VENDREDI 27 JUIN 2014 au Melrose Café à Agde
Entretien avec PERFECT MATCH : OLIVIER KER OURIO – EMMANUEL BEX – MATTHIEU CHAZARENC

PERFECT-MATCH-COVER

 

Olivier KER OURIO, le Breton des Îles, garde son cap, creuse son sillon, et fait le choix de privilégier la complicité et la fidélité à des musiciens avec qui partager, dialoguer, échanger et s’amuser prend tout son sens.

Après une première collaboration sur l’album MAGIC TREE (2010), salué par la critique (4 clés Télérama), OKO persiste et signe en enregistrant à nouveau avec le poète et magicien de l’orgue Hammond, Emmanuel BEX, car entre l’orgue Hammond de celui-ci , l’orgue à bouche d’ OKO et les tambours de Matthieu CHAZARENC (plus de 10 ans de complicité amicale et musicale),  c’est le « PERFECT MATCH« , la combinaison idéale, l’accord parfait.

Qu’ Emmanuel BEX s’exprime à l’orgue ou vocalement, OKO trouve avec lui la correspondance absolue, la poésie à fleur de peau, avec pour seule quête la recherche de la mélodie pure et de la note juste.

Avec Matthieu CHAZARENC, la connivence et la complicité jouent à plein et offrent à OKO les rythmiques chaloupées et cabossées qu’il affectionne tant depuis son enfance à la Réunion.

Ces trois acrobates jonglent avec une aisance animale et fluide, s’amusent à se surprendre avec humour, s’envoie la balle comme dans un match de tennis où chaque protagoniste serait à tout moment interchangeable.

OKO, dans ce nouvel opus où le répertoire original a été entièrement composé à la guitare, s’offre le plaisir d’enregistrer pour la première fois toutes les guitares, sur l’insistance de ses compagnons de route.

Enfin, en hommage à son île de la Réunion qui l’a marqué à vie, OKO récite avec jubilation un texte en créole, spécialement écrit pour le titre « HOME » par le grand poète et chanteur Réunionnais, Carlo DE SACCO, du groupe GRÈN SÉMÉ.

La musique d’ OKO ne fait pas de détour, elle transporte votre esprit dès les premières notes et nul doute qu’entre ces magiciens, c’est le « PERFECT MATCH » !

Après une première collaboration sur l’album MAGIC TREE (2010) et de nombreuses scènes, j’ai choisi d’enregistrer à nouveau avec le magicien et poète de l’orgue Hammond: Emmanuel BEX.
À la batterie, après plus de dix ans de concerts ensemble, de complicité amicale et musicale, j’ai enfin la chance d’inviter Matthieu CHAZARENC sur ce nouvel album.
Quant aux percussions, après l’album « Somminkèr » avec Danyel WARO, c’est pour moi l’occasion de retrouver le roi des percussionnistes Réunionnais, le félin Nicolas MOUCAZAMBO.
Pour ce disque au répertoire entièrement original, ayant tout composé à la guitare, et sur l’insistance de mes compagnons de route, je me suis offert le plaisir de jouer pour la première fois toutes les guitares !
Enfin, en hommage à mon île de la Réunion par laquelle je suis marqué à vie, je me suis aussi amusé à réciter sur le titre « HOME » un texte en créole, spécialement écrit pour l’occasion par un grand poète et chanteur Réunionnais, Carlo DE SACCO, du groupe GREN SEMÉ.

Sachez-le, pour moi, entre Emmanuel BEXMatthieu CHAZARENC et Nicolas MOUCAZAMBO, c’est le « PERFECT MATCH« , l’accord parfait.
Je vous souhaite autant de plaisir à l’écoute de cet album que j’en ai à jouer avec ces magiciens.

Olivier KER OURIO

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Olivier Ker Ourio
Etabli à Paris depuis 1992, après une enfance passée à l’île de la Réunion, Olivier Ker Ourio est aujourd’hui reconnu comme l’un des meilleurs harmonicistes chromatiques de jazz de la planète.
Salué par les critiques comme le seul vrai successeur de Toots Thielemans, Ker Ourio est non seulement un soliste très demandé (Sylvain Luc, Marcel Azzola, Michel Legrand, Didier Lockwood, Danyel Waro…), mais également un brillant compositeur et leader inspiré. Expressive et chaleureuse, sa musique privilégie l’émotion et va droit du coeur.
Dans ses huit albums enregistrés à ce jour, ses compositions dévoilent un monde poétique habité de mélodies lyriques, d’harmonies inventives et de rythmes inhabituels.
Le monde d’ OKO a le souffle de l’âme. On le retrouvera avec bonheur dans son prochain opus “Perfect Match” (sortie prévue début 2014), enregistré avec des compagnons idéaux : Emmanuel Bex (orgue Hammond), Nicolas Moucazambo (percussions), Matthieu Chazarenc (batterie).

Des racines et un rêve

ConcertOlivier Ker Ourio est né à Paris en 1964, mais a passé son enfance à l’île de la Réunion, où ses ancêtres Bretons s’établirent en 1728. A l’âge de huit ans, ses parents lui offrent un harmonica chromatique (dont joue son père en amateur). Au début un simple jouet, l’instrument deviendra très vite l’objet d’une passion à vie.

A 20 ans, Ker Ourio rentre en France pour étudier l’informatique à Grenoble. Heureusement, son harmonica l’accompagne et c’est là que l’histoire commence, avec la découverte du jazz et ses premiers concerts en amateur.

De retour à la Réunion, il étudie avec François Jeanneau au Conservatoire National de Région, forme son premier groupe et se produit dans les clubs et festivals de l’île, tout en travaillant commme analyste-programmeur. En 1992, il fait la première partie de Dee Dee Bridgewater. Il décide alors de s’installer définitivement à Paris pour réaliser son rêve: se consacrer à plein temps à l’harmonica chromatique et au jazz.

Des prix, des rencontres

PortraitUn an plus tard, une étape décisive: il remporte les prix de soliste et d’orchestre au Concours National de Jazz de la Défense avec le vibraphoniste David Patrois, Laurent Camuzat, Olivier Le Goas et se retrouve programmé au Paris Jazz Festival de Radio France. Suivent des concerts et passages télévisés. Il commence à jouer à travers l’Europe et part en tournée en Russie avec le groupe InterJazz.

En 1994, Ker Ourio rencontre Michel Pétrucciani et se produit en concert avec lui. Il rencontre aussi Aldo Romano, donne des concerts avec lui et est invité à participer à son album « Prosodie », avec Paolo Fresu, Stefano di Battista, Franco d’Andrea, et Furio di Castri. Il est aussi Lauréat de la Fondation de la Vocation.

En 1995, il part à New-York un an pour étudier la composition avec Franck Amsallem. Il multiplie les rencontres et participe à l’album « Sound Tracks » de Joe Locke, sur lequel il côtoie Rufus Reid et Gene Jackson.

« Le seul vrai successeur de Toots Thielemans »

Toots ThielemansCENTRAL PARK NORD (1997), enregistré à New-York avec David Kikoski, Ed Howard et Clarence Penn, marque les débuts de Ker Ourio en tant que compositeur et leader, combinant maîtrise technique et un rare sens lyrique. Selon les critiques : Ker Ourio est « le seul vrai successeur de Toots Thielemans. »

De retour à Paris, Ker Ourio élargit sa palette musicale et travaille avec de nombreux musiciens, parmi lesquels Pierre de Bethmann, Gildas Boclé, Tony Rabeson, Denis Leloup et Pierrick Hardy. En 1999, il les réunit pour son deuxième album: « OTÉ L’ANCÊTRE ! », un hommage à ses lointains ancêtres Bretons dans lequel il mélange jazz, influences celtiques et maloya de la Réunion.

A RIDE WITH THE WIND (2001), développe les liens musicaux avec Pierre de Bethmann et Gildas Boclé, et accueille un nouveau venu, le batteur Franck Agulhon. Le quartet est complété par des invités, Toots Thielemans, Claudio Pontiggia, Jacques Pellen, Nelson Veras… Le groupe se produit en France, Belgique, Suisse, Europe de l’Est, la zone Océan Indien et le Vénézuela. L’album est décrit comme « une étape décisive dans l’évolution de ce musicien, dont la carrière est sur le point d’exploser ». Selon Toots Thielemans lui-même, « …la musique d’Olivier est fraîche et ses mélodies restent dans l’oreille…J’ai le sentiment d’avoir participé à un projet important… »

emmanuel-bexEmmanuel Bex
Compositeur, pianiste, organiste Hammond B3

Emmanuel Bex naît à Caen en 1959, dans une famille de musiciens. Son père et son grand-père sont pianistes, sa mère professeur de solfège.
À huit ans, il entre au Conservatoire de Caen (où enseignent ses parents), dont il ressort avec de nombreux prix dans différentes disciplines : 1er prix de piano, 1er prix de basson et 1er prix de musique de chambre.
Elève au Conservatoire de Paris, il étudie l’écriture musicale de 1973 à 1976, et remporte à l’issue de ses études le 1er prix de solfège spécialisé, d’harmonie et d’analyse musicale. De retour à Caen, il se passionne pour le jazz après avoir entendu Relaxin’ de Miles Davis et remplace le pianiste Bibi Louison dans un trio local.
En 1977, alors qu’il est accompagnateur au conservatoire de Bordeaux, il rencontre Bernard Lubat, multi-instrumentiste inclassable et agitateur d’idées : « Je dois beaucoup à Bernard Lubat … deux années à désapprendre… et son sens de la démesure, dont je garde toujours des séquelles irrémédiablement … créatives. ».

En 1982, après avoir entendu et rencontré l’organiste Eddy Louiss, Emmanuel Bex achète son premier orgue Hammond B3, qui devient alors son principal instrument. Il en joue avec des musiciens africains et des bluesmen, avant de former un duo en compagnie du percussionniste Xavier Jouvelet, qui va tourner en Europe pendant cinq ans avec le spectacle de Ciné-Concert Bex et Jouvelet contre King- Kong.

Emmanuel Bex reçoit le Prix de Composition de la Sacem en 1984 pour Le Rayon Vert, un spectacle qui associe la musique, le texte et l’image autour de l’oeuvre de Jules Verne. De 1986 à 1988, il joue et enregistre en trio avec le violoniste Jean-Luc Pino et le batteur Yves Teslar tout en occupant un poste de professeur de piano au CIM, célèbre école de jazz parisienne. Il enregistre Triple idiome avec son trio et collabore à la Bande à Badault, orchestre fondé par le pianiste Denis Badault.
Au début des années 1990 il se produit sur scène et enregistre avec Turk Mauro, Barney Wilen et en trio avec Gérard Marais et Aldo Romano (Poissons nageurs paraît chez Bleu Citron en 1992).

A cette époque, il crée le Bex’tet, un quintet qui révèle ses talents de leader et de compositeur, avec qui il enregistre trois albums (Enfance en 1991, Organique en 1993 et Rouge et or en 1995, qui reçoit un « Choc de l’Année » Jazzman). Le saxophoniste anglais Ronnie Scott les rencontre au Pan Jazz Festival de Trinidad et les invite dans son célèbre club de Londres. Dans le même temps l’Académie du jazz lui décerne en 1995 le prix Django Reinhardt.
Les enregistrements et les tournées internationales se succèdent, en compagnie de Babik Reinhardt, Christian Escoudé, Gordon Beck, Claude Barthélemy, Marcel Azzola, Biréli Lagrène, André Ceccarelli, Sylvain Beuf, Michel Graillier, Aldo Romano…
Emmanuel Bex choisit ensuite de marier les sonorités de l’orgue Hammond et du steel drum (instrument de percussion métallique originaire de Trinidad) avec la grande formation Steel Bex qui regroupe un quintet de jazz et un steel band et dont l’album sort en 1997 à l’occasion du festival Jazz sous les pommiers de Coutances.

À la fin des années 1990, il réalise un album axé sur trois trios de haute tenue : avec Biréli Lagrène et André Ceccarelli, Claude Barthélemy et Stéphane Huchard, Philip Catherine et Aldo Romano. Le trio Bex-Catherine-Romano se produit ainsi durant plusieurs années à travers toute l’Europe.
La fin du siècle dernier voit la création d’un trio devenu mythique : B.F.G. avec Glenn Ferris au trombone et Simon Goubert à la batterie, qui publie un album très largement récompensé (Grand prix de l’Académie Charles-Cros, « Choc de l’année » Jazzman, Prix Boris Vian de l’Académie de jazz, Django d’Or 2002 dans la catégorie Meilleure formation de l’année…).

En 2004, Emmanuel Bex reçoit le Django d’Or du Musicien de l’année, et publie dans le même temps l’album Conversing with melody, initiant une série de concerts avec de nombreux invités tels que Steve Shehan, Aldo Romano, Michel Portal ou Didier Malherbe.
L’année 2006 est marquée par la publication d’OrganSong avec la diva brésilienne Mônica Passos, qui va donner lieu à de nombreux concerts à travers le monde, parfois en compagnie de l’organiste Rhoda Scott. L’année d’après, Emmanuel Bex compose Esperanto Cantabile, concerto pour orgue Hammond et orchestre symphonique. La création a lieu au Palais des Congrès du Mans pour l’Europa Djazz Festival dans le cadre d’une soirée qui lui est consacrée (pour laquelle il invite Rhoda Scott et Mônica Passos), suivie d’une représentation à la salle Gaveau puis au Zénith de Caen.

En 2009, l’organiste monte un nouveau trio avec le batteur Simon Goubert et le saxophoniste-clarinettiste Francesco Bearzatti, sous le nom d’Open Gate trio. Très bien accueilli par la critique, l’album paru la même année propose douze titres gorgés d’énergie pure, de mélodies débridées et de folie rythmique. Ce trio qui effectue de très nombreux concerts devient le socle de tous les futurs projets d’Emmanuel Bex.

Parallèlement à ses activités de compositeur et de claviériste, Emmanuel Bex crée en 2010 le Saint-Denis Jazz club (en Seine Saint-Denis) avec la collaboration de Sophie Bex et de Vincent Mahey, et le soutien de la Fondation BNP-Paribas et du Fonds d’action Sacem. L’engagement de Saint-Denis Jazz met en jeu des valeurs que le jazz défend : la multiplicité, la démocratie artistique, le vivre ensemble. A la même période, il participe à de nombreux projets avec André Minvielle, Stéphane Huchard, Géraldine Laurent ou Olivier Ker Ourio.

Compositeur inspiré, il livre en 2011 Requiem en Couleurs, grande pièce pour trio de jazz et choeur avant de réaliser un de ses projets les plus ambitieux : Open Gate feat. Béla Bartok (album paru en octobre 2011 / Plus Loin) qui parvient à faire se rencontrer le trio Bex-Bearzatti-Goubert et l’Orchestre des Pays de Savoie sous la direction de Franck Tortiller autour d’un hommage à Béla Bartok. Le répertoire met en oeuvre une création d’Emmanuel Bex en trois mouvements ainsi que les Mikrokosmos et Danses Roumaines du compositeur hongrois.
En 2012, Emmanuel Bex enregistre un album consacré au pianiste Bill Evans B2Bill (à paraître septembre 2013 / Bonsaï Music) avec le pianiste italien Nico Morelli et le rappeur américain Mike Ladd.
En 2013, le label « naïve » propose au groupe mythique B.F.G. (Emmanuel Bex, Glenn Ferris, Simon Goubert) d’enregister 12 ans après « Here & now ». Un CD « Now or never » sort en octobre 2013.

matthieu-chazarencMatthieu Chazarenc

Né en 1977 à Agen dans le Sud-Ouest de la France.
Matthieu prend ses premiers cours particulier de batterie à l’age de 6 ans.

De 1990 à 1995, il étudie les percussions classiques au Conservatoire de Pau, puis part en 1996 étudier au CMCN (Centre Musical et Créatif de Nancy) pendant presque un an aux cotés entres autres de Frank Aghulon et Andrés Charlier.
Il obtient le diplôme, Major de sa Promotion.

Octobre et Novembre 1997: Cours privés (John Riley) et Drummers Collective à New York.

Pendant les trois années qui suivent, Matthieu est inscrit au Conservatoire National de Région de Toulouse, et joue au sein de diverses formations régionales (big bands, orchestres de variété, marching bands, batucadas..), il termine ses études avec un Premier Prix de batterie (à l’unanimité) et le Diplôme d’Etat de Jazz.

En Septembre 2000, il entre dans la classe de jazz du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, étudie la batterie aux côtés de Daniel Humair.
En juin 2003, obtient le Premier Prix (avec félicitations).

Résidant actuellement à Paris, Matthieu Chazarenc se produit régulièrement dans les festivals et clubs de jazz en France mais aussi en Europe.

En 2005, Matthieu a résidé quelques mois à New York, (cours privés avec Jeff Ballard, Ari Hoenig).

Il est actuellement en tournée avec Olivia Ruiz.