Jeudi 14 mars 2013 avait lieu une réunion « Ville et Métiers d’Arts du Languedoc-Roussillon » en Agde, à la Maison du Cœur de Ville.

Sébastien FREY, Premier Adjoint au Maire d’Agde et Conseiller Général de l’Hérault, y participait, en présence de Gilles D’ETTORE, Maire d’Agde et Président de la Communauté d’Agglomération Hérault Méditerranée, ainsi que de Philippe HUPPE, Vice-Président et Référent Régional de « Ville et Métiers d’Art » pour la Région Languedoc Roussillon. Étaient également présentes Christine Antoine, en charge du Patrimoine à l’agglomération ainsi que Sophie Banny, en charge du pôle patrimoine de la ville d’Agde.

L’ordre du jour de la réunion était composé de nombreuses questions dont l’avancement du projet « Terres de savoir-faire », le projet « Pôle cuir et excellence des savoirs » prévu à Millau en 2014, le projet « Voyager pour apprendre les Métiers d’art » initié par l’UNESCO et la Fondation Culture & Diversité dont une première application est prévue dans la Vallée de l’Hérault dès Avril 2013, l’accord entre le réseau Ville et Métiers d’Art, la Chambre Régionale des Métiers et Ateliers d’Art de France, ou encore le projet de colloque interrégional, lequel a été présenté par Philippe HUPPE.

La Communauté d’Agglomération Hérault Méditerranée est la première agglomération à avoir pris en 2003, la compétence Métiers d’Art. Ses deux pôles, sur Agde et Pézenas, s’inscrivent dans une logique de développement de l’attractivité culturelle et touristique du territoire.

A Agde, la création d’un pôle métier d’art consacré aux métiers de la mode, trouve son origine dans les racines « d’Agathé Tyché ». La Perle Noire a de tout temps privilégié la féminité, l’élégance agathoise avec ses costumes traditionnels brodés de perles et ses nombreuses statues à l’effigie de la femme comme « la Belle Agathoise ».

Sur Pézenas, la valorisation des techniques et des savoir-faire artisanaux s’est particulièrement manifestée dans les années 60, sous l’impulsion de compagnons, de maîtres artisans et des meilleurs ouvriers de France. La richesse de Pézenas, c’est sa diversité de corps de métiers spécialisés dans les métiers de la scène et la restauration du patrimoine (céramiste, ébéniste, tapissiers, mosaïstes potiers faïencers…).

 

Philippe Huppé, Maire d’Adissan, délégué aux Métiers d’Art de l’agglomération et vice-président de Villes et Métiers d’Art, nous explique dans cet entretien vidéo les grandes lignes de ce projet cherchant ) mettre en lumière, à aider et soutenir les métiers d’arts. Discours sans langue de bois où il pose bien la problématique de ces métiers à la fois dans une optique régionale ainsi qu’ un environnement économique défavorable.

 

Rencontre également durant cette réunion avec Loul Combres, directeur artistique du festival international du film sur l’argile et le verre et membre de la Chambre syndicale des Céramistes et Ateliers d’art de France. Ce dernier pose plus généralement la question de l’intégration de l’art et de ses métiers au sein de la cité. Tirant parti du triste constat des coeurs de ville déserts, il appuyait son argumentaire sur les bancs publics, si joliment chantés par Brassens mais de plus en plus absents de notre environnement urbain. Ou lorsque l’on en trouve encore, ces derniers sont standardisés issus des mêmes moules, ne tenant absolument pas compte de l’architecture locale, de son patrimoine et plus simplement du climat. Car s’il est vrai qu’à Nice ou Tourcoing, tout le monde s’assoit dans le même façon et sur la même partie charnue de son anatomie, pluie, vent ou soleil ne sont pas les mêmes. Construire une architecture adaptée, créer un nouveau patrimoine tenant compte de l’ancien, intégrant totalement les métiers d’art dans cette démarche, c’est là l’un des enjeux important de la ville de demain.

 

La ville d’Agde prépare sa candidature au label national des « villes et pays d’art et d’histoire » auprès du ministère de la culture.

Afin de prendre en compte toutes les attentes des résidents du cœur de ville, amoureux des vieilles pierres, ou passionnés d’histoire, la Mission Patrimoine organise régulièrement des « CAFÉS PATRIMOINE » sur ce thème.

Mardi 12 mars, les techniciens spécialisés dans le bâti en centre ancien ont répondu aux nombreuses questions sur les aides à la rénovation, les avantages et inconvénients des dispositifs de protection, les matériaux autorisés…

D’autres sujets seront bientôt abordés : le basalte dans l’histoire d’Agde, découvertes scientifiques sur la construction de la cathédrale, le canal du midi et la barque de poste…

On ne peut que souhaiter bonne route à ces différentes initiatives qui, au delà de la survie et de la transmission de savoirs ancestraux, posent également la question de la ville de demain, avec en particulier l’épineuse question des centre-ville.