Premières vidéos, que nous n’espérons pas dernières, de l’ AGORA CITOYENNE qui s’est déroulée le 13 février 2013 à l’Illustre Théâtre de Pézenas. Elle inaugure le cycle de conférences consacrées au Bonheur dans tous les sens, avec comme thème du jour : Le bonheur, l’abolition des privilèges. L’invité était Eric Hazan, écrivain et éditeur, auteur de Une Histoire de la Révolution française.

Elle existe, cette ambition généreuse de fonder sur la terre la première République du monde ; cet egoisme des hommes non dégradés, qui trouve une volupté céleste dans le calme d’une conscience pure et dans le spectacle ravissant du bonheur public. Maximilien Robespierre

Dans le prolongement du cycle conférences 2012 consacré à l’Etat Social, le Lieu-Ressources de Pézenas propose cette année de réfléchir à la notion de Bonheur. C’est en tirant les conclusions de ce cycle dédié à l’examen des droits, que la question d’une société « idéale » dans laquelle les citoyens seraient heureux s’est imposée.

Ils ont donc choisi d’inviter des intellectuels à partager leur réflexion sur le sujet. Pendant des siècles, le bonheur s’est trouvé dans les cieux, il est au coeur de la philosophie des Lumières jusqu’à devenir un principe qui guidera la révolution française. L’idée d’un bonheur laïc devient alors possible ici et maintenant. C’est en poursuivant cette finalité que s’est construite la république qui en offrira les conditions nécessaires à chaque citoyen. Toutes les politiques terrestres sont alors mises en oeuvre pour y parvenir jusqu’à rêver d’une cité du bonheur.

Le malheur contemporain et l’urgence écologique accablent nos vies. Alors que subrepticement le bonheur a été rongé par la consommation, retrouvera t on celui-ci dans la décroissance ?

La course au bonheur est aussi une affaire individuelle et l’aborder sur le seul champ du politique serait réducteur. Sur ses autres dimensions qui ne relèvent pas de la République, l’égalité entre citoyens ne peut être garantie. Alors, c’est dans l’exercice de la liberté individuelle que chacun explorera son propre chemin pour tendre vers le bonheur.

Etat ou désir ? Le bonheur peut être une quête permanente et sa représentation évolue au gré des désirs. Cette aspiration si elle permet aux individus de s’épanouir, peut également générer frustration, mal-être, voire folie.

Précisons que ces conférences sont réalisées en partenariat avec  le Conseil Général de l’Hérault, le Domaine Départemental Sortie Ouest, et la Bibliothèque Départementale de Béziers.

Guidés par les Lumières et l’inscription du bonheur dans la constitution de 1793, nous avons choisi de décliner le thème de la manière suivante:
-Le bonheur et l’abolition des privillèges
-Bonheur et travail
-Bonheur et folie
-Bonheur et ville
-Bonheur sans religion
-Le bonheur/le socialisme gourmand et selon le calendrier prévisionnel suivant :

Le 13 février à 19 heures à L’Illustre Théâtre : Le Bonheur et la Révolution Française par Eric Hazan
Le 26 mars à 19 heures
Le 16 avril à 19 heures
Le 15 mai à 19 heures
Le 15 octobre à 19 heures
Le 13 novembre à 19 heures

Dans cette première partie, qui est également une présentation générale du cycle de conférences, vous pourrez entendre Claude Alberge, président des Amis de Pézenas, faire une intervention au sujet des 1000 soldats de l’an II, enterrés à Pézenas et dont vous pouvez voir une stèle en hommage à l’entrée du Lieu-Ressources.

Seconde partie où Eric Hazan détaille les mécanismes de la révolution éliminant au passage beaucoup d’idées reçues, en particulier à propos de la terreur.

Dernière partie, où ainsi que vous pourrez le constater, le débat fut riche, fécond avec de multiples interventions.

Pour finir, tous mes remerciements à Muriel et Odile du Lieux-ressources de Pézenas. Pour de multiples motifs : m’avoir permis de filmer cette conférence passionnante, m’avoir fait découvrir le lieux-ressources de Pézenas, endroit totalement à part, dont j’aurais pu douter de l’existence si je ne l’avais vu et qui a lui tout seul mériterait un reportage entier, un DVD. Et sans omettre de m’avoir permis, enfin, de ressentir l’incompréhension que peux avoir un cameraman de TF1 lors d’une soirée d’émeutes à Villiers le Bel ou Vaulx-en-Vellin face à un excité, la peur en moins. Amusant de voir comment l’œil de la caméra agit sur… certains ; le pire étant que j’apprécie assez ce qu’il compose, comme quoi, je ne suis pas rancunier.