Sacré coup de blues, hier soir, au théâtre de la Mer.

Mais pas au sens mélancolique du terme. Bien au contraire. C’était peu après 22 h 30.

fiesta seteLa rencontre était plus ou moins prévue, mais elle a été étincelante. Entre Bassekou Kouyate, le Malien, virtuose de cette sorte de luth africain qu’est le n’goni, entouré d’un groupe issu de sa propre famille, et Henry Saint-Clair Fredericks, alias Taj Mahal, altruiste bluesman natif du Bronx, il y avait plus que des atomes crochus.

Avant même le terme de ce qu’on ne saurait platement qualifier de première partie, tant elle était intense, Bassekou Kouyaté a invité son aîné ( 71 ans) sur scène.

Les voir et surtout les entendre réunis côte à côte, l’un dans sa tenue traditionnelle, l’autre avec son chapeau de paille et sa guitare dobro, aura, d’ores et déjà, été un grand bonheur de cette édition 2013. Plus que de la complicité, une osmose, chaleureure, fraternelle. Rien que leur jam de dix minutes, Taj Mahal chantant même en français, valait tous les “boeufs“ de la terre.

Après une première soirée “chaud-bouillante“ (Nile Rodgers) et une deuxième latino caliente, celle d’hier soir a transformé le théâtre de la Mer en un petit palais du blues (pour reprendre la définition de Taj Mahal, majestueux site sacré indien) ancestral. Et éternel.

source : Midi-Libre

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