Reprise des hostilités et dépoussiérage des fonds de tiroir avec un grand retour sur le PRINTIVAL 2013, toujours avec Cyril accompagné de l’équipe de RPH (Radio Pays d’Hérault) with the indispensable Adrien Delgrange aux manettes.

En ce vendredi 26 avril, l’ambiance est à la pluie d’où le repli stratégique opéré à l’intérieur du Quartier Général ce qui peut expliquer ces images un peu moins léchées que la veille et qui vous prouve qu’un festival n’est pas que strass et paillettes.

On commence donc cette nouvelle émission en compagnie de Matthieu Lambert. Si son nom est peu connu du grand public, Matthieu est le directeur du Garage électrique à Montpellier. Sa présence s’inscrit dans le cadre des rencontres pro voulues par l’organisation du Printival pour permettre à artistes, programmateurs et organisateurs d’avoir un espace de rencontre leur permettant de se faire connaitre, de partager leurs expériences, de mutualiser les compétences et d’exposer leurs projets. Le garage électrique travaille à la fois en amont permettant à des artistes de monter des projets, après avoir étudié faisabilité et budget, d’entamer les démarches de crow funding ou de demandes de subventions et en aval pour aider à la production, la communication et la diffusion des oeuvres artistiques.

Durant cet entretien sont également mis en avant la place des radios associatives (comme RPH) ou les petites salles fortement présentes dans la région dans la démarche de découverte et d’accompagnement des jeunes artistes.

Place maintenant à celle qui fut pour nous l’une des plus belles découvertes de ce festival : SARAH OLIVIER ! Sarah Olivier est une diva, une diva excentrique, une pin’up baudelairienne. C’est une tornade de voix, une giboulée de folie, un incendie sur scène… une nature, un feu bouillonnant!” Voilà quelques exemples d’articles de presse qui présentent Sarah Olivier. Sarah est avant tout une artiste passionnée et habitée.

À 4 ans, elle chante la Reine de la nuit dans son bain et à 15 imite Nina Hagen devant son miroir. Pendant une dizaine d’année, elle vagabonde à travers le théâtre, la danse et la musique. Passant avec aisance d’un groupe de polyphonies vocales à une compagnie de théâtre avant-gardiste à un spectacle polonais de théâtre de papier à des cabarets érotiques ou encore à des performances clownesques… Elle monte en 2003 son 1er spectacle de chansons françaises: “BLOODY MARY”. Elle choisit des textes de Roland Topor et demande à BAB.X d’en Sarah Oliviercomposer la musique. Bloody Mary est aussi le titre d’un mini-album encore disponible. En 2006, elle se retire de la scène, c’est sa “retraite de jouvence”, pendant laquelle elle travaille sa voix, écrit, compose, apprend l’harmonica. Elle décide de sortir de sa coquille et de créer un duo contrebasse-voix. Elle rencontre en 2009 le contrebassiste Stephen Harrison, un britannique gominé lui aussi bouillonnant de folie. Commence alors pour Sarah Olivier, une carrière d’auteur, compositeur, interprète.

Dans ses textes il y a de la poésie crue et fragile, ses mots réveillent les âmes, troublent et provoquent. Elle dit avoir des “muses indiscrètes, une garde rapprochée ailée et effrontée!” C’est une passeuse d’émotions. Elle parle de prostitution, de suicide, d’amour, de lycanthropie, d’alcool, de mélancolie, de sexe toujours avec une autodérision étonnante, un humour décapent et une sensualité envoûtante. Sa musique est brute, épurée, grinçante et ne rentre dans aucune case: ” un objet muse-y-call non identifié!” Elle s’inspire autant de jeux respiratoires Inuits que de la chanson à gouaille, que du vieux blues ou du punk des années 80. D’une rare liberté, sa voix est puissante et maîtrisée, elle couvre plusieurs octaves et passe de graves inquiétants aux aigus purs et mystiques du chant grégorien. On la compare aujourd’hui à Nina Hagen, Janis Joplin ou encore Barbara… C’est avec son énergie, sa présence et sa voix qu’elle s’est construit un véritable personnage de scène qui laisse plus d’un spectateur pantois. Elle se produit la plupart du temps en France mais aussi souvent à Berlin aux côté de Fantazio, en Suisse au Canada, Belgique…

 

 

Derniers invités du jour et non des moindres, Carton et Markus du cultissime groupe RAOUL PETITE interviewés pour l’occasion par René Pagés de Radio Rd’autan et accompagnés par Anne Rimbert, présidente de l’association LE PRINTIVAL et grande fan du groupe. L’occasion également pour elle de faire le point sur cette édition 2013 : spectacles complets et visiteurs ravis.

30 ans d’âge, doyen des groupes rocks français en activité et toujours bouillant comme le pire des volcans. Plus de 1000 concerts en  France mais aussi en Italie, Espagne, Canada, Hongrie, Suisse, Tunisie, Belgique. On a pu les voir 3 fois à l’Olympia archi-complet, au Casino de Paris, au Bataclan, à l’Elysée Montmartre, aux Eurockéennes, aux Francofolies, sans oublier la Fête de l’Huma et la Fiesta des Suds. La longévité du collectif Raoul Petite s’inscrit dans une volonté de toujours aller au-delà de ses propres limites et comme dit le vieux sage : “C’est en évitant de mettre la tète dans son kulte que l’on continue le chemin sans rien perdre de son intégrité ni de son panache” .

Aujourd’hui c’est au travers de leur dernier album Yes Futur ? que le groupe plus que jamais vivant, très énervé, hors normes et pourtant indémodable nous offre un détournement de tous les styles musicaux pour en faire un album total mixant rock, reggae, groove et électro sur des textes à l’image de leurs concerts : percutants, incisifs, hallucinants, loufoques, barock’n roll et surréalistes. RAOUL PETITE sur scène, c’est 1h15 de folie où on se prend des décibels venus d’un autre temps, des accords parfois étranges qui pourront surprendre les plus jeunes, tel niourk niourk avec ses mélanges basses funk et synthé…

Bref, les Raoul sont comme des poissons dans l’eau sur scène, les délires musicaux prennent ici tout leur sens.Un son culte qui continue son chemin sans rien perdre de son intégrité ni de son panache.

 

 

Et pour celles ou ceux qui ne connaîtraient pas l’univers “particulier” des grands, immenses RAOUL PETITE, leur dernier clip Fouffe Power. Pour découvrir le reste de l’oeuvre, Google et Youtube sont vos amis.

En les regardant, on est en droit de se dire que le rock conserve ! Quoique …

Fin des reportages sur le PRINTIVAL incessamment sous peu…