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Une semaine de fête au Théâtre de la Mer ! Quand je pense à Fernande… c’est montrer ce qui se fait de mieux dans le domaine de la chanson française actuelle.

Depuis la création du festival en 2002, cela a été notre règle de conduite absolue en amenant à Sète les plus grosses têtes d’affiche dans les genres les plus divers.

Un festival dédié à la création musicale française

Faire venir des stars, c’est aussi permettre à la jeune génération de faire les premières parties. Nous avons choisi de soutenir, chaque année, un groupe régional à l’image de Kussay and The Smokes pour cette édition. Notre but est bien de soutenir au maximum les jeunes artistes et les jeunes formations, c’est pour cela que nous avons fait évoluer le concept de cette aide qui, cette année, commencera à Paris où nous produirons Kussay and The Smokes lors de la présentation du festival au Printemps…

Brassens à l’honneur

Depuis sa création le festival Quand je pense à Fernande a choisi de mettre en lumière la chanson francophone actuelle mais sans oublier le « père spirituel et artistique » des jeunes créateurs d’aujourd’hui, le poète sétois Georges Brassens.

Depuis quelques années, le festival lui rend hommage au travers de 2 soirées programmées en alternance. L’année dernière la soirée Putain de Georges a connu une fois encore un franc succès avec ses reprises étonnantes réalisées par des artistes d’influences musicales diverses.

Cette année l’hommage sera rendu d’une manière plus classique au cours de la soirée Y’a des copains qui interprètent Brassens.

Lors de cette soirée hommage nous découvrirons Jean Sangally et ses musiciens. De sa voix rauque et chaleureuse, Jean Sangally revisitera « L’orage » ou « Saturne », juste pour nous démontrer que le blues, la musique africaine et la chanson française ne font plus qu’un. La finesse, la sensibilité et la vitalité seront au rendez-vous.

Olivier L’Hôte et ses musiciens, de leur côté, nous entraîneront dans un monde poétique et fantasque. La rencontre d’Olivier L’Hôte avec Georges Brassens fut un véritable coup de foudre. Depuis, il interprète son répertoire avec douceur et passion.

MERCREDI 12 JUIN – STEPHAN EICHER

52119180Voici un quinquennat – oui, déjà – qu’est sorti Eldorado, un beau disque en clair-obscur, aux atmosphères apaisées, aux ambiances tamisées, entre jazz suranné et folk distingué. Mais ces cinq années, Stephan Eicher n’a pas dû les voir passer. Créateur boulimique à la curiosité jamais rassasiée, il a d’abord sillonné l’Europe en trio, flanqué des incroyables Reyn Ouwehand et Toby Dammit, pour des concerts où l’intimité le disputait à l’exaltation – pour preuve inéluctable, le DVD Eldorado Trio Live, filmé aux Francofolies de La Rochelle en juillet 2008. Et puis, alors qu’il est plutôt enclin à embrasser l’avenir, il a vu son passé recomposé, avec la sortie d’une double compilation de Grauzone – groupe qu’il codirigeait avec son frère Martin à l’orée des années 80 – et l’exhumation de ses tous premiers enregistrements solo effectués sur un quatre pistes bricolé, le cultissime mini-LP…Spielt Noise Boys – jamais réédité jusqu’alors. À peine le temps de retrouver ses esprits qu’il imaginait avec son ami et romancier Martin Suter pour le prestigieux Schauspielhaus de Zürich le Singspiel Geri, livrait des concerts littéraires avec son complice écrivain Philippe Djian, enregistrait et montait sur scène avec Goran Bregovic. Un dernier hommage au regretté Alain Bashung (une belle reprise de Volutes) et la production de l’album Freischwimmer du rappeur bernois Kutti MC plus tard, l’homme n’a toujours pas pris le temps de souffler. Ou si peu. En début d’année, il a même participé aux célébrations du tricentenaire de la naissance du philosophe Jean-Jacques Rousseau, en imaginant à Genève « une promenade sonore et visuelle ». Toujours là où on ne l’attend pas. Ou presque. Car, et nombre de ses proches en témoigneront volontiers, Stephan Eicher est autant ouvert d’esprit qu’il est imprévisible, lui qui a aussi bien travaillé avec des outsiders de la scène électronique française que des légendes du blues. Toutes ces rencontres qui n’ont cessé de rythmer sa vie d’artiste sont pour lui comme une nécessité… D’ailleurs, aujourd’hui, il avoue même sur le ton de la confidence : « Je suis un vampire vieillissant, j’ai besoin de sang neuf ».

Ce besoin, il ne s’est pas privé pour l’assouvir afin de donner naissance à son onzième album, enregistré entre un studio niché au coeur de la Provence et un beau château suisse, perché dans la province du Vaud. L’Envolée est donc avant tout une histoire de rencontres. Avec Mark Daumail, par exemple, l’artisan du son Cocoon – projet que le garçon a mis aujourd’hui entre parenthèses. « J’ai entendu leur cover de Two People In A Room : j’ai beaucoup aimé les couplets, moins les refrains… Je trouvais que cette contradiction était un bon point de départ pour une rencontre. En plus d’être un grand guitariste et mélodiste, Mark est un garçon sensible et curieux. Le plaisir ne s’arrêtait pas à l’écriture et à l’enregistrement, il se prolongeait dans la vie de tous les jours ».

De cette complicité, sont nées quatre chansons, à l’instar de la crépusculaire Donne Moi Une Seconde, complainte mélodique balayée par les vents des plaines américaines et qui sert d’introduction idéale au disque, prolongeant quelques instants encore l’envoûtement discret suscité par Eldorado. Au générique de cette oeuvre bigarrée, on trouve également l’insaisissable Fred Avril, auteur à l’aube du XXIe siècle de deux albums d’une electro pop inclassable, avant de se consacrer aux musiques de films et autres productions. « Je connaissais très bien ses disques sortis sur l’excellent et influent label F Communications…Entre nous, j’avais même forcé la main du jury du premier Prix Constantin afin qu’il vote pour ce visionnaire du son, cet extraterrestre doué qui possède un don rare dans ce métier, celui de ne pas céder. Il a aussi trouvé l’expression qui nous a tous réunis sur cet album : “J’aime les choses soignées… ” C’est ensemble que Stephan et Fred ont entre autres esquissé Le Sourire, chouette ritournelle à la mélodie badine, comme pour mieux oublier tous ces « emmerdements » qui rythment la vie. Un peu plus loin, le chanteur helvète susurre Disparaître, ballade lacrymale portée par un texte bouleversant, écrit à quatre mains avec Miossec – qui n’a peut-être jamais aussi bien traduit les maux en mots. « Ça fait plusieurs étés que Christophe me rend visite en Camargue. On a tous les deux peur du vide, aussi, on préfère toujours passer le temps en bricolant en studio quelques idées de textes et de musiques. C’est lui qui m’a poussé à lui montrer ce que j’écrivais en français… ».

Autant l’avouer d’emblée : L’Envolée est un peu à l’image des belles toiles imaginées pour la pochette et le livret par Michael Dumontier et Neil Farber, deux membres du Royal Art Lodge, collectif canadien de Winnipeg “qui est à l’art ce qu’Arcade Fire est à la musique”. Derrière les traits candides et les couleurs pastel, se cachent questions et doutes, plaisirs et douleurs, joies et peines. On passe ainsi du rockabilly dégingandé porté par des cuivres latinos de Dans Ton Dos au folk obsédant de La Relève, tandis que Stephan Eicher jongle avec les instruments avec une dextérité étourdissante, entouré de nouvelles têtes (William Tyler de Lambchop, Edith Fambuena, Volker Zander bassiste de Calexico, etc.) et vieux copains (Reyn, Toby, Martin Wenk de Calexico). Et poussant la porte de Tous Les Bars, il offre un rock disloqué et tordu qui n’aurait pas déplu à Alan Vega, avant de ressusciter une revue jazz le temps d’Envolées qui rythmeraient à merveille les soirées de clubs interlopes. Parfois, il donne au piano un premier rôle que viennent ensuite lui piquer des guitares électrifiées. Pincements acoustiques, trompette déchirante, choeurs, pluie de cordes habillent aussi un disque qui accorde une place de choix aux femmes, bien souvent au coeur des paroles de ces douze chansons. Définitivement libéré, Stephan s’amuse avec Philippe Djian sur un duo electro be bop dévergondé baptisé Elle Me Dit. L ’écrivain français est toujours (omni)présent auprès de son alter ego de plus de vingt ans, cosigne même la musique de L’Exception, et a définitivement toutes les raisons d’espérer que Stephan « acceptera toujours mes textes lorsque je marcherai avec un déambulateur ». Alors que, pour la première fois d’une histoire commencée il y a quelque trois décennies, l’anglais n’a pas le droit de cité dans L’Envolée, on est ravi de retrouver Martin Suter, déjà présent sur Eldorado, qui signe trois textes en bernois, cette langue suggérant si joliment l’idée de mélancolie, comme en témoignent le ténébreux Morge ou Schlaflied, “berceuse” version country en guise de final attendrissant. Quelques minutes auparavant, au détour d’un couplet de Disparaître, Stephan Eicher a laissé entendre sur un ton de confesse que « l’aventure s’arrête ici ». C’est troublant…

Car, lorsque s’évanouissent les dernières notes de Schlaflied, on a plutôt l’impression tenace qu’elle ne fait que (re)commencer.

MERCREDI 12 JUIN – AXEL BAUER

AXEL-BAUER_couv-OKMais que fait Axel Bauer ? A part la rumeur de sa mort à 51 ans qui a circulé sur le net, on ne sait pas grand-chose de lui.

On est sûr en tout cas qu’il n’est pas dans « Star 80 ». Il aurait pu d’ailleurs puisque « Cargo » fait partie des plus gros tubes de l’époque avec son clip noir et blanc, signé Mondino. Bientôt on verra sûrement « Star 90 », alors on le consultera peut-être pour une participation avec « Eteins la lumière », à moins que ce ne soit pour « Star 2000 » avec « à ma place ». Non, Axel Bauer n’aime pas les revivals, il vit dans le présent et se fout du passé. D’ailleurs, si on fait le compte, il revient tous les dix ans avec un énorme tube, le prochain devrait donc être pour 2013…

Étrange carrière que celle de Bauer, peuplée d’apparitions et de disparitions.

L’année dernière, on a pu le voir dans les médias défendre son Autobiographie, « Maintenant tu es seul », qu’il a eu l’outrecuidance d’écrire et de publier de son vivant, avec une couverture signée Richard Dumas.

Étrange destin … Le fils du dernier survivant de radio Londres a été bercé au son des « Français parlent aux Français » et au jazz be-bop.

Premières émotions musicales : les « Who ». Dix ans plus tard, Roger Daltrey reprend « Cargo » et adoube par là même son nouveau chevalier.

Marin en colère, Axel Bauer débarque sur le plateau de Drucker pour péter sa guitare. Ensuite c’est Londres, la période EMI et puis la campagne en solitaire, le peyotl, les chamans, le désert. On le retrouve guérisseur, il se tape des voyages initiatiques chez les Touaregs. Ce mec est fou. Il tutoie les extrêmes … en fait, il se cherche, il tente des trucs.

Le dernier en date était son album « Bad Cowboy » en 2006, album enregistré en Irlande sous la coupe du réalisateur Dan Presley (Cali, the Breeders) qui lui a valu de se retrouver … à la porte de son label.

Cela dit, la première fois que je l’ai rencontré, je me suis dit : ce gars est protégé, il a une bonne étoile sur la tête et les type qui ont de la chance, ils rebondissent comme des chats.

Et bien ça n’a pas loupé, sitôt viré, Bauer reprend le chemin avec son nouveau pote, le génial Marcel Kanche. La plume du poète rencontre les doigts de fées du guitar-héro. Axel sort les graves de sa voix pour chanter les vers nostalgiques et lumineux de Marcel. De cette union de malfaiteurs sont nées quelques pépites comme le mystique « Aveugle », la complainte de l’« Orfèvre de l’inutile », les sirènes de « Pense à nous » ou encore la démarche chaloupée d’un « Je fais de mon corps ».

Il y a aussi ce type avec qui Axel déjeune tous les vendredis depuis quatre ans. Ce Breton mal léché, pestant contre tous … ce Pierre-Yves Lebert dont la racine du nom vient des ours (bear en Anglais) comme Bauer d’ailleurs .

Et les voilà qui croisent le chemin d’Aubert (encore un ours) .

C’est sur une plage de Brest, sous la bruine, qu’ils écrivent « Tous les hommes à la mer ». Un peu éméchés par le mauvais vin des falaises. C’est le duo, Jean-Louis exulte :

« Toi mon ami mon frère ! ».

Enfin Lebert nous entraîne à « la chasse à l’instant », comme on chasserait le papillon insaisissable, tout en nous invitant à oublier nos fatigues morales avec son « Lève-toi ».

Mais Bauer sombre, il revit son passé et se rappelle qu’il aurait bien pu y rester une fois de plus et pire même, il aurait pu devenir un vrai con, il était parti pour « L’enfer » avec « Cargo » mais il a bifurqué, pour son bien, pour le nôtre.

Sur la route du voyage en solitaire, Axel croise celle de Gérard Manset qui lui dit : « C’est un mec qui regarde à travers une bouteille de bière un avion qui passe, il est complètement shooté tu vois … » Alors il écrit « Le jour de ça » comme pour exorciser le mal.

En rentrant, une intuition le pousse jusqu’à l’île St Louis où il croise Brigitte Fontaine, qui lui crache « Elle est SM » en poussant son cri de louve.

Axel a son album, il veut le produire alors il part au studio et enregistre lui même son truc, il est convaincu, il veut que cet album soit le plus proche de ce qu’il a en tête et ne veut pas faire de compromis. Et puis Les labels ne l’ont pas toujours compris. Même à l’époque de « Cargo » le célèbre patron de Vogue lui avait déclaré : « ton truc, ça ne marchera jamais ! »

Avec son album sous le bras, Axel Bauer taille sa route, il est bien entouré. Il signe avec Pias et Idol la distribution et le photographe Yann Orhan l’imortalise pour son meilleur portrait.

« Peaux de serpent » le titre évoque la transformation. Le sage serpent à la peau dure abandonne le passé pour la lumière d’une nouvelle voie.

Libre ? Axel Bauer ne l’a jamais été autant que dans ce nouvel album.

Débarrassé de toute pression de la part des maisons de disques, travaillant en totale harmonie, il a pris le temps de peaufiner son ouvrage comme un orfèvre.

Multipliant les casquettes, on le retrouve ici : Compositeur/musicien/interprète/producteur, réalisateur et parfois même mixeur. L’équilibre est là, on retrouve autant le brillant guitariste que le chanteur inspiré sous la plume de grands auteurs.

Pour les enregistrements, Axel Bauer s’est entouré d’une équipe de talents nouveaux tel qu’Aymerich Westrich (Cassius, Phœnix) pour les drums. Suzanne Combo, la chanteuse de Pravda pour les claviers et les chœurs. Pour les guitares, il partage l’affiche avec Manu Baroux (Aston Villa) et Alain Verderosa (Raphael) à la basse.

Au studio La Fabrique dans le sud de la France, les séances de travail son intenses, l’artiste est réputé perfectionniste. Chaque note, chaque détail est réfléchi, pensé, voire détruit, recommencé … L’album sera mixé par Pierrick Devin (Cassius, Adam Kesher), mais aussi par lui même, parfois aidé de son ami l’ingénieur Steve Forward (Ray Charles).

A l’heure où les années 80 font rage et recette, Axel Bauer ne renie pas pour autant son passé. Au contraire, il est fier de ses anciennes chansons.

Il prouve avec ce disque qu’un artiste n’est vivant que s’il continue à créer, à se renouveler … la diversité de ses succès montre que l’on peut traverser les époques tout en restant authentique. Avec « Peaux de serpent », Axel Bauer est plus vivant que jamais et totalement en phase avec son époque.

JEUDI 13 JUIN – BENJAMIN BIOLAY

102227Benjamin Biolay, musicien et artiste total. Parolier unique, compositeur de talent, producteur et arrangeur convoité, musicien surdoué, l´enfant terrible de la chanson hexagonale vit aujourd´hui sa splendeur créative et s’impose, à la fois sur notre territoire et à l´international, comme l´un des fers de lance incontestables de la création musicale française actuelle.

C´est à travers son oeuvre personnelle, sa puissance scénique et ses nombreuses collaborations que Benjamin Biolay affiche aujourd’hui et plus que jamais, toutes les facettes de sa richesse artistique, en plus d’une carrière exemplaire de plus de 10 ans.

C´est sans doute en 2009 avec la sortie de « La Superbe », ses 2 Victoires de la Musique, et une tournée majeure à guichets fermés à travers la France (il remplit 7 fois le Casino de Paris), l’Espagne (Madrid, Barcelone, Carthagene, Valence, Bilbao, Festival de Jazz de San Sebastian avec plus de 8000 personnes) et les contrées lointaines de l’Amérique du Sud (Argentine, Brésil, Chili), que sa carrière marque une rupture et prend une nouvelle dimension.

“Benjamin Biolay revient avec un nouvel album intense et un concert exclusif au Festival Les inRocKs Volkswagen. Mitonnée avec Carl Barât, Vanessa Paradis ou Orelsan, son éblouissante Vengeance n’est pas près de refroidir.”

Les Inrockuptibles n°896

 

JEUDI 13 JUIN – ALBIN DE LA SIMONE

albin-3-credit-serge-leblonCe garçon est un contorsionniste de la chanson française, à même de réunir sur le même album le pianiste Alexandre Tharaud, la guitare barbue de JP Nataf comme la fée islandaise Emilíana Torrini, ou d’évoquer tour à tour, dans un savant mélange de fiction et de vécu, un aménagement, un enterrement, un mariage, un amour éteint et un endormissement, sans trop en dire, en restant flou, à l’image du portrait qui figure sur la pochette du disque.

 

 

 

VENDREDI 14 JUIN – LOU DOILLON

Lou DoillonOn pensait connaître Lou Doillon, mais on ne savait pas tout. “J’avais les meilleures raisons du monde de ne pas me lancer dans la musique”, dit-elle simplement. Actrice précoce et mannequin international, la fille de Jacques Doillon et Jane Birkin cachait donc une autre part d’elle-même, essentielle : la chanteuse.

Révélée par le 45 tours I.C.U au printemps, elle annonçait déjà dans ce morceau – voix troublante, mélodie magnétique, atmosphère vespérale – des lendemains qui chantent. Un premier EP, publié juste avant l’été, a confirmé l’intuition.

Depuis des années, en secret, Lou jouait de la guitare et écrivait des chansons en anglais, sa “langue intime”. Sans Étienne Daho, mélomane insatiable et tuteur bienveillant, elle n’aurait sans doute jamais fait le grand saut. La parution de son premier album, Places, est une délivrance pour Lou Doillon et marque le début d’une nouvelle carrière. Son titre résume autant la place qu’elle peut désormais occuper sur l’échiquier musical que son parcours personnel.

“Jusqu’ici, Lou était entre deux mondes, la mode et le cinéma. Avec cet album, j’ai l’impression qu’elle a enfin trouvé son monde”, constate joliment Zdar, l’homme aux mains d’argent (Phoenix, The Rapture, Beastie Boys, Cat Power…) qui a mixé le disque dans son studio parisien. “Entre Étienne Daho et Lou Doillon, c’est comme s’il y avait eu un alignement de lunes”, avance-t-il pour résumer cet album miraculeux. À l’écoute, on pense à quelques grands noms, passés ou actuels : Karen Dalton, Joni Mitchell, Feist… “Lou me fait davantage penser à une chanteuse soul que rock”, affirme Daho, qui signe là sa plus belle réalisation et des arrangements au diapason.

Après I.C.U en ouverture, Devil Or Angel est la ballade d’une femme enfin affranchie, qui rappelle des souvenirs velvetiens. Un classique instantané, rien de moins. En deux titres, Lou Doillon affirme une voix et un timbre singulier. Ce n’est qu’un début. Parlant des jours tristes qui défilent à la vitesse des roulements de batterie, One Day After Another rappelle le storytelling façon Patti Smith tandis que Make A Sound, à l’immédiateté pop, parle des ailes de plomb (“Like leaded wings”) de son auteur. À l’instar de Cat Power, Lou Doillon est aussi à l’aise dans un registre acoustique (la pause diaprée Same Old Game, au mitan de l’album) que dans la soul cuivrée (Jealousy, Questions And Answers, deux passeports pour Memphis). C’est aussi à la faveur de ces rengaines plus enlevées que sa voix prend un relief particulier et fait preuve d’une souplesse déconcertante. En conclusion, deux chansons – Places, qui donne donc son titre à l’album, et Real Smart – ouvrent d’autres horizons. Le climax est à son comble, et la voix grave de Lou Doillon épouse parfaitement la majesté frissonnante d’une chorale d’enfants.

Très autobiographiques, les paroles révèlent des années d’errance, une personnalité troublée (“Ce sont des complaintes qui relèvent pour la plupart de la survie”) et un caractère rebelle (Defiant, comme le souligne un titre). “J’assume ma grande fragilité féminine et, pour l’assumer, je revendique une démarche masculine. D’ailleurs, mon album est entièrement dédié à des hommes”. Un titre comme Same Old Game a valeur cathartique pour l’intéressée, qui reste fascinée par l’écriture de Leonard Cohen et la discographie de Lhasa.

On pensait la connaître, mais en l’espace de quarante minutes, Lou Doillon change la donne et devient, à l’aube de ses trente ans, une auteure, compositrice et interprète hors pair.

 

VENDREDI 14 JUIN – ARNO

ArnoAuteur d’une discographie d’une grande richesse qui couvre les trente cinq dernières années, le chanteur Arno a voulu « changer de bazar » sur son nouvel album, Future Vintage. Sans se renier pour autant, il emprunte ainsi une nouvelle direction, nourrie par ses observations de la société. « Cette année, un changement s’est produit en moi », explique-t-il. « Les gens changent aussi. » Sur fond de crise européenne, celui à qui l’on doit l’immortel refrain « Putain, putain, nous sommes quand même tous des Européens » a constaté une mutation sur le plan politique. « L’Europe est en faillite, l’Amérique n’a plus le pouvoir qu’elle avait ».

Collusion de français et d’anglais, la musique d’Arno est toujours un appel à l’ouverture d’esprit et à la tolérance. Alors qu’il devait enregistrer cet album en 2013 seulement, Arno a ressenti l’urgence d’en écrire les chansons à peine sa précédente tournée terminée. « Après les derniers concerts, à Montréal, je me suis dit « je dois faire quelque chose ». Après deux ans sur la route, c’est dur de se retrouver sans rien faire. Et c’est encore pire avec l’âge » confie-t-il.

Dès le morceau d’ouverture, l’uptempo The Show of Life, le ton est donné. « Let the money die » y affirme Arno, dans ce manifeste qui sonne comme un appel à se redresser dans l’adversité sur un tapis de guitares acoustiques et électriques. Quand les bonbons parlent et ses textures electro saturées est bien dans la veine poétique d’Arno, une observation du caractère absurde de la vie. Très enlevé, I Don’t Believe est une affirmation du scepticisme bien dans la manière du rock anglais le plus teigneux, qui précède la tonalité plus mélancolique de Chanson d’amour, nouvelle ballade déchirante et crue à ajouter au répertoire de l’artiste, tout comme Dis pas ça à ma femme. Ca plane pour nous est teinté de sonorités presque indus sur fond d’inventaire à la Prévert. « Y’a trop de tout, mais rien pour nous ». La surprenante boucle electro Oh La la la voit Arno accompagné d’un chœur – fait rarissime. We want more, et sa ligne de basse appuyée, résume le propos général de l’album. En vouloir plus, non dans l’accumulation, mais dans un sens spirituel, chanté en trois langues – l’Européen n’est jamais loin.

Il n’aura fallu que quatre mois pour que Future Vintage voie le jour, écriture, enregistrement et mixage compris. Arno revendique cette méthode « à l’ancienne ». « Il est hors de question que je passe six mois dans un studio ». Le musicien déplore par-dessus tout l’embourgeoisement actuel du rock. Avec son groupe TC Matic, Arno avait écrit une chanson intitulée « Middle Class and Blue Eyes », en 1982. Trente ans après, sa prédiction s’est réalisée. « Ca me révolte et ça me frustre » avoue-t-il.

L’obsession de la société actuelle pour le passé a fourni l’astucieux titre de l’album, Future Vintage. « Tout est vintage de nous jours, les rockers sont habillés comme leurs grands-pères, avec leurs barbes et leurs cheveux longs. J’étais comme ça en 1972 » s’amuse-t-il.

Pessimiste, Arno ? « J’ai peur pour l’avenir » dit-il. Un constat tempéré par un humour teinté de surréalisme. « Magritte est mon voisin » rappelle-t-il. Le chanteur réclame d’ailleurs l’héritage du surréalisme. » Je suis un surréaliste, la musique est surréaliste. » Ce qui s’accommode à merveille d’un état d’esprit optimiste. « Je veux rester positif. » « J’ai les fesses dans le beurre » chante-t-il d’ailleurs sur l’album, rappelant qu’il appartient à une génération privilégiée.

C’est sous la houlette de John Parish qu’Arno a enregistré Future Vintage. La première fois que ces deux-la se sont rencontrés, c’était pour jouer avec Stef Camil Karlens, du groupe Zita Swoon. Entre fans de Captain Beefheart, l’Anglais et le Belge avaient tout pour s’entendre à merveille. « Et puis John connaissait TC Matic » ajoute Arno. « C’est quelqu’un avec qui je peux communiquer sans rien dire. On a le même esprit ».

Après en avoir posé les bases dans sa ville natale d’Ostende avec Serge Feys, son complice musical depuis 1979, Arno s’est envolé pour Bristol pour rejoindre l’antre de Parish, collaborateur de PJ Harvey. Il y a retrouvé le bassiste de Massive Attack, Portishead ou Robert Plant, et la console des années 1970 de John Parish, qui restitue les fréquences basses qu’ affectionne l’artiste. « Je cherchais quelqu’un qui m’apporterait autre chose. C’est mon frère qui m’a conseillé d’aller voir du côté de l’Angleterre. » Au rythme de deux chansons mixées par jour, le disque a été bouclé en deux petites semaines seulement. « On a bu beaucoup de thé » souffle Arno.

Conformément à son titre, Future Vintage mêle le présent et l’avenir. «Ce disque est un melting-pot dans lequel il y a des éléments de TC Matic» prévient Arno. La pochette de l’album, qui réunit un vieux pick-up et un poisson en guise de disque, est due à Arno et à Danny Willems, photographe qui suit le chanteur depuis ses débuts. Une manière de boucler la boucle ?

 

SAMEDI 15 JUIN – OLIVIA RUIZ

Ses talons, souvent hauts, martèlent le sol avec légèreté et franchise. Le bruit la précède. Olivia Ruiz ne s’avance jamais sur la pointe des pieds. Parfois la cadence de ses pas s’accélère. Elle court. Devant. De plus en plus vite. Toujours plus loin. Un quatrième album aujourd’hui. Son quatrième album. Rien d’anecdotique à utiliser une forme possessive tant ce disque lui appartient et lui ressemble. Ce disque est son disque. Celui qu’elle a pensé, celui qu’elle a rêvé, celui sur lequel elle a travaillé, seule dans l’écriture et la composition, tout au long de ces derniers mois alternant les hauts et les bas, le jour et la nuit, le noir, le blanc et les couleurs, l’alternatif comme le continu. Entre le calme et les tempêtes.

oliviaruiz« Le calme et la tempête », une évidence. Dichotomie des émotions. Météorologie interne rendue capricieuse par le cheminement de la vie. Cet album n’est pas l’album de la maturité. Cela n’existe pas. Pas à son âge. Olivia Ruiz n’est pas en âge de vieillir. Olivia Ruiz grandit. Chaque jour un peu plus. Chaque jour davantage. Album après album. « Le calme et la tempête » est plus grand que « Miss Météores » qui lui-même était plus grand que « La femme chocolat » qui lui-même était plus grand que « J’aime pas l’amour ». Oui, plus grand. La grandeur est avant tout une histoire de profondeur et à ce petit jeu là, Olivia Ruiz a du talent. Profondeur des mots, profondeur des sons, jamais elle n’avait donné cette impression de puiser si loin en elle pour trouver la source de ses chansons.

Mais plonger en apnée à la recherche de ses vérités souvent ne suffit pas et il faut aller voir encore plus loin. Se mettre en danger. Chercher une nouvelle lumière à l’extérieur pour y voir plus clair à l’intérieur. Il faut alors se décider à partir. Partir à la recherche de nouveaux repères sur des territoires qui n’en ont pas. Partir et non fuir.

En février, Olivia Ruiz décidait de voler plein ouest, là où le soleil se couche, y passer la nuit et attendre l’aube d’un autre jour pour s’élever à nouveau. Partir loin sans se retourner. Envie farouche de voyager. Besoin vital. S’échapper. Les épaules chargées. Le coeur lourd. Partir seule. Escapade insulaire. Cuba. Plus de nouvelles. Puis un message. J’ai quitté Cuba. Je viens d’arriver à Los Angeles.

Tout va bien. J’avance. Je continue de chercher. Chercher quoi ? Chercher tout et son contraire à la fois. Besoin de vivre. Besoin de revivre. Panser ses douleurs à l’abri des regards. S’étendre et s’entendre. S’écouter. S’allonger, contempler, admirer. Saisir l’instant. Admettre le hasard. Apprécier les rencontres. Les vivre à fond. Les multiplier. Echanger. Sans arrière-pensées. La sincérité avant tout.

Regarder chez les autres ce que l’on ne sait plus trouver chez soi, savoir que le monde change et se dire qu’il va bien falloir y prendre place. Chanson thérapie. On n’écrit pas des chansons comme on va chez son psy. Olivia Ruiz parle d’elle et des autres, d’elle à travers les autres, des autres à travers elle. Elle parle de nous. Chaque mot y est choisi. Pesé. Déposé. Avec précision et délicatesse. Chanter plutôt que dire. Pudeur des émotions face à la grandeur des sentiments. Se battre encore et encore contre les non-dits. Elle reviendra quelques jours plus tard à Paris. Pas longtemps. C’est décidé. Tout se passera ailleurs.

Libre. Insaisissable. Elle a trouvé le chemin. Cuba encore. Bogota une fois. Los Angeles beaucoup. Les rencontres étaient trop belles. Elles nécessitaient plus de temps. Des images qui reviennent comme des flashs. Les nuits à danser sur les trottoirs de La Havane, les collines verdoyantes étendues autour de Trinidad, les heures passées dans les bus, les avions, les aéroports, la plage de Venice Beach, les chambres d’hôtels, les pensions familiales, les vies racontées, les histoires échangées, et ce home-studio de la cité des anges qui apparait comme par magie, des musiciens de passage, d’autres choisis, des discussions interminables, des négociations sonores, l’enregistrement. Les doutes se sont transformés en convictions. « Le calme et la tempête ». Une ligne supplémentaire dans l’histoire d’Olivia Ruiz. Une ligne mais pas n’importe laquelle. Une ligne qui rattrape celles de sa main parcourues par l’oeil aiguisé d’une Bruja de l’arrière pays cubain qui lui fit dire à la lumière de sa sagesse de vieille femme « Laisse faire la vie et tout ira bien ».

SAMEDI 15 JUIN – BARBARA CARLOTTI

Quitter confort, routine, habitudes. Se frotter à d’autres décors, cultures, aventures. Ce troisième album, L’amour, l’argent, le vent, est tout entier scandé par un maître mot : le mouvement. Disque d’emportements, intrépide et vivant… comme elle. Barbara Carlotti. On connaissait déjà la chanteuse des « Lys brisés » et de « L’Idéal » (sortis sur le mythique label britannique 4AD), ses deux albums précédents à la grâce et l’élégance intemporelles, baignés par le spleen de Baudelaire ou le soleil brûlant de la Corse. Mais cette fois, c’est donc beaucoup plus loin qu’elle est allée glaner l’inspiration : au Japon, au Brésil, en Inde. L’album est né de ces voyages, effectués en 2009 et 2010.

barbara-carlotti-pochetteConfrontée à l’inconnu — et forcément à elle-même —, Barbara s’y est ouverte au monde comme jamais. Les gens d’ailleurs, leurs sons, leurs paysages, leur accueil, leurs sourires, et parfois leur violence, l’ont marquée. Elle et son disque. Écoutez… « Nuit sans lune » regorge d’effluves sonores, portées par un sitar indien. « L’amour, l’argent, le vent », la chanson titre de l’album, évoque le souvenir cuisant d’un incident qu’elle a vécu dans les favellas de Rio. « L ‘avenir », construit à la façon des chansons de geishas, résonne au son du koto japonais… Normal, pour celle qui se décrit volontiers comme « une pellicule photo hyper sensible » : « Je fonctionne par capillarité avec mon environnement.

J’avais besoin de vivre de nouvelles expériences, de faire de nouvelles rencontres, de rechercher une nouvelle intensité. » L’intensité, elle en a toujours fait sa quête. Depuis son premier EP en 2006, enregistré avec la complicité de Bertrand Burgalat, elle n’a cessé de multiplier les performances hors normes, entre musique, poésie, littérature, art contemporain, cinéma ou danse.

Sans retracer tout le chemin — il est trop riche ! —, des moments forts nous reviennent d’emblée en mémoire : sa très raffinée « Nébuleuse dandy », en 2009, création dans laquelle elle rendait hommage à ses esthètes préférés, d’Oscar Wilde à David Bowie. Son beaucoup plus ludique, « Sur le sable chaud », en 2008, pour lequel elle transformait les théâtres en plages éphémères, avec sable et transats de rigueur (!).

Ses foisonnantes collaborations avec d’autres chanteurs, Philippe Katerine, JP Nataf, Bertrand Belin ou Olivier Libaux. Ou ses compositions pour le 7e art, comme pour « L’Italie » d’Arnold Pasquier, court-métrage avec Damiano Biggi (l’un des danseurs de Pina Baush), dans lequel elle apparaît elle-même, dansant et chantant le titre « Marcher ensemble » — qui figure sur ce nouveau disque.

Auteur-compositrice, curieuse, drôle, passionnée, Barbara Carlotti est aussi une voix. Unique dans la chanson. Une voix aux reflets de velours sensuel, caressante et mélancolique, capable de frissonner ou de tempêter, sans cesse entre l’humour et l’émotion, la légèreté et la gravité.

Du mouvement, encore ! Comme dans la tourbillonnante chanson « l’amour, l’argent, le vent » ou comme dans « Quatorze ans », souvenir échevelé et souriant d’une époque où les adolescents bougeaient sur les B52’S… Quand elle chante, elle nous emporte. Ses humeurs, ses vibrations, sa dérision, son sens affiné du second degré, nous baladent au gré de ses sensations. Palpitantes. Et quand elle s’attaque aux éternels refrains d’amour, c’est pour en secouer le conformisme et les réinventer : du romantico-dadaïste « Mon Dieu Mon Amour » (écrit et interprété avec Philippe Katerine), à l’entêtant « Coeur à l’ouvrage » qui refuse de se résigner. Sans oublier le très savoureux « Dimanche d’automne » qui ose, avec un brin de provocation, ruminer entre colère et résignation.

L’insatiable Barbara n’est jamais dupe… « Ouais, ouais, ouais », glisse-t-elle nonchalante, ironique, dans une chanson que lui a inspiré le roman de Jean-Jacques Schuhl, « Rose poussière ». À vous de deviner de qui elle parle.

Car on n’a pas fini de percer les secrets de ce disque dense, aux arrangements souvent surprenants. Barbara Carlotti l’a coréalisé, pour partie avec ses musiciens (Jean-Pierre Petit, Benjamin Esdraffo, Jérémie Regnier et Philippe Entressangle), pour l’autre avec trois nouveaux partenaires : l’arrangeur Fred Pallem (Le Sacre du tympan), le producteur électro Benoît de Villeneuve, et l’ingénieur du son Bertrand Fresel…

Entre pop lyrique et électro symphonique, L’amour, l’argent, le vent redéfinit les contours de la chanson. « Partir ailleurs », en musique et en mots. « Partir ailleurs », comme elle le chante dans le refrain de « Nuit sans lune »… Elle l’a fait. On la suit au bout de son monde.

DIMANCHE 16 JUIN – PSY4 de la Rime

PSY4 de la rime

C’est en 1995 dans les quartiers Nord de Marseille que se forme ce qui allait devenir le collectif Psy4 De La Rime. Trois cousins, Soprano, Alonzo, Vincenzo et leur ami Sya Styles entrent dans l’histoire du rap français.

Dès ses débuts, le groupe assure les premières parties de groupes qui deviendront vite des « grandes marques du hip hop français » comme Les Sages Poètes de la Rue, La Fonky Family ou du DJ Cut Killer.

Akhenaton, leader du groupe IAM, les repère et les signe sur son label « 361 », propulsant ainsi leur carrière déjà très prometteuse au sommet du rap français, depuis leur ascension est continue.

Avec trois albums – Block Party, Enfants de la Lune, Les Cités d’Or – tous certifiés Disques d’Or et un quatrième opus « 4ème dimension » prévue pour le 1er Avril 2013, Psy4 De La Rime s’impose comme une figure incontournable du rap français « Notre priorité est le fond, la forme est un plaisir, il est très important pour nous de parler à notre public…, en concert ce qu’on apprécie c’est vraiment l’interaction, on communique beaucoup avec notre public à travers notre musique… », leurs concerts deviennent très vite des « block party », et ils font leur bout de chemin, rien de négatif dans le son des bandits, beaucoup d’espoir et de message sont transmit, direction qui parle très vite à la jeunesse France et même si le monde est stone, les enfants des cités d’or de Marseille garderont leur mot d’ordre « Espoir ».

DIMANCHE 16 JUIN – KUSSAY AND THE SMOKES

Né de la rencontre entre des musiciens et un rappeur, Kussay & The Smokes allie la fureur et la poésie du rap français aux espoirs et douleurs du blues et de la soul music, à l’énergie du rock.

LUNDI 12 AOUT – Y a des copains qui interprètent Brassens

Y’a des Copains qui interprètent Brassens
Depuis sa création le festival Quand je pense à Fernande a choisi de mettre en lumière la chanson francophone actuelle mais sans oublier le « père spirituel et artistique » des jeunes créateurs d’aujourd’hui, le poète sétois Georges Brassens. Depuis quelques années, le festival lui rend hommage au travers de deux soirées programmées en alternance. L’année dernière la soirée Putain de Georges a connu une fois encore un franc succès avec ses reprises étonnantes réalisées par des artistes d’influences musicales diverses.

Cette année l’hommage sera rendu d’une manière plus classique au cours de la soirée Y a des copains qui interprètent Brassens.
Lors de cette soirée hommage nous découvrirons Jean Sangally et ses musiciens. De sa voix rauque et chaleureuse, Jean Sangally revisitera « L’orage » ou « Saturne », juste pour nous démontrer que le blues, la musique africaine et la chanson française ne font plus qu’un. La finesse, la sensibilité et la vitalité seront au rendez-vous. Olivier L’Hôte et ses musiciens de leur côté nous entraîneront dans un monde poétique et fantasque. La rencontre d’Olivier L’Hôte avec Georges Brassens fut un véritable coup de foudre. Depuis, il interprète son répertoire avec douceur et passion.

Points de ventes

SETE

Office du Tourisme de Sète
60, Grand rue Mario-Roustan, 34200 Sète
Tél: 33 (0)4 99 04 71 71 / Fax: 33 (0)4 67 46 17 54
www.ot-sete.fr

MONTPELLIER

Fnac, Centre Commercial Le Polygone, 1, rue Pertuisanes
Virgin, Halle Castellane, 2 r Draperie rouge

L’Office du tourisme de Sète vendra les billets pour les concerts de l’ensemble de la saison chaque soir au Théâtre de la Mer.

Réservation en ligne

RESEAU TICKETSUD

www.ticketsud.com
Tél : 04 67 92 23 53

RESEAU FRANCE-BILLET

Fnac
www.fnac.com

RESEAU TICKETNET

Auchan, E.Leclerc, Cora, Cultura, Virgin Megastore
www.ticketnet.fr
0892 3901 00 (0,34 euros TTC/min)

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