de Forever Pavot comme un artisan du solide, à la fois pro de la bidouille et démolisseur de cloisons. Ses armes, il les a faites au sein d’un premier groupe – feu Arun Tazieff – où l’envie d’être le chef d’orchestre se fait déjà sentir. Emile y développe déjà les techniques chères à François de Roubaix : rêver ses chansons, les bricoler solo et piste par piste, puis finalement les accoucher dans le studio de ses frères de cœur, les toulousains d’Aquaserge. Le résultat s’avère à la hauteur des nuits blanches : là où d’autres se contentent de copier le passé, Emile empile les mille-feuilles sonores, réhabilite le clavecin dans ce monde étriqué qu’est devenu la pop et compose des morceaux arrangés (Electric Mami) qui donnent l’impression d’entendre Strawberry fields forever chanté par les Zombies. Après un premier 45T « Christophe Colomb » autoproduit au printemps 2013, « distribué gratuitement avec des chocolats » puis repressé par Frantic City, l’histoire de Forever Pavot commence à prendre forme autour d’un nouveau groupe. Viendront deux autres maxis (le premier chez les Anglais de Sound of Salvation en janvier 2014, le second en avril chez Requiem pour un Twister), tous pressés à si peu d’exemplaires que déjà le mot CULTE s’écrit en gros sur le front de cet Emile aux cheveux longs.

Il y a donc un nouveau locataire dans la résidence Jean-Claude Vannier. Du genre discret, mais plutôt bruyant. Guitares fuzz, farfisa endiablées, lignes de basses mixées bien en avant dans la tradition Burgalat, parties de flutes (parties de flutes !), cavalcade de chevaux sur Miguel El Salam, « Rhapsode » c’est le grand Western d’intérieur filmé par l’ORTF, à tel point qu’on s’attend parfois à voir surgir Jean-Christophe Averty surgir de derrière une enceinte, caméra et joint dans la main. Encore une fois, l’habit ne fait pas la moine ; le nom Forever Pavot n’est pas né d’une apologie des drogues : « c’est parti d’une blague, un jour j’ai lu trop vite un “flower power” très mal écrit sur une trousse d’écolier. Ca m’a fait rire… » dit Emile. Fan de prog, de jazz mais également de psyché turc, il est aussi clippeur pour d’autres (les vidéos de Disclosure ou Dizzee Rascal, c’est lui) et prouve à chaque instant que les apparences sont souvent trompeuses. « Je me sens un peu comme Stereolab ou Broadcast, ces artistes qui puisent dans le passé pour faire quelque chose de nouveau (…) Il y a une dizaine d’années je faisais du punk hardcore, ensuite j’ai fait de la chiptune, de la pop, des compos garage / folk enregistrées sur K7, et maintenant des choses inspirées des musiques de films 60’s…la seule ligne directrice ce sont mes envies. personne ne pourra m’emmerder si je veux faire un album de reggae dans 3 ans ou un album de chanson française. Parce que c’est moi qui décide ». Etre moderne, c’est être maitre de son temps. Quant au paradis d’Emile, il est évidemment pavé de bonnes intentions.

DATE WITH ELVIS

L’énergie du rock et les lamentations guitaristiques du blues. Fondé en 2010, Date With Elvis marie ces influences sous une production garage qui envoie promener dans le mix les furies alourdies du rock sudiste, de Jon Spencer ou des Cramps – qui a  inspiré le patronyme du groupe. Les eaux saumâtres du Mississippi ne sont jamais loin, peuplées de riffs graisseux et de batteries brisées, d’architectures primaires allumées d’éclairs lumineux qui chahutent la mixture entre le lourd et le céleste. Après un premier EP largué depuis la galaxie la Dame Noir – et remixé au passage par Nasser ou Kolombo -, la formation réduite – qui fait autant de raffut que s’ils étaient 15 – remet ça avec une nouvelle sortie – toujours sur la Dame Noir – prévue pour septembre 2014. Avec en prime les remixes de Yann Wagner, Vox Low et FK Club.

JOHNNY HAWAII (BAND)

A l’écoute de « Southern Lights », le premier album de Johnny Hawaii paru l’année dernière, on se dit que le Marseillais a inventé l’ambient-surf-music. Une musique rêveuse et insaisissable, faite de longues plages aériennes et scintillantes. Les guitares réverbérées et les boucles hypnotiques évoquent le ressac incessant des vagues et la torpeur d’un été sans fin.

FABULOUS SHEEP

Fabulous Sheep est un groupe indépendant originaire de Béziers.

Ses membres dédient tout leur temps et leur jeunesse à la musique.

Cette dernière alliant mélodie pop et énergie punk, trouve son inspiration autant dans le rock New-yorkais (Velvet Underground, Television, The Strokes) que dans celui de nos voisins anglais (The Clash, The Libertines, Joy Division…)

Un son abrasif, des guitares clinquantes et un saxo déjanté, sur scène les jeunes garçons donnent sans limites.

Les textes sont chantés en Anglais et en Français. Ils expriment une envie de passer à l’acte, de foutre le camp, de croire en ses rêves, ses idéaux.

Une poésie urbaine portée vers la jeunesse et le mouvement.

INFOS PRATIQUES

TARIFS

Sur place :
26 DECEMBRE – COLONIE ESPAGNOLE : 8€
27 DECEMBRE – SORTIEOUEST : 17€
PASS 2J : 20€

Attention, les places sont limitées

COLONIE ESPAGNOLE
1 Rue Vieille Citadelle, 34500 Béziers

SORTIEOUEST
Domaine de Bayssan le Haut
Route de Vendres
34500 Béziers

EN VOITURE

Depuis l’autoroute A9 : sortie n°36 « Béziers ouest »
Suivre les panneaux « Domaine de Bayssan – théâtre sortieOuest »
Suivre Bayssan le haut

Depuis Béziers : prendre la nouvelle rocade D64
Suivre la direction autoroute A9 – Barcelone / les plages (Vendres)
Suivre les panneaux « Domaine de Bayssan – Théâtre sortieOuest » (après le centre équestre) suivre Bayssan le Haut

Pensez au co-voiturage !

EN BUS

Béziers/Vendres, ligne n°213, du lundi au samedi (sauf jours fériés)
Télécharger les horaires : Horaires ligne 213

Site web Hérault transport

Renseignements : 04.67.90.25.34

Toutes les infos sur le site internet du festival :

http://www.fabrique-festival.fr/